Archive pour février 2012

Nouvelles fantastiques

quelques pistes de lecture

La morte G. de Maupassant

La chevelure G. de Maupassant

La main G. de Maupassant

La grande Bretèche H. de Balzac

L’élixir de vie H. de Balzac

Véra Villiers de L’Isle-Adam

La morte amoureuse Théophile Gautier

La Perle J. Steinbeck

La Dame de pique A. Pouchkine

William Wilson E. A. Poe

Ligeia E. A. Poe

La Chute de la maison Usher E. A. Poe

Le masque de la mort rouge E. A. Poe

Le scarabée d’or E. A. Poe

La métamorphose F. Kafka

La Vénus dIle P. Mérimée

Le Fantôme de Canterville O. Wilde

La Dame de pique A. Pouchkine

L’étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde  Stevenson

L’homme au sable E. T. A. Hoffmann

Continuité des parcs J. Cortazar (nouvelle très courte)

Axololt J. Cortazar

Le livre de sable (dans le recueil du même titre) J. L. Borgès

Le K (recueil) Dino Buzzati (et en particulier Le KLes souris et Le veston ensorcelé)

L’histoire immortelle Karen Blixen

Lettre anonyme de Raymond Devos

Marianne et Clara E. lisent La lettre anonyme de Raymond Devos.

à partir d’un extrait du Chaperon Rouge Ch Perrault

Les filles de l’ogre deviennent des filles de fées ou comment passer d’un portrait péjoratif à un portrait mélioratif.

« L’Ogre avait sept filles, qui n’étaient encore que des enfants. Ces petites ogresses avaient toutes le teint fort beau, parce qu’elles mangeaient de la chair fraîche, comme leur père ; mais elles avaient de petits yeux gris et tout ronds, le nez crochu, et une fort grande bouche, avec de longues dents fort aiguës et fort éloignées l’une de l’autre. Elles n’étaient pas encore fort méchantes; mais elles promettaient beaucoup, car elles mordaient déjà les petits enfants pour en sucer le sang. »

Les filles de fées avaient de magnifiques yeux en amande d’un châtain éblouissant. Elles avaient un nez bien fait, ni trop grand, ni trop petit. Leur bouche était fine et quand elles souriaient, on pouvait apercevoir de magnifiques dents de lait. Ces filles étaient resplendissantes et gentilles. Elles promettaient de devenir encore plus belles avec le temps.

Les filles de fées avaient de grands yeux bleus, pareils à la couleur d’un lac, le nez tout rond et une belle petite bouche rose avec de petites dents bien alignées. Elles étaient douces et gentilles, leur sourire répandait la gaieté et leurs ailes étaient pétillantes de couleur.

Les filles de fées avaient de très jolis yeux bleus qui brillaient comme des diamants, un tout petit nez recouvert de taches de rousseur et une bouche merveilleusement rose. Elles avaient de petites dents qui ressemblaient à des perles blanches. Elles étaient douces et gentilles et aimaient beaucoup les enfants.

Les filles de fées avaient de très jolis yeux bleus qui brillaient, le nez retroussé et fin, une petite bouche dont la dentition était parfaite. Elles étaient déjà très douces et gentilles avec leurs enfants.Les filles de fée avaient toutes le teint for beau parce qu’elles mangeaient de bons légumes frais du jardin de leur père ; elles avaient aussi de magnifiques yeux étincelants, un nez petit et rond, un sourire radieux déposé sur leurs lèvres. Quand elles ouvraient leur bouche on apercevait de belles dents aussi blanches que la neige. Elles étaient douces et gentilles. Plus tard, elles deviendraient de belles et gentilles jeunes filles.

à partir d’images de Frédéric Clément pour Le luthier de Venise

à partir d’images de Frédéric Clément projetées au tableau numérique, imaginez une histoire qui s’intitulera Le luthier de Venise.

Le luthier de Venise imaginé par Tao

Venise, ses gondoles, son carnaval, ses bals masqués, ses rêves, sa magie…

…et même son luthier qui, un jour, fit connaissance avec des rapaces et des petits félins.

Il fut émerveillé par leurs pouvoirs et les apprivoisa.

Les félins et les rapaces adorèrent sa musique.

 

Le jour du carnaval, il y eut un voile de brume. Le luthier et ses compagnons s’y faufilèrent. Ils jouèrent et chantèrent ensemble : les chats miaulèrent gracieusement et les rapaces sifflèrent joyeusement.

Toute la foule entendit et adora, sans savoir d’où venait cette douce musique ensorcelante.

une parodie de jeu TV : Super-Gnognotte de Fanny Joly

Alexandre, Jean-Baptiste et Laura avec la complicité de toute la classe de 601 jouent un sketch de Fanny Joly, extrait de Et si on jouait.

Super-Gnognotte

Extrait de Si on jouait de Fanny Joly

Quand le sketch commence, une certaine excitation règne sur le plateau

Le présentateur, JIMMY, vérifie sa tenue, son profil. Pendant qu ‘il cherche dans ses fiches, Bernard adresse des signes de triomphe, à la caméra.

BERNARD demande sans arrêt : «Est-ce que ça filme ?»

SIMONE se ronge les ongles en marmon­nant : «Jai peur, maman j’ai peur!»

Soudain, une musique pétaradante (le générique) retentit. Jimmy bondit devant la caméra.

JIMMY Eh. bien, chers amis téléspecta-teurs, chers amis téléspecta-joueurs, bonjour et bienvenue sur le plateau de SUPER-GNOGNOTTE ! Applaudissements.

Pour un nouveau numéro de SUPER-GNOGNOTTE ! Applaudissements.

Avec toute l’équipe de SUPER-GNO­GNOTTE! Applaudissements.

Et aujourd’hui, deux nouveaux candidats s’affrontent dans SUPER-GNOGNOTTE ! Applaudissements. Bernard, qui nous vient de… Olorie-Sainte-Marron….

BERNARD Euh ! …. Non…. Oloron-Sainte-Marie!

JIMMY Oui… bon, c’est pareil! … Et Simone, la belle Simone qui nous vient, elle, de… Excusez-moi, j’ai quelques petits pro­blèmes avec mes fiches…

Je ne retrouve pas, ce n’est pas grave, enchaînons !

SIMONE Simone lève le doigt comme à l’école, affolée. Ça va pas m’enlever des points si vous le dites pas?

JIMMY Si je ne dis pas QUOI … Simone?

SIMONE Ben… que je viens de Mazères-Lezons!

JIMMY Enthousiaste Elle vient de le dire ! Elle vient de Mazères-Lezons! On l’applaudit bien fort ! Applaudissements Et lon passe tout de suite à la première question.

JE SUIS TRÈS INTELLIGENT : pouvez-vous mettre cette phrase au passé simple? Attention, vous avez cinq secondes…

BERNARD Perplexe Euh…

SIMONE Passé simple, passé simple… Ça me dit quelque chose… J’ai dû voir ça quand j’allais à l’école, mais alors là… Passé simple… Ce n’est pas si simple, dites donc!

BERNARD Est-ce que je peux faire coucou à Alexandre, pis à Baptiste, pis à monsieur Bezombe, je lui ai promis, pis aussi…

JIMMY Non, euh… attendez Bernard.

BERNARD… à Dédé et Marcelle, et leur petit chien Caramel, et aussi mon voisin Albert avec sa soeur Bernadette et… À cet instant, une sonnerie retentit.

JIMMY Et voilà ! Le temps réglementaire est écoulé, Simone, Bernard ! Et vous n’avez pas répondu à la première question ! Alors enchaînons tout de suite avec la deuxième question : QUELLE EST LA DEVISE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ?

BERNARD se précipitant Le franc !

SIMONE Non ! L’euro !

JIMMY Mes amis, mes amis : la devise de la République française, voyons ! Tout le monde sait ça, c’est… c’est… Liberté… Égalité… Fra… Il attend la réponse.

BERNARD Il sonne triomphalementpez avant d’entrer! Bernard reprend  Frappez avant d’entrer !

JIMMY L’air navré Dommage, Bernard ! C’est presque ça… mais pas tout à fait ! C’est Liberté, égalité, fra­ternité ! Hé oui ! Et tout de suite, la troi­sième question : J’AI 35 ANS ET 12 ANS DE PLUS QUE KATY. QUEL ÂGE A KATY?

BERNARD L’air un peu ahuri Qui c’est ça Katy?

SIMONE Complice de l’autre candidat C’est vrai ça ! On la connaît pas, votre Katy, comment on pourrait savoir son âge? !

JIMMY Soudain inquiet, il vérifie ses fiches. Attendez ! Je relis la question : J’AI 35 ANS ET 12 ANS DE PLUS QUE KATY. QUEL ÂGE A KATY? C’est une question particulièrement difficile. J’avoue que moi-même (il insiste sur le moi-même et se désigne en bombant le torse) j’ai du mal à comprendre de quoi il s’agit… J’AI 35 ANS ET 12 ANS DE PLUS QUE KATY. QUEL ÂGE A KATY? Il y a peut-être une erreur… Cela arrive parfois, chers télespecta-teurs, chers télé­specta-joueurs, surtout, restez avec nous ! Je vous propose de passer directement à la dernière question : COMMENT S’AP­PELLE L’EAU QUE L’ON PEUT BOIRE?

SIMONE Euh…

BERNARD Il sonne comme un fou. Évian !

SIMONE Du tac au tac, elle espère doubler Bernard.Vittel !

JIMMY Hé non, L’air désolé pas de chance ! L’eau que l’on peut boire sappelle l’eau insistant sur le mot POTABLE !

SIMONE Potable?… Réfléchissant Potable…Où ça se vend, ça? J’ connais pas c’tte marque-là !

JIMMY Hélas!  Jimmy marque une pause Chère Simone! Cher Bernard ! Hé oui ! Lordinateur me le confirme : vous êtes tous deux ex aequo à ZERO. Vous ne gagnez donc pas la magnifique machine à couper les pommes de terre en forme de ressorts offerte par la maison TOURNEDORE, notre cher sponsor, TOURNEDORE, je le rappelle, c’est le matériel de cuisine qui tourne, qui dore, et qu’on adore !Qui gagnera la magnifique machine à couper les pommes de terre en forme de ressorts offerte par la maison TOURNE-DORE, le matériel de cuisine qui tourne, qui dore, et qu’on adore?

Pour le savoir, rendez-vous demain sur le plateau de Applaudissements. SUPER-GNOGNOTTE ! Pour un nouveau numéro de SUPER-GNO­GNOTTE! Applaudissements.

Avec toute l’équipe de SUPER-GNO­GNOTTE! Applaudissements.

un poème de Tiphaine

Tiphaine lit son poème avec Camille.

C’est la récréation, vue sur la cour du collège et l’ancienne bibliothèque depuis une des fenêtres de la salle 214 B.

Nuit endormie.

Il était un soir

Il était un matin

Il était une nuit

Et un visage lointain

Un sourire comme une menace

Et un souvenir qui s’efface.

La neige recouvre tout

Étouffe les bruits

Étouffe les cris

Et la lune, haute dans le ciel,

Domine les étoiles

Domine mes nuits

Et mes rêves endormis.

Une Belle, une Bête, mise en scène Florence Lavaud

spectacle du 27 janvier 2012 programmé par l’Agora, Billère, pour plus d’informations voir Chantier Théâtre

ce qu’en disent les 509

J’ai trouvé que cette pièce de théâtre a été gâchée car les personnages ne parlaient pas, cela m’a un peu déçue. Sinon le spectacle m’a plu :  la marche en crabe de la Belle sur le clavecin et les serviteurs bougeant les portes dans tous les sens m’ont amusée. Les ombres chinoises, le décor ainsi que la voix étaient parfaitement réussis.

J’ai apprécié la monstrueuse voix de la Bête et sa façon de marcher, noblement. Sa présence était comme une ombre. On distinguait bien la différence entre la Belle et la Bête : des sons gais remplis de fraîcheur et de douceur pour la première, des sons effrayants, des couleurs sombres pour le second. On voyait que la Belle vivait dans un cauchemar et qu’elle était perdue, piégée dans un labyrinthe.

En ce qui concerne le son, j’ai bien aimé les bruitages car il était possible de s’imaginer le décor rien qu’en écoutant la musique mais la musique et la voix qui accompagnaient la Bête étaient trop fortes. Pour la lumière j’ai adoré les jeux d’ombres. J’ai aussi bien aimé les serviteurs qui déplaçaient les bougies et les portes mais globalement je n’ai pas adoré le spectacle car je m’attendais à ce que les acteurs parlent.

Ce qui m’a plu dans ce spectacle vivant, c’est la musique ancienne que la Belle jouait sur son piano, les ombres chinoises et les tags de lumière. Je n’ai pas aimé la musique beaucoup trop forte : la tempête, les rugissements de la Bête surprenaient. Le décor est simple et dépouillé. Le seul élément qui est toujours présent est l’unique porte.

Il y a une scène qui m’a spécialement plu, c’est celle où la Belle se trouve devant la porte qui se transforme en miroir la représentant.

En revanche, je ne comprends pas pourquoi au début quand le père est très loin de chez lui en pleine forêt, la Belle joue du piano dans la même pièce alors que normalement elle ne devrait pas être là.

Je n’ai vraiment pas apprécié ce spectacle, je m’attendais à autre chose.

(…) les points positifs : le son raconte l’histoire pour compenser l’absence de parole,  les majordomes restent immobiles malgré leur position inconfortable ou encore la contorsion de la Belle qui marche comme un crabe sur son clavecin. D’ailleurs on peut interpréter ce geste comme une transformation de la Belle en Bête. Le théâtre des ombres était magnifique.


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