Victor Hugo Discours sur la misère à l’Assemblée nationale 9 juillet 1849

« Je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. »

L’éloquent et puissant discours de Victor Hugo prononcé à l’Assemblée nationale le 9 Juillet 1849, interprété par Cécile Bois, Patrick Chesnais, Alexandre Philip, Liliane Rovère et Guillaume de Tonquédec.

vu sur le site d’Aude Dubois : la minute des invariables

La première capsule réalisée par l’enseignante avant de proposer l’exercice aux élèves

La minute des invariables amis : PARMI

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Chemin familier

évoquer un chemin habituel (se rendre chez la gardienne, sur le lieu habituel des vacances, chez mamie, à l’école, etc.) de la petite enfance à la deuxième personne (sorte de mise à distance de soi) et à l’imparfait

exercice puisé dans Tous les mots sont adultes de François Bon

Réfléchir d’abord à là où on est immobile, même pro­visoirement, même un instant, mais de façon répétitive dans le quotidien, pour regarder la ville : devant une fenêtre, à l’arrêt de bus, à un feu rouge, sur un banc, ou là où on prend le pain, à la caisse d’un supermarché… C’est une suite d’endroits où on attend brièvement, même quelques dizaines de secondes, pourvu que répé­tées presque au quotidien : il suffit de penser à ce qui revient régulièrement au fil des jours simmobiliser à un endroit précis pour déceler ces points d’arrêt même très fugaces, pour quapparaisse son territoire personnel dans la ville, et un nouveau portrait de cette ville (François Bon, page 64).

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 Tu   étais si jeune alors ! Tu n’avais qu’une hâte durant l’année, retrouver la liberté merveilleuse que toffraient tes grands-parents. Non pas que tes parents ne te laissaient  pas tranquille !

Non, c’est juste que ton petit âge te faisait rêver à ce chemin qui annonçait  le début des vacances…

Il y avait d’abord a préparation des valises, source d’oublis et de stress pour tes parents, mais toi, drapée de ton innocence tu n’y prêtais aucune attention, ton esprit était déjà dans le jardin merveilleux où s’amusaient tes compagnons de toujours, des petits chiens fidèles qui t’attendaient avec impatience et te recevaient toujours avec joie.

Une fois dans la voiture, tu serrais ton doudou contre toi en regardant ce paysage familier qui défilait devant toi et qui parfois étonnait ton esprit, qui était déjà, malgré tes cinq ans, ouvert aux mystères du monde. Les grands arbres qui ployaient dans le vent dansaient au rythme d’une musique que tu étais la seule à connaître.

Ton silence étonnait tes parents, qui te regardaient, perdue dans ton rêve peuplé de licornes, de fleurs et toujours, de cette musique qui entraînait au fond de toi cette impression de bonheur et de sécurité qui n’a jamais cessé depuis.

Enfin, quand tu voyais la maison, ton esprit bondissait de joie. Les silhouettes tant aimées apparaissaient alors, une bouffée d’air de la mer te parvenait, tu oubliais tous tes soucis et tous tes malheurs, les vacances commençaient.

***

Quel âge avais-tu ? Tu parlais et savais déjà bien marcher. Tu t’installais dans ta petite poussette bleue pour aller te promener. Tu tremblais un peu dans ton véhicule car le sol était caillouteux. Tu serrais fort ton chat en peluche car il y avait de la pente. Un arbre magnifique se dressait devant toi avec beaucoup de feuilles jaunes et rouges. Tu empruntais souvent le passage que tu avais découvert en cherchant des champignons. Le passage menait à une petite rivière avec de la vase. Tu adorais jouer dedans à attraper les araignées qui flottent. Tu traversais ensuite un petit pont étroit comme de la ficelle. Tu avais très peur de passer par dessus ce pont étroit et tu prenais pour appui des fortes branches. Tu serrais ton doudou chat et ton père tellement fort que si ton doudou chat avait été vivant tu l’aurais étouffé. Après les émotions tu rentrais chez toi par la forêt. Tu racontais à toute la famille que tu avais réussi à traverser le pont dangereux.

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Tu montais dans le taxi gris de ton père. Tu t’asseyais à l’arrière du monospace avec ta sœur. Tu t’attachais. Ta maman allait ouvrir le portail. Ton père reculait. Ta mère criait car il allait trop vite. Sur la route, il n’y avait pas grand monde. A Escoubès, ça puait les cochons. Tu refermais vite la fenêtre. Il n’y avait que des fermes et quelques maisons par-ci, par-là et si ce n’étaient pas les fermes ou les maisons qui occupaient le paysage, c’étaient des champs immenses de maïs et des champs avec des animaux. Il y avait une grande maison avec un petit âne. Ta mamie en avait également un qui s’appelait Filou. Tu jouais aux cartes avec ta sœur. Quand tu n’avais plus envie de jouer aux cartes, tu t’endormais. Quand tu te réveillais, tu étais arrivée à destination, chez ton papi et chez ta mamie.

 ***

Tu t’asseyais à l’arrière de la Twingo de tes parents pour aller en direction de Palavas, la plage où tu passais tous tes étés. Ta meilleure amie était là, assise à tes côtés.

Tu sortais la tête de la fenêtre, les cheveux au vent, tout en chantant le dernier tube de Lorie. Ta meilleure amie reprenait en chœur.  Tes parents et ton frère se bouchaient les oreilles. Tu détestais l’odeur de la voiture. Une odeur indescriptible. Alors tu vaporisais ton parfum Barbie de partout. Ta maman s’énervait.

Tes parents payaient à l’habituel péage.

Cela voulait dire que tu étais bientôt arrivée.

Le paysage changeait, on voyait la mer à l’horizon. Au loin, on pouvait aussi remarquer la fête foraine, tu adorais la pêche aux canards, c’était ton manège préféré.

Ton père s’énervait, il ne trouvait pas de place. Il tournait, virait et enfin réussissait à se garer.

Tu courais vers la plage. Tu sautais de joie devant cette belle eau bleu clair, sans saletés. Tu te cachais derrière la serviette que te tenait ta meilleure amie pour enfiler ton bikini rose bonbon. Tu mettais tes lunettes de soleil en forme de cœur et brandissais sauvagement ton seau et ta pelle.

Et tu jouais, te baignais, faisais des châteaux de sable avec ta meilleure amie !

***

 Tu   étais si jeune alors ! Tu n’avais qu’une hâte durant l’année, retrouver la liberté merveilleuse que toffraient tes grands-parents. Non pas que tes parents ne te laissaient  pas tranquille !

Non, c’est juste que ton petit âge te faisait rêver à ce chemin qui annonçait  le début des vacances…

Il y avait d’abord a préparation des valises, source d’oublis et de stress pour tes parents, mais toi, drapée de ton innocence tu n’y prêtais aucune attention, ton esprit était déjà dans le jardin merveilleux où s’amusaient tes compagnons de toujours, des petits chiens fidèles qui t’attendaient avec impatience et te recevaient toujours avec joie.

Une fois dans la voiture, tu serrais ton doudou contre toi en regardant ce paysage familier qui défilait devant toi et qui parfois étonnait ton esprit, qui était déjà, malgré tes cinq ans, ouvert aux mystères du monde. Les grands arbres qui ployaient dans le vent dansaient au rythme d’une musique que tu étais la seule à connaître.

Ton silence étonnait tes parents, qui te regardaient, perdue dans ton rêve peuplé de licornes, de fleurs et toujours, de cette musique qui entraînait au fond de toi cette impression de bonheur et de sécurité qui n’a jamais cessé depuis.

Enfin, quand tu voyais la maison, ton esprit bondissait de joie. Les silhouettes tant aimées apparaissaient alors, une bouffée d’air de la mer te parvenait, tu oubliais tous tes soucis et tous tes malheurs, les vacances commençaient.

***

Tu étais un petit enfant de six ans. Tu étais blond alors et tu avais les yeux bleus. Tous les jours tu allais à l’école en « BM double pieds » car l’école n’était pas loin de chez toi. Tu voyais à chaque fois des sapins, une tour, des escaliers, des pères et leurs enfants, des femmes enceintes, des voitures, des Clio, Peugeot, une femme que tu aimais bien qui te faisait faire les devoirs à l’étude, une autre femme avec qui tu parlais et qui te faisait traverser devant ton école, tu voyais aussi tes copains, tes instituteurs et des personnes que tu n’aimais pas trop. Il y avait des jeunes qui séchaient les cours et qui faisaient des bêtises comme voler des ballons. A la cantine tu voyais les autres enfants lancer le pain. Et puis tu as grandi et tu ne sais pas ce que tu fais et à quoi tu ressembles. Tu ne le sais pas et tu voudrais beaucoup le savoir.

Fenêtres

Se concentrer sur l’image en deux dimensions que découpe une fenêtre : fenêtre au présent, fenêtre loin dans la mémoire, fenêtre liée à l’environnement urbain, vitre en mouvement, écrans… Utilisation de phrases nominales.

SAVOIR CHOISIR SES FENÊTRES

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fenêtre carrée dehors le vent…

un vent puissant.

Des arbres déchaînés.

La route sans fin.

Et un bruit

Le bruit de la pluie qui

S’écrase contre les carreaux.

 

fenêtre de nuit

des lumières étincelantes

rouge, orange, jaune

la ville les magasins

la musique de la nuit qui tombe.

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Fenêtre de l’hôtel, premier étage, grand espace, des piscines, des bars, des tables de ping-pong, des gens, des taxis jaunes, la plage, des palmiers, des terrains de tennis.

Assise dans le bus. Boutiques, grandes et petites maisons, verdure, grande rue, école, appartement sombre, la pluie, les voitures.

Chambre. Premier étage, grand jardin, plein d’arbres et de fleurs, petite maison, mur en pierre, portail noir, table de jardin.

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Centre commercial, maison, arbres, voitures, vélos, arrêt de bus, la pluie, le brouillard, nuages, des personnes, Palais des Pyrénées, appartements, des oiseaux, des écoles.

Grand hôtel : quatrième étage, hôtel parc Aventura, des attractions, des labyrinthes, un parc, cafeteria, des arbres, ciel bleu, nuages, piscines, terrain de volley.

Rez-de-chaussée, jardin, rue du 14 juillet, balançoire, filet de badminton, des palmiers, un mur de pierres, grillage, fleurs, maisons, tables de jardin.

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Au loin, sous le préau des cages de foot, des arbres sans feuilles, des traces blanches au sol, des paniers de basket sans filets, des tables de ping-pong. Et encore des chewing-gums collés. Des bancs rouges, de vieux immeubles, sur le toit, des antennes de télévision, des élèves qui courent portant leur sac sur leur dos.

Le fond d’écran, des icônes sur le bureau, la flèche de la souris, des lettres qui s’affichent, barre du menu, une page internet.

La route défilant, des lignes blanches, les lampadaires éclairés, la mer et des bateaux naviguant au large, des algues, des feux tricolores, des panneaux de stop, des radars automatiques, des vacanciers, le soleil brillant, le ciel bleu.

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Buée, arbres qui défilent, ciel teinté d’un bleu pénétrant, rideaux salis par le temps, reflet des lumières, feux rouges qui s’accumulent, double vitrage glacé, herbe sur le bord de la route gelée, immeubles qui se ressemblent.

Toits usés balcons remplis de plantes grillage usagé arbres décharnés feuilles qui tremblent

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Cour mouillée, dernière flaque, vide, mur galet avec accrochés arbres, presque morts, grillagement, maison aux briques sales, antennes râteau dirigées vers la droite, avion passant dans le ciel bleu et se perdant dans les nuages.

Fenêtre ouverte, la rue, grand soleil, en face des voisins fous. A droite la grande place de la Libération avec sa fontaine, ses visiteurs et ses skateurs. En bas  le traiteur qui laisse entrer de bonnes odeurs chez moi et à gauche le prolongement de la rue de plus en plus bas, de moins en moins de monde.

L’appel de la forêt en audio, deux versions

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Jack London (1876 – 1916) en train d’écrire dehors © Getty / Bettmann

site Jack London en français

pour réécouter l’émission (3/4 d’h) en son entier cliquer ici

émission de Guillaume Galienne sur France Inter : des extraits ci-après

Jack le Loup du Grand Nord

En 1897, parmi ces hommes avides de faire fortune, un jeune Américain se lance lui-aussi dans la ruée vers l’or. A 21 ans, il a déjà beaucoup bourlingué : ouvrier à 14 ans, matelot à 17, militant socialiste à 20 ans, celui que l’on surnomme « Le Prince des Pilleurs d’huîtres » ou « Jack le marin » part, comme tant d’autres, à la conquête de l’Alaska. De retour à San Francisco l’année suivante, atteint de scorbut et rongé par l’alcoolisme, il ne ramène de son périple qu’une pincée de poudre d’or, qui lui rapporte la somme de 4 dollars…

Mais le jeune homme, autodidacte, revient riche d’un autre trésor : la matière d’un passionnant récit d’aventure qui lui apportera, six ans plus tard, une renommée internationale. Il s’agit de l’écrivain-aventurier, Jack London, et son célèbre roman, L’Appel de la forêt, paru en 1903.

En épilogue : « L’Appel » de la nature, entendu par le chien Buck, n’est pas sans évoquer une autre « voix », plus symbolique : celle qui appelle Jack London à la vocation d’écrivain. Lui qui fut tour à tour marin et chercheur d’or, « loup des mers » et « loup du Grand Nord », Jack London s’est peut-être, tout au long de son existence, senti comme un loup au milieu des hommes. Souffrant de l’absence d’un père qui ne l’a jamais reconnu, l’homme révolté a souvent cherché à venger son enfance solitaire et pauvre, vécue dans les quartiers malfamés de San Francisco. A la fin de sa vie, devenu riche, l’écrivain se fit construire une somptueuse demeure dans la forêt, qu’il appela « La Maison du Loup »…

texte intégral : La Bibliothèque électronique du Québec

ou encore ici

 

Haiku à partir de La pie de Claude Monet

Claude Monet ,La pie,© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

Claude Monet (1840-1926) La pie Entre 1868 et 1869 Huile sur toile H. 89 ; L. 130 cm Paris, musée d’Orsay© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
d’autres haikus, une définition, ici, sur le site de la BnF

personnifier un élément du paysage : par exemple les arbres ou la pie.

l’arbre merveilleux
couvert d’un manteau blanc
s’élance pour toucher les nuages.

les arbres enneigés
tendent leurs bras vers le ciel.
C’est l’hiver

de grands arbres noirs
frissonnent
dans un léger manteau blanc

des arbres dénudés
lancent leurs bras décharnés
vers le ciel

sur la barrière enneigée
la pie cette voleuse
scrute le paysage

notre amie la pie
perchée sur une barrière
s’ennuie

une pie élégante
vêtue de noir et blanc
attend son cavalier

Ma Réputation de Gaël Aymon : ce qu’ils en disent

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Ma Réputation de Gaël Aymon Actes Sud Junior 2013

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