Archive pour mai 2012

La Loreley de Guillaume Apollinaire

Louis-Albert et Hadrien (cliquer) Romain et Sean mais aussi Rémi et KarolTiphaine et Camille (beau travail de montage) disent

La Loreley de Guillaume Apollinaire

(1880 – 1918)

à Jean Sève

À Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d’amour tous les hommes à la ronde

Devant son tribunal l’évêque la fit citer
D’avance il l’absolvit à cause de sa beauté

Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie

Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m’ont regardée évêque en ont péri

Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez,  jetez aux flammes cette sorcellerie

Je flambe dans ces flammes ô belle Loreley
Qu’un autre te condamne tu m’as ensorcelé

Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège

Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n’aime rien

Mon cœur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j’en meure

Mon cœur me fait si mal depuis qu’il n’est plus là
Mon cœur me fit si mal du jour où il s’en alla

L’évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu’au couvent cette femme en démence

Va-t-en Lore en folie va Lore aux yeux tremblants
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc

Puis ils s’en allèrent sur la route tous les quatre
la Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres

Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château

Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j’irai au couvent des vierges et des veuves

Là haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley  Loreley
Tout là bas sur le Rhin s’en vient une nacelle
Et mon amant s’y tient il m’a vue il m’appelle

Mon cœur devient si doux c’est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin

Pour avoir vu dans l’eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

Bacharach est une ville proche d’une falaise sur la rive droite du Rhin connue depuis l’Antiquité car l’écho s’y répète sept fois. Loreley vient du moyen allemand lürelei (lüren : épier ; lei : rocher).

Ce lieu est mêlé aux histoires fantastiques du Moyen Age.

Lorelei Heinrich Heine

dit ici (cliquer sur le lien) par Claire L. et Clara B et ici encore par Alexandre et Baptiste

Loreley              Heinrich Heine (1797-1856)

                 Mon Cœur, pourquoi ces  noirs présages?
                Je suis triste à mourir.
                Une histoire des anciens âges
                Hante mon Souvenir.
                                        Déjà l’air fraîchit, le soir tombe,
                                        Sur le Rhin, flot grondant;
                                        Seul, un haut rocher qui surplombe
                                        Brille aux feux du couchant.
                 Là-haut, des nymphes la plus belle,
                Assise, rêve encore;
                Sa main, où la bague  étincelle,
                Peigne ses cheveux d’or.
                                        Le peigne est magique. Elle chante,
                                        Timbre étrange et vainqueur,
                                        Tremblez, fuyez ! la voix touchante
                                        Ensorcelle le coeur.
                Dans sa barque, l’homme qui passe,
                Pris d’un soudain transport,
                Sans le voir, les yeux dans l´espace,
                Vient sur l`écueil de mort.
                                         L´écueil brise, le gouffre enserre,
                                         La nacelle est noyée,
                                         Et voila le mal que peut faire
                                         Loreley sur son rocher.

Ich weiß nicht, was soll es bedeuten,
Daß ich so traurig bin;
Ein Märchen aus alten Zeiten,
Das kommt mir nicht aus dem Sinn.

Die Luft ist kühl, und es dunkelt,
Und ruhig fließt der Rhein;
Der Gipfel des Berges funkelt
Im Abensonnenschein.  (…)

 

Clara, Camille et Eileen disent Aux Feuillantines

pour la vidéo (une seule prise !), cliquer ici

Au Feuillantines Victor Hugo (1802-1885)

Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait: « Jouez, mais je défends
Qu’on marche dans les fleurs et qu’on monte aux  échelles ».

Abel était l’aîné, j’étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d’elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d’une armoire un livre inaccessible.

Nous grimpâmes un jour jusqu’à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fîmes pour l’avoir,
Mais je me souviens bien que c’était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d’encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!

Nous l’ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu’oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s’ils ont pris un oiseau des cieux,
S’appellent en riant et s’étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes.

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Rabelais, extraits

Loïc V.

La naissance de Gargantua et comment son nom lui fut donné

Les paroles dégelées

Solène

Chant de vendange de Panurge à la dive bouteille

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L’été arrive : lire encore et encore…

Littérature de langue française des XIXè,  XXè et XXIèIè  siècles

Honoré de Balzac, La Grande Breteche, Histoire des treize 

George Sand,  La Mare au diable,  François Le Champi

Colette, Claudine à l’école, Le Blé en herbe, La Naissance du jour

Gustave Flaubert, Trois contes (1877) Madame Bovary, Salambo

Victor Hugo, Claude Gueux (1834) Quatre-Vingt-Treize

Stendhal  Le Rouge et le Noir

Gérard de Nerval Sylvie

Émile Zola, Germinal (1885), Au Bonheur des Dames (1883

Roger Martin du Gard, Les Thibault (1922-1940)

Guy de Maupassant, Bel-Ami (1885), Pierre et Jean (1888)

Raymond Radiguet, Le Diable au corps (1923)

Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo (1844)

Panaït Istrati Les chardons du Baragan

L. F. Céline Voyage au bout de la nuit

Boris Vian, L ‘Écume des jours (1947)

Nathalie Sarraute, Enfance (1983)

Henri Bauchau, Œdipe sur la route

Henri Bosco L’Enfant et la Rivière

Alexandre Vialatte   La complainte des enfants frivoles

Albert Camus, L’Etranger, Le Premier Homme

François Mauriac, Thérèse Desqueyroux

Albert Cohen, Le livre de ma mère, Belle du Seigneur, Solal

Frédéric H. Fajardie Les Foulards rouges (roman historico-policier)

Jorge Semprun Quel beau dimanche !

Jean Vautrin, La Dame de Berlin (premier tome d’une fresque historique)

Marcel  Proust Du côté de chez Swann

Marguerite Duras Les petits chevaux de Tarquinia

François Bon Rolling Stones, une biographie

J.M.G. Le Clézio Diego et Frida

Jean Echenoz Ravel

Pierre Michon Rimbaud, le fils

Patrick Modiano Dora Bruder

Georges Perec Les Choses

Michel del Castillo Rue des Archives

Marie NDiaye, Quant au riche avenir

Olivier Rolin Port Soudan

Charles Juliet Lambeaux

Didier Daeninckx Cannibale

Réjean Ducharme, L’Avalée des avalés

René Barjavel La Nuit des temps

Eric Holder Mademoiselle Chambon

Le soleil des Scorta    Laurent Gaudé
L’année de l’éveil    Charles  Juliet

Un long dimanche de fiançailles    S. Japrisot

Classiques étrangers

Miguel de Cervantes Don Quichotte (traduit de l’espagnol)

Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent (1847, traduit de l’anglais)

Charlotte Brontë, Jane Eyre (1847, traduit de l’anglais)

William Faulkner, Tandis que j’agonise (traduit de l’américain)

Primo Levi, La trêve, Si c’est un homme  (traduit de l’italien)

Stephan Zweig, Le joueur d’échecs, La Confusion des sentiments (traduit de l’allemand)

Milan Kundera La Plaisanterie  (traduit du tchèque)

Antonio Tabucchi, Pereira prétend (traduit de l’italien)

Italo Calvino, Le Baron perché (1957, traduit de l’italien)

Mikhaïl Boulgakov Le Maître et Marguerite

Fédor Dostoïevski, Les frères Karamazov, Le Joueur (traduit du russe)

Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes (1932, traduit de langlais)

George Orwell, 1984 (1949, traduit de l’anglais)

Yasushi Inouhe Le Fusil de chasse  (traduit du japonais)

Ivan Tourgueniev, Premier amour (1860, traduit du russe)

Frantz Kafka, La Colonie pénitentiaire (traduit de l’allemand),  Le procès

Dino Buzzati Le Désert des Tartares

Herman Melville Moby Dick

F. Scott Fitzgerald Gatsby Le Magnifique

Orhan Pamuk Neige (traduit du turc)

Vladimir Nabokov Lolita

Carson Mc Cullers Le cœur est un chasseur solitaire

Elsa Morante  La Storia

Bernard Schlink Le Liseur

J. D. Salinger L’Attrape-coeurs

Tolstoi Guerre et Paix

Howard Buten Quand j’avais cinq ans je m’ai tué

Yasunari Kawabata Tristesse et Beauté

Arturo Perez-Reverte Le Maître d’escrime

Joseph Conrad  Lord Jim

Jorge Semprun Le grand voyage

mais aussi, pêle-mêle…

Avril enchanté    Elizabeth Von Arnim
L’amant sans domicile fixe    Fruttero&Lucentini
Mon pays réinventé    I. Allende
La Tante Julia et le scribouillard    Mario Vargas Llosa
Dégât des eaux    Donald Westlake
La chute du British museum    David Lodge
Anthony Adverse    Harvey Allen
Un été prodigue    Barbara Kingslover
84, Charing Cross Road    Hélène Hanff
Parfum    Patrick Suskind
Un long dimanche de fiançailles    S. Japrisot

Jeune fille Anne Wiazemsky

La cliente Pierre Assouline

Le jour avant le lendemain    Jorn Riel
Le monde selon Garp    John Irving
Le journal de Bridget Jones    H Fielding
Replay    Ken Grimwood

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur Harper Lee
Le lièvre de Vatanen    Arto Paasilinna

Le voyage de Simon Morley                                    Jack Finney
Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part Anna Gavalda
Dix petits nègres Agatha Christie
Mon frère et son frère Hakan Lindquist
Meurtres pour mémoire Didier Daeninckx
Bouquiner Annie François
Le vieux qui lisait des romans d’amour Luis Sepulveda
Ma vie de chien Lasse Hallstrom
La randonnée de A à Z J Marc Aubry
Construire un feu Jack London
Fontamara Ignazio Silone
Le grand voyage Jorge Semprun
Si par une nuit d’hiver un voyageur Italo Calvino
Le pingouin Andreï Kourkov
Les fiancés Alessandreo Manzoni
Arsène Lupin, gentleman cambrioleur Maurice Leblanc
Le brave soldat Chveîk Jaroslav Hasek
Arsène Lupin, les confidences d’Arsène Lupin Maurice Leblanc
Le gang des philosophes Tibor
Le choix de Sophie William Styron
Le Baron Bagge Alexander Lernet-Holenia
L’insoutenable légèreté de l’être Milan Kundera
La guerre des boutons Louis Pergaud
L’ombre du vent Carlos Ruiz Zafon
Le faubourg des coups de trique Alain Gerber
Sarah et le lieutenant français John Fowles
La régente Leopoldo Alas dit Clarin
Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur Harper Lee
Jubilée Margaret Walker
Rue de la sardine John Steinbeck

Littérature de jeunesse

 Bette Green, L’Été de mon soldat allemand (une jeune fille juive tombe amoureuse d’un soldat alle­mand)

Paulo Coelho L’Alchimiste Santiago, jeune Andalou, est hanté par un rêve où un enfant lui promet un trésor si…

Carol Mattas Une lumière dans la nuit Une adolescente juive allemande déportée au Camp de Gurs (à côté d’ Oloron).

Azouz Begag, Quand on est mort, cest pour toute la vie (un adolescent retourne en Algérie après le meurtre de son frère)

André Brink, Une saison blanche et sèche (l’apar­theid en Afrique du Sud)

Robert Cormier, La Guerre des chocolats (dans une école américaine, un élève face à une bande organisée)

Henri Troyat, Aliocha (fils d’émigrés russes, Aliocha, élève de troisième, rêve d’être français)

Jules Verne Les enfants du Capitaine Grant, Michel Strogoff, L’Ile mystérieuse, Un Capitaine de Quinze ans…

Recueils de nouvelles : Les Vitamines du Bonheur, Raymond Carver ;  Noir comme d’habitude, Annie Saumont ; Le K, Dino Buzzati; La Boîte noire et autres nouvelles, Tonino Benacquista ; Nouvelles Orientales Marguerite Yourcenar ; Chroniques martiennes, Ray Bradbury ; Le dîner de Babette, Karen Blixen ;  Flannery O’ Connors Le Géranium ; Fantomes et farfafouilles    F. Brown Une petite comédie Arthur Schnitzler.

un exemple de fantastique au cinéma

La Féline de Jacques Tourneur

Une cage. Une rage. Une féline…

Un brouillon. Un meurtre. Un rêve prémonitoire…

Des yeux perçants. Des yeux innocents. Une complicité pas ignorée…

Iréna laisse derrière elle son destin, le brouillon de son dessin.

Une lame étincelante, une nuit provocante.

Une peur éteinte, un danger disparu.

Une femme qui ne reviendra jamais, seule sur le bitume.

Julie

deux images qui m’ont marqué :

– une panthère se faisant transpercer par une épée

– le mari retrouve sa femme tuée par la panthère qu’elle a elle-même libérée

Baptiste

(…) Tout au long du film, il y a un jeu avec les ombres, et au moment où Irena tue son médecin, on voit juste l’ombre de la scène sur le mur.

Au début, la vie que mène Irena est normale, mais petit à petit on va croire aux légendes de son pays (peignoir en lambeaux, mort du médecin) et le fantastique s’installe peu à peu dans l’histoire.

Aurélie

ADans ce film, le doute et l’angoisse sont instaurés dès la rencontre entre Oliver et Irena,  lorsqu’elle l’invite chez lui et qu’elle laisse derrière elle un brouillon montrant une panthère empalée sur une épée. (…) L’image marquante pour moi de ce film est quand Irena tend la main pour ouvrir la grille de la cage de la panthère, acceptant et provoquant ainsi sa mort.

Sean

La scène de la piscine (extrait you tube)


mai 2012
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