Archive pour septembre 2012

Frissons à Bordères 20 et 21 octobre

frisson ouvre son coeur

Frissons à Bordères

(20 et 21 octobre 2012)

Concours de nouvelles 13/15 ans : écrire une correspondance sur le thème de l’amour ou de l’amitié entre deux héros de romans ou de films.
Elle ne devra pas dépasser trois pages tapées à l’ordinateur ( Times new roman, 14 ).

Marianne S. a gagné le second prix avec Naïveté ou paranoïa ?

Naïveté ou bien paranoïa ?

Ma chère Alice,

Je vous écris ce message top secret pour vous prévenir d’un danger qui vous menace. L’autre soir, je vous ai vue, avec votre robe bleue et blanche et votre nœud placé sur vos longs cheveux blonds. Croyez-moi ou non, mais vous étiez poursuivie par un lapin blanc, environ deux fois plus petit que vous. Je m’inquiète pour votre fragile personne. Ne voyez plus cet animal, je vous en conjure.

Ne faites pas attention à moi, ne cherchez pas à savoir qui je suis, mon nom ne vous dirait rien.

S.H.

Au pays des merveilles, le 30 février

Pour S.H.

J’ai chargé mon ami le lapin blanc de vous faire passer ce message, car il a réussi à trouver votre adresse en lisant votre lettre. Il m’impressionnera toujours ! Je ne vois pas de quel animal vous voulez parler, vous devriez boire du thé afin de vous détendre.

Au plaisir,

Alice

À Alice,

Quelle ne fut pas ma surprise en voyant votre « ami » me porter votre lettre !  Il n’a pas voulu donner son nom, il m’avait l’air fort hâtif. J’ai remarqué qu’il portait une énorme montre. Mon cher Watson m’a confié qu’il avait une mauvaise intuition. Je vous en supplie, ma chère et douce Alice, fuyez, fuyez le plus loin possible, et refaites votre vie ailleurs !

Votre dévoué Sherlock

À la frontière du pays des merveilles, mois de mars

Cher Sherlock,

J’ai suivi votre conseil, je suis sortie du pays des merveilles. Ne vous inquiétez pas, mon fidèle ami le lapin blanc est avec moi, il pourra me protéger de cet « animal » qui semble si terrifiant à vos yeux.

J’aimerais énormément faire votre connaissance. Pourquoi ne viendriez vous pas au bout du monde avec moi ? Nous referions notre vie tout les deux.

Votre Alice

Londres, le 20 mars

Alice,

Votre ami, le lapin blanc, c’est lui qui vous veut du mal ! Vous devez absolument vous en séparer ! Retournez au pays des merveilles, vous y serez plus en sécurité. J’ai mené mon enquête, et je pense, enfin je suis pratiquement certain, que ce lapin blanc est en train de monter un complot avec la reine de cœur.

Je vous tiens au courant, faites attention à vous.

M. Holmes

Au pays des merveilles, le 23 mars

Cher M. Holmes,

Je suis retournée au pays des merveilles, comme vous me l’aviez indiqué. C’est un jeu de piste ? Je trouve cela très amusant, mais dépêchez-vous de m’envoyer les dernières consignes, je n’en peux plus d’attendre ! J’espère qu’à la fin, je pourrai vous voir ! La reine de cœur participe également au jeu ?

À très vite,

Alice

Londres, le 25 mars

Pour Alice,

Ouvrez donc vos petits yeux bleus ! Cette affaire est loin d’être un jeu ! Sortez de votre monde deux minutes ! À votre avis, pourquoi le lapin a-t-il toujours une montre et est-il toujours pressé ? Il prépare un attentat, avec une bombe ! Essayez de chercher des indices, nous devons arrêter ce projet au plus vite.

Sherlock Holmes

Au pays des merveilles, le 28 mars

Cher ami,

Je suis sortie du pays des merveilles pendant deux minutes exactement, mon ami le lapin a chronométré, mais il ne s’est rien passé… j’espérais vous apercevoir au loin, mais non, même pas une silhouette. J’ai ensuite cherché des indices, mais je n’ai pas trouvé de message de votre part. Est-ce une chasse au trésor ou une énigme ? Je préfèrerais que ce soit une chasse au trésor car je ne comprends jamais les énigmes… En plus, il y aura un trésor à la fin !

Alice

Londres, le 1er avril

Très chère Alice,

Je vous prie de m’excuser de m’être emporté. En effet,  j’ai découvert que ce lapin blanc travaillait dans une horlogerie. Je suis sincèrement désolé de vous avoir causé du tort. Pourquoi ne viendriez-vous pas dîner demain soir ? Mon cher Watson vous préparera un succulent repas.

Sherlock

Mon cher ami,

Je ne vous en veux pas du tout, ne vous inquiétez pas. Ce jeu de piste se finit donc chez vous… pourquoi ne pas le prolonger jusqu’au bout du monde, comme vous me l’aviez proposé il y a quelque temps ?

Je suis impatiente de vous voir.

Votre douce Alice

Claire L.  gagne le troisième prix avec Le capitaine Sans-Gêne

À Alexandrie, le 22 juillet 1966

  Mon Flocon,

Je t’écris cette lettre depuis l’Egypte. Je suis déchiré, je n’arrive pas à profiter de ce merveilleux pays sans toi. Je noie mon chagrin dans l’alcool. J’aimerais ajouter que ce punch égyptien est un vrai délice, Tonnerre de Brest !).

Mais que veux-tu, l’aventure c’est l’aventure ! Nous n’avons toujours pas retrouvé ce malheureux Milou ; Tintin est désespéré… Le pauvre petit chien s’est épris d’un amour fou pour un de ces affreux chats égyptiens. Quelle horreur !

Enfin je ne fais que parler de moi… Et toi, ma douce ? Ces vacances au soleil ? J’espère que nos sept nourrices s’occupent bien de tous tes enfants …  Quelle idée aussi ! « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Foutaises ! Maintenant que ton « prince » est parti avec ta belle-mère, c’est nous deux qui devons nous occuper de sept moussaillons !

Enfin, je ne vais pas discourir sur ce sujet, je n’ai pas envie de m’énerver !

En tout cas, je te souhaite six dernières semaines de vacances délicieuses avant mon retour (sauf complications).

Mille milliards de mille baisers !

  Ton Capitaine.

 À Nice, le 11 août 1966

Mon mousse,

Je ne t’écris que maintenant car je suis débordée ! Le petit dernier, Jean-Jacques, est enrhumé. Son frère Jean-Charles est grincheux, Jean-Marc n’arrête pas de dormir et j’en passe et des meilleures ! Je pense qu’il faudrait sérieusement penser à changer de nourrices. Nos sept petits amis sont incompétents !

Pour changer de sujet, n’abuse pas de ce punch égyptien ! N’oublie pas tes problèmes avec l’alcool.

Au fait, dans deux semaines, j’ai prévu un dîner avec quelques amis ! Tout le monde sera là : le professeur Tournesol, la Castafiore, les frères Dupondt …et beaucoup d’autres !

J’aurais espéré que tu puisses te libérer seulement un jour ou deux d’Egypte.

Ce dîner te permettrait de faire une pause, de changer d’air.

En tout cas, j’espère que vous retrouverez ce malheureux Milou.

Je t’embrasse fort.

  Ta Blanche

À Alexandrie, le 18 août 1966

  Blanche,

Tu vas certainement m’en vouloir mais je ne peux vraiment pas me libérer.

Notre pauvre Tintin a disparu, comme son chien. Une affaire bien étrange.

Je suis vraiment désolé. Si j’en crois ta dernière lettre, ton dîner a lieu dans une semaine. Je vois que tu t’es très bien entourée. Cela promet d’être une riche soirée !

Deuxième mauvaise nouvelle : tu sais que je devais rentrer le 2 septembre prochain, je ne pourrai malheureusement être là qu’une semaine plus tard le 9, toujours pour les mêmes raisons. Je ne peux absolument pas abandonner mon ami Tintin dans une situation pareille.

Encore désolé.

 Ton matelot

À Nice, le 1 septembre 1966

Haddock,

J’ai décalé le dîner mais je ne pourrai pas le repousser éternellement. Je n’allais pas dîner avec tous tes amis sans toi, c’est ridicule. J’espère que tu pourras être présent cette fois-ci.

Si tu as besoin d’aide, je peux toujours venir en Egypte ! Ce n’est absolument pas un problème pour moi ! Je laisserai les enfants à leur père et je viendrai t’aider dans ton aventure ! Qu’en dis-tu ?

Réponds-moi vite !

  Blanche

 À Alexandrie, le 6 septembre 1966

  Blanche,

Tu vas recevoir ma lettre trop tard mais je dois encore décaler d’une semaine. Je suis désolée pour ta fête. Cette enquête prend un temps fou ! Tintin et Milou sont introuvables. Je pense qu’ils sont tous deux enfermés dans une pyramide. Mais  il est hors de question que tu viennes en Égypte. Ce pays est beaucoup trop dangereux : même moi j’ai failli y mourir plusieurs fois ! Je ne souhaite pas risquer ta vie aussi je te propose de prolonger d’une semaine ton séjour à Nice en attendant mon retour. Tu laisseras tes enfants à ton « prince » pour qu’ils puissent aller à l’école.

Sur ce je te présente mes excuses et je t’embrasse.

  Haddock.

À Nice, le 13 septembre 1966

 Matelot de pacotille,

Tu te permets de critiquer mon « prince charmant » mais sache que tu ne vaux pas mieux que lui. Grâce à Tintin lui-même, je viens d’apprendre que tu mens depuis le début. Le 10 septembre dernier, j’organise ce fameux dîner en pensant que tu pourrais venir. Quelle idiote je faisais ! Tu n’es pas venu et j’ai été humiliée devant tous tes amis ! Je n’ai reçu ta lettre que le lendemain.

Mais comble du comble, hier Tintin arrive furieux car il n’a pas été invité à la fête alors qu’il considérait être ton meilleur ami. Je lui explique donc que je le pensais en Egypte avec toi, perdu au fin fond d’une pyramide. Il me regarde comme si j’étais une folle à lier et commence à m’expliquer qu’il n’est JAMAIS allé en Egypte et que ni son chien ni lui n’ont été perdus !

Sur le coup je n’ai pas réalisé. Mais il m’a ensuite appris que tu étais un coureur de jupons de première et que tu étais bien capable de me tromper à l’autre bout du monde !!! C’est pour cela que tu repoussais toujours ton voyage, c’est pour cela que tu ne voulais pas que j’aille en Egypte avec toi ! N’envisage même pas de revenir à la maison. Je viens de brûler tes affaires !

Grossier personnage !

  Blanche-Neige (qui ne sera plus jamais TA Blanche-Neige !!!)

Il faut sauver Saïd Brigitte Smadja

Il faut sauver Saïd Brigitte Smadja

 

quatrième de couverture

Saïd a aimé le travail bien fait, la langue française et ses richesses, les dictionnaires, la beauté sous toutes ses formes. Il a aimé être un bon élève. Mais c’était avant. Il y a longtemps. Il y a un an. Avant le collège Camille-Claudel, la foule hurlante de ses mille deux cents élèves, le racket, la fatigue, le mépris et la haine de ceux qui veulent tuer tout ce qui est beau. Au collège, Saïd a changé. Ce n’est pas qu’il ne veut plus réussir et s’en sortir. Il le veut toujours, de toutes ses forces. C’est juste que, des forces, il en a de moins en moins. Tout seul, il sait qu’il n’y arrivera pas. Alors il s’accroche à ce qu’il peut : une sortie à Paris au musée d’Orsay, un tableau qui représente des fleurs blanches sur un fond noir, son ami Antoine qui baigne dans la culture, le caractère d’un prof qui ressemble à l’acteur de Mission impossible… Sauver Saïd de l’échec et du désespoir, est-ce vraiment mission impossible ?

Illustration de couverture : Alan Mets (suivre le lien)

Octobre : le bruit

Dans le hall peint de couleurs vives et sales, les élèves sont agglutinés, une foule hurlante où je ne reconnais presque personne.

Les grands ne se parlent pas entre eux, ils rigolent très fort, ils crient comme si le reste du monde était sourd.

La plupart ne sont pas méchants, mais ils ne savent pas s’exprimer autrement. Certains se lancent des invectives, comme ils le font dans la rue ou en bas des immeubles, et les autres les imitent.

Invectives: paroles ou suite de paroles violentes lancées contre quelqu’un ou quelque chose; injures, insultes.

(…)  Dans les escaliers et les couloirs, c’est pire, ça résonne, les voix, les pas. Personne ne fait rien pour arrêter ça, sauf un pion parfois, qui crie plus fort que les élèves, mais ou bien ils ne l’écoutent pas, ou bien ils se moquent de lui. «Il ne va pas tenir longtemps, celui-là, c’est un nouveau», explique Manu, un ancien de la primaire.
En classe, le bruit devrait s’arrêter, mais, non.

Nadine nous faisait mettre en rang, deux par deux, dans le couloir, et elle nous expliquait qu’entre le couloir et la classe, il y avait une frontière. Quand on franchissait la frontière, on devait respirer un grand coup, elle disait qu’on entrait dans un autre espace. C’est drôle, au début, je la trouvais débile, mais, au bout de quelque temps, j’aimais ça, respirer, franchir la frontière, m’asseoir tranquillement à ma place et l’écouter.

Au collège Camille Claudel,  entre la rue et la grande cour, entre la grande cour et le hall,  entre le hall et le couloir,  entre le couloir et la classe, les frontières sont des passoires,  et il n’y a pas de douaniers. Les élèves entrent en parlant, ils jettent leur cartable sur les tables. Si le prof n’élève pas la voix, ils continuent. Si le prof élève la voix, ils s’arrêtent, à peine une minute, et ils recommencent. Déjà la moitié de mes profs ont abdiqué.

Abdiquer: renoncer à agir, se déclarer vaincu.

(…) À la cantine, le bruit devient plus fort encore, un bazar à faire crever les tympans. Puis il faut reprendre les escaliers, les couloirs et rentrer en classe et je dois faire un effort très grand, assis au premier rang, pour écouter ce que les profs racontent au milieu du tintamarre.

Tintamarre: grand bruit discordant.

Le collège Camille-Claudel, c’est comme chez moi. La télé est toujours allumée, des voix murmurent ou crient, et c’est toujours un film de guerre (p 11 à 18)

Novembre : la vengeance

Il [M. Théophile] est prof d’histoire-géo et, dans ses cours, il n’y a jamais de chahut, pas un son. Il ne met pas d’heures de colle, ni de zéros. Il arrive au bout du couloir et tout le monde se tient à carreau. À cause de ses cheveux blancs très courts, à cause de son costume, de sa cravate, de sa taille, presque deux mètres, et parce qu’il ressemble à l’acteur de Mission impossible.

Avec lui, tout le monde le sait, même Tarek: pas question de ne pas dire bonjour, pas question de parler fort, pas question de ne pas avoir ses affaires, pas question de ne pas faire un contrôle. Il nous mitraille de ses yeux bleus, il nous toise, il ne lâche jamais prise.

Je l’adore. C’est le seul cours où je peux travailler sans avoir à me boucher les oreilles. Le seul cours où je me repose.

Il [Tarek] préfère détruire Mme Beaulieu, parce que c’est une femme, qu’elle n’a même pas vingt-cinq ans, qu’elle est toute petite et (…) parce qu’elle ne ressemble pas à une commissaire de la télé.

En voyant les pneus crevés, M. Théophile a hurlé « Bande de salauds! » et il a montré son poing en direction des arbres. « Bande de lâches ! Quel exemple vous donnez à vos petits frères ? Criminels ! » (p. 29, 30)

Décembre : mon frère Abdelkrim

Au collège, je travaille de moins en moins, sauf avec M. Théophile. J’aimerais bien l’avoir comme prof dans toutes les matières. Il est sévère et il est très drôle parfois, quand on ne s’y attend pas du tout.

Il ne respecte pas le programme. Il dit en feuilletant le livre d’histoire-géo: « Quelle stupidité! »

Il a toujours des cartes muettes autour de lui et le jeu est d’être capable de dire où sont tous les pays.

Il nous a fait construire une frise avec des dates qu’on doit apprendre par cœur. Il a eu cette idée quand Mohammed a dit que le Christ était né en même temps que Louis XIV.

A tous ses cours pendant quelques minutes, on s’entraîne. Se repérer dans l’espace et le temps, c’est son truc à M. Théophile et même ceux qui n’apprennent rien chez eux finissent par savoir. (p33-34)

 (…) J’ai d’autres problèmes, et ça, Mme Beaulieu et M. Théophile ne le savent pas. Ils n’imaginent pas ma vie en dehors des murs en carton de leur classe. »(p 35)

Bouts-rimés

Un jeu faisait fureur dans les salons aristocratiques au XVIIème siècle: « les bouts-rimés». Furetière, auteur d’un célèbre dictionnaire à la même époque, le définit ainsi: «Rimes disposées par ordre qu’on donne à poète avec un sujet, sur lequel il est obligé de faire un poème en se servant des mêmes mots dans le même ordre.»

Victor Hugo était un virtuose en ce domaine comme le démontre ce madrigal (court poème ingénieux et galant) : « Hier soir, nous avons joué aux bouts-rimés. On m’a donné ces quatre rimes : […] songe—pied—plonge—estropié

J’ai fait ce quatrain adressé a Madame L.

Si Puck*, le nain qu’on voit en songe                          

Osait un jour risquer son pié

Dans le soulier où ton pied blanc se plonge,

 Il en serait estropié. »

* Lutin qui apparaît dans Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare

 Composez un quatrain (pas de thème  imposé) dont les vers devront se terminer par les rimes suivantes :

… funèbres         … pure                  … passe                               … immense                        … amie                 … ombres            … amoureuses                 … commence

… corps               … fleur                      … vent                                  … bruit        

   … eaux                  … bas                     … pas                                  …    roseaux

… ténèbres         … nature             … basse                                    … endormie      

… sombres               … heureuses                  … miroirs                   … noirs

… morts               … cœur                 … charmant                                 … nuit          

 Ces mots sont tirés de divers poèmes de Victor Hugo. Vous pouvez soit les conserver dans cet ordre ou dans un ordre différent ; au choix : rimes plates (aabb), rimes croisées (abab) ou encore rimes embrassées (abba).

Des garçons charmants.

Les cheveux aux vent .

Des filles amoureuses.

Et très heureuses.

Dorine

Le temps passe

Je m’en vais la tête basse

Et quand je sentis le vent

Je vis mon prince charmant

                             Clémence

La tête basse

Le brouillard passe

Suivi du vent

Pas très charmant

         Amélie

Quand se finit la journée pleine de bruits

Et que le soleil passe le ciel à son amie

La lune que les étoiles traitent d’endormie

Alors commence le cycle de la nuit

         Maxime

Qui est-elle cette folle amoureuse?

Et qui est-il s’il l’attend en bas?

Elle qui a l’air si heureuse

Quand elle entend le son de ses pas

                                                                                   Apolline

Quand viennent les ténèbres de la nuit,

Commence alors un immense bruit.

Mon amie va voir dans son sombre miroir,

Mais elle n’y voit que des ombres noires.

                                                                                                                                            Vincent

Le ciel est noir c’est la nuit

Il n’ y a plus de bruit

Quel est cet animal immense

La journée est fini mais pour lui commence.

                                                                                                                                          Camille

La nuit

Le soleil immense

Est parti sans bruit.

C’est ainsi que commence

La belle et longue nuit.

                                                                                                                                     Thomas

De petites ombres

Dans le noir

Voient des formes

Dans un miroir

                                                                                                                                             Jonas

extrait de Ridicule de Patrice Leconte (1996)

Frissons à Bordères 19-20-21 octobre 2012

frisson ouvre son coeur

Angel Pouyllau, écrivain habitant à Pau, a proposé le début d’histoire suivant pour les 11/13ans :
Johan, je ne le sens pas trop… Sylvia, elle m’énerve… Ludwig, il me fatigue…
M’enfin, il y a bien quelqu’un que j’aime sur cette terre ! Réfléchissons…
Moi, j’aime…
Alys a gagné le second prix avec la nouvelle Elle et moi.

ELLE ET MOI

Johan, je ne le sens pas trop… Sylvia, elle m’énerve, Ludwig, il me fatigue…. M’enfin, il y a bien quelqu’un que j’aime sur cette terre ! Réfléchissons… moi j’aime la lecture, les chats, les BD, ma sœur, qui n’est gentille que quand elle le veut, les bananes, l’été, me coucher tard, le chant, le théâtre … Mais moi, qui m’aime ? MOI

Pauline était perdue dans ses rêveries, quand…

–         Mademoiselle ! Pouvez-vous continuer la lecture, s’il vous plait ?

–         Euh… co… comment ?

M. Delapage, le professeur de français, haussa les sourcils :

–         Eh bien, le poème de Victor Hugo ! Avez-vous écouté ?

–         Euh… oui… oui, oui.

Pauline regarda la poésie et lut un vers en espérant que ce soit le bon.

–         Où flotte une…

–         En plus de ne pas avoir écouté, vous mentez ! coupa M. Delapage, Sylvia, continuez !

–         Bien sûr, minauda-t-elle, « Défaire un empereur que pour en refaire un autre ? »

Pauline la regarda avec dégoût. Jamais, elle ne l’avouerait mais elle était jalouse. Sylvia était très jolie avec ses fossettes et ses taches de rousseur, ses yeux verts pétillaient de malice et ses longs cheveux roux et bouclés lui tombaient sur les épaules. Elle était aussi très gentille, mais ça, Pauline refusait de le reconnaître.

La récréation sonna, elle fut la première à quitter la classe. Elle s’assit près du grand chêne et se mit à lire. Sylvia vint la voir, Pauline lui jeta un regard haineux mais la jeune fille rousse ne se démonta pas, au contraire, elle engagea la conversation. Peu à peu, l’atmosphère se détendit. L’arrivée de Ludwig et des amies de Sylvia coupa court à leur discussion.

–         Sysy, qu’est-ce que tu fais avec cette fille ? demanda Agathe en toisant Pauline d’un air méprisant.

–         Allez, viens Sylvia, dit Ludwig en la prenant par la taille, elle fait trop pitié cette fille !

Alors, Sylvia fit à Pauline un petit sourire triste avant de se laisser entraîner par Ludwig. Au collège, personne n’aimait Pauline ou plutôt, Pauline n’aimait personne au collège. Elle regagna sa classe, le moral à zéro. La journée se termina, comme les autres, enfin, pas tout à fait : aujourd’hui, elle avait conversé calmement avec quelqu’un d’autre que ses professeurs.

Le lendemain matin, après un rapide petit déjeuner au réfectoire de l’internat, Pauline se rendit au cours de mathématiques, et, pour une fois, elle avait fait ses devoirs. A la récréation, elle alla s’asseoir près du chêne. Sylvia vint la voir et toutes deux discutèrent jusqu’à ce qu’Agathe et Ludwig viennent chercher Sylvia. Pauline ne la jalousait plus. Ce manège dura une semaine. Le lundi suivant, en SVT, Pauline découvrit dans son sac une petite carte verte, elle l’ouvrit. C’était une invitation à l’anniversaire de Sylvia. Le samedi suivant, Pauline se rendit à vélo chez Sylvia. Elle habitait une grande bâtisse. Pauline sonna à la porte. La mère de Sylvia lui ouvrit avec un grand sourire, Pauline se rendit compte que Sylvia était le portrait de sa mère. Lorsque Pauline entra dans le grand salon, les amis de Sylvia ouvrirent de grands yeux.

–         ELLE ? s’écria Agathe.

–         Elle, comme tu dis, répondit Sylvia, c’est MON amie !

Dans ce que Sylvia avait dit ce n’était pas le « mon » qui avait touché Pauline mais la fierté avec laquelle elle l’avait dit.

FIN

niveau cinquième / quatrième : accompagnement des programmes du collège

Genèse de cette sélection

Cette liste indicative a été établie à partir d’une enquête lancée auprès des organismes pédagogiques et des revues de littérature pour la jeunesse spécialisés.
Des études ou présentations critiques des ouvrages cités peuvent être consultées dans diverses revues, notamment : Argos (CRDP de Créteil), L’École des lettres ; Griffon ; Inter−CDI, la Revue des livres pour enfants ; Lecture−Jeune ; Lire au collège (CRDP de Grenoble) ; Livres en stock ; Livres jeunes aujourd’hui .
Les listes sont reprises dans la revue Lire au collège à l’occasion d’un numéro spécial, tous les titres étant assortis d’une photo de couverture et d’un résumé critique (Lire au collège, CRDP de Grenoble, 11, avenue Général Champon, 38031 Grenoble Cedex).

Romans centrés sur la vie affective
Begag, A. : Beni ou le paradis privé
Bun, M.N. : Entre−deux
Cauvin, P. : E = MC mon amour
Charyn, J. : Une petite histoire de guerre (traduit de l’américain)
Chraibi, D. : La Civilisation ma mère
Cormier, R. : Quand les cloches ne sonnent plus (traduit de l’américain)
David, F. : Une petite flamme dans la nuit
Dayre, V. : C’est la vie Lili
Desarthe, A. : Je ne t’aime pas Paulus
Farre, M. : Pourquoi pas Perle ?
Ferdjoukh, M. : La Fille d’en face
Grenier, C. : La Fille de 3ème B − Pierre et Jeanne
Hicyilmaz, G. : Ankara ce printemps−là (traduit du turc et de l’anglais)
Honoré, C. : Tout contre Léo
Howker, J. : Le Blaireau sur la péniche (traduit de l’anglais)
Kis, D. : Chagrins précoces (traduit du serbo−croate)
Mac Lachlan, P. : Les Photos − Minna joue du violoncelle (traduit de l’américain)
Magorian, M. : Bonne nuit, M. Tom (traduit de l’anglais)
Mauffret, Y. : Pépé la boulange
Morgenstern, S. : Lettres d’amour de 0 à 10
North, S. : Rascal (traduit de l’américain)
Oppel, J.H. : Nuit rouge
Pagnol, M. : La Gloire de mon père − Le Château de ma mère − Le Temps des secrets
Pohl, P. : Jan, mon ami (traduit du suédois)
Renard, J. : Poil de Carotte
Sachs, M. : Les Retrouvailles (traduit de l’américain)
Smadja, B. : Billie
Schneegans, N. : Coup de foudre
Seidler, T. : Grand bal sous les pins (traduit de l’anglais)
Troyat, H. : Viou, Aliocha
Tupet, J.J. : La Nuit de la louve
Vasconcelos, J.M. : Mon bel oranger − Allons réveiller le soleil (traduit du brésilien)
Verlomme, H. : L’Homme des vagues

Romans de société
Barbeau, P. : L’Année rase−bitume
Beaude, P.M. : Issa, enfant des sables
Blanc, J.N. : Jeu sans ballon
Carter, F. : Petit arbre (traduit de l’américain)
Dayre, V. : Miranda s’en va
Delval, J. : Salut bahut − Un barrage dans la vallée
Desarthe, A. : Tout ce qu’on ne dit pas
Farre, M. : Ne jouez pas sur mon piano !
Fine, A. : Bébés de farine (traduit de l’anglais)
Garfield, L. : La Rose de décembre (traduit de l’anglais)
Girin, M. : La Marée noire de Santa Maria
Golding, W. : Sa Majesté des mouches
Gordon, S. : Rebecca − En attendant la pluie (traduit de l’anglais)
Gudule: La Vie à reculons − L’Envers du décor
Joubert, J. : Le Pays hors du monde − Les Enfants de Noé
Lipsyte, R. : La Dernière épreuve (traduit de l’américain)
Merrick, H. : Museau, les parents ! − On s’occupe de tout
Mingarelli, H. : Le Bruit du vent
Moka : Un phare dans le ciel
Needle, J. : Mon ami Chafiq − Le Voleur (traduit de l’anglais)
Paulsen, G. : Cours Tête−de−Cuivre (traduit de l’anglais)
Peskine, B. : Chantages
Rey, F. : Pleins feux sur Raphaël
Smadja, B. : La Tarte aux escargots
Thomas, J.C. : La Marque du feu
Westall, R. : La Double vie de Figgis (traduit de l’anglais)

Romans d’aventure
Barrault, J.M. : Mer Misère
Bosse, M. : Le Rêve de la forêt profonde (traduit de l’anglais).
Bulla, C.R. : L’Oiseau blanc (traduit de l’anglais)
Burgess, M. : Le Cri du loup (traduit de l’anglais)
Coue, J. : Le Dernier Rezzou − L’Infini des sables
Delval, J. : Le Train d’El Kantara
Failler, J. : L’Ombre du vétéran
Feron Romano, J. : Echec au Gouverneur
Garrel, N. : Dans les forêts de la nuit − Les Princes de l’exil
Gautier, T. : Le Capitaine Fracasse
Hekmat, A. : Pour l’amour d’un cheval (traduit de l’allemand)
Hemingway, E. : Le Vieil homme et la mer
Honaker, M. : Le Chevalier de Terre noire (trois volumes)
Jerome K. Jerome : Trois Hommes dans un bateau
Lawrence, R.D. : Coeur de loup (traduit de l’américain)
Le Clézio, J.M.G. : Pawana
Lecourier, C. : Le Chemin de Rungis
London, J. : L’Appel de la forêt − Croc−Blanc − L’Aventureuse −Belliou−la−Fumée (traduit de l’anglais)
Mac Orlan, P. : Les Clients du bon chien jaune
Massepain, A. : L’Ile aux fossiles vivants
Mayffret, Y. : Pilotin du cap Horn
Morpugo, M. : Le Roi de la forêt des brumes (traduit de l’anglais)
Ollivier, J. : Le Cri du Kookabura
Pelot, P. : Sierra brûlante
Salzman, M. : Pas de vacances pour Immense Savoir (traduit de l’américain)
Stevenson, R.L. : L’Ile au trésor − Les Aventures de David Balfour (traduit de l’anglais)
Sutcliff, R. : La Pourpre du guerrier (traduit de l’américain)
Thies P. : Danger sur les gratte−ciel

Tournier, M. : Vendredi ou la vie sauvage
Verne J. : Michel Strogoff

Romans historiques
Bouchet du, P. : Le Journal d’Adèle
Brisou Pellen, E. : La Bague aux trois hermines
Caban, G. : La Lettre allemande
Carminati, M. : Le Nombril du monde
Clapp, P. : Constance (traduit de l’américain)
Dejean, J.L. : Les Chevaux du roi
Dumas, A. : Les Trois Mousquetaires
Farrachi, A. : Le Coup de Jarnac
Finckh, R. : Nous construirons une ère nouvelle (traduit de l’allemand)
Fon Eisen, A. : Le Prince d’Omeyya
Gutman, C. : La Maison vide − Hôtel du retour − Rue de Paris
Hubert−Richou, G. : Au siège de La Rochelle
Hugo, V. : Les Misérables (version abrégée)
Joffo, J. : Un sac de billes
Koehn, I. : Mon enfance en Allemagne nazie (traduit de l’allemand)
Koller, J.F. : Moi, Daniel, cireur de chaussures (traduit de l’américain)
Kordon, K. : Les journées de Franck n’en finissent pas (traduit de l’allemand)
Kupferman, S. et F. : La Nuit des dragons
Mirande, J. : Sans nom ni blason
Nogues, J.C. : Le Faucon déniché
Nozière, J.P. : Un été algérien
Orlev, U. : Une île, rue des Oiseaux (traduit de l’hébreu)
Richter, H.P. : Mon ami Frédéric
Rosen, B. : La Guerre dans les collines (traduit de l’anglais)
Salzman, M. : Le Fer et la soie (traduit de l’américain)
Siegal, A. : Sur la tête de la chèvre
Solet, B. : Les Révoltés du Saint−Domingue
Sutcliff, R. : Le Loup des frontières (traduit de l’anglais)
Westall, R. : Le Vagabond de la côte (traduit de l’anglais)
Weulersse, O. : Le Chevalier au bouclier vert
Zei, A. : Le Tigre dans la vitrine (traduit du grec)
Zitelman, A. : Hypatia (traduit de l’allemand)

Romans épistolaires
Caban, G. : Je t’écris, j’écris
Cleary, B. : Signé, Lou (traduit de l’américain)
Donner, C. : Les Lettres de mon petit frère
Feron Romano, J. et Forlani, S. : Lettres d’un écrivain à une adolescente
Feron Romano J. et Gourdain, G. : Lettres d’une adolescente à un écrivain
Fink, G. et Sha’ban, M.A. : Si tu veux être mon amie (traduit de l’arabe et de l’hébreu)
Hatano I. et I. : L’Enfant d’Hiroshima (traduit du japonais)
Uhlman, F. : La Lettre de Conrad (traduit de l’anglais)
Webster, J. : Papa longues−jambes (traduit de l’anglais)
Welsh, R. : Lettres à Félix (traduit de l’allemand)

Romans fantastiques et science−fiction
Asimov, I. : Les Robots (traduit de l’américain).
Blanc, J.N. : Langue de chat
Bradbury, R. : Chroniques martiennes − Fahrenheit 451 – Un remède à la mélancolie (traduit de l’anglais)
Cenac, C. : Les Robestiques − Comment va ta puce ?
Chateaureynaud, G.O. : Le Combat d’Odiri
Conan Doyle : Le Monde perdu (traduit de l’anglais)Cristopher, J. : Les Montagnes blanches − La Cité d’or et de plomb − Le Puits du feu (Trilogie des Tripodes, traduit de l’anglais)
Drozd I. : Le Photographe
Elboz, S. : Le Manoir aux rats (traduit de l’anglais)
Ende, M. : Momo − L’Histoire sans fin (traduit de l’allemand)
Garfield, L. : Le Fantôme de l’apothicaire − A l’enseigne du diable (traduit de l’anglais)
Grenier, C. : Le Coeur en abîme
Grousset, A. et Martingol, D. : L’Enfant−Mémoire
Gudule : La Bibliothécaire − L’École qui n’existait pas
Horowitz, A. : Mortel chassé−croisé (traduit de l’anglais)
Kemal, Y. : Le Roi des éléphants (traduit du turc)
Keyes, D. : Des fleurs pour Algernon (traduit de l’américain)
Korczak, J. : Le Roi Mathias 1er (traduit du polonais)
Lowry, L. : Le Passeur (traduit de l’américain)
Martinigol, D. : L’Or bleu Moka : L’Enfant des ombres
Moncomble, G. : Les Enfants de Méga (deux volumes)
Pelot, P. : L’Expédition perdue − Le Pays des rivières sans nom
Pike, C. : Souvenez−vous de moi (traduit de l’anglais)
Sautereau, F. : L’Héritier de la Nuit − La Montre infernale
Selden, G. : L’Esclave du tapis (traduit de l’anglais)
Stannard, R. : Le Monde des 1001 mystères (traduit de l’anglais)
Stine, R.L. : La Nuit des pantins (traduit de l’américain)
Tolkien, J.R.R. : Le Seigneur des anneaux (traduit de l’anglais)
Verne, J. : Voyage au centre de la terre
Wells, H.G. : L’Ile du docteur Moreau (traduit de l’anglais)
Wintrebert, J. : Kidnapping en télétrans − Les Ouraniens de Brume
Wül, S. : Oms en série − Niourk − L’Orphelin de Perdide

Romans policiers
Alessandrini, J. : Le Détective de minuit − Le Labyrinthe des cauchemars
Amelin, M. : Train d’enfer
Arrou−Vignod, J.P. : Agence Pertinax
Ashley, B. : Pièce à conviction (traduit de l’anglais)
Bennet, J. : L’impasse du crime (traduit de l’américain)
Bunting, E. : Qui se cache à Alcatraz ? (traduit de l’anglais)
Charles, F. : L’assassin est un fantôme
Daniels, S. : Un tueur à la fenêtre
Dayre, V. : Le Pas des fantômes
Fleishman, S. : Jim l’affreux (traduit de l’américain)
Grimaud, M. : L’assassin crève l’écran
Grisolia, M. : Menace dans la nuit
Horowitz, A. : Devine qui vient tuer − La Nuit du Scorpion (traduit de l’anglais)
Hubert−Richou, G. : Accident mortel
Hugues, Y. : Fausse note
Jonquet, T. : Lapoigne et l’Ogre du métro
Kellett, R. : Le Téléphérique de la peur (traduit de l’anglais)
Korb, L. et Lefevre, L. : L’étrange affaire Plumet
Larroc, A. : Un couteau dans la nuit
Martin, A. et Ribera, J. : Tous les détectives s’appellent Flanagan (traduit de l’espagnol)
Ménard, J.F. : Un costume pour l’enfer
Missonnier, C. : Pièges et sortilèges
Murail, M.A. : L’assassin est au collège
Myers, W.D. : Harlem blues (traduit de l’américain)
Pavloff, F. : Pinguino
Pelot, P. : Le Père Noël s’appelle Basile
Perol, H. : L’Ombre de la pieuvre
Picouly, D. : Cauchemar pirate
Senecal, D. : Le Mystère des mots croisés
Thies P. : Signé vendredi 13                                                                                       Trillard, M. : Les Petits Poucets
Les classiques du genre peuvent également être lus : Agatha Christie, Arthur Conan Doyle, Alfred Hitchcock, Maurice Leblanc,
Gaston Leroux, Pierre Very.

LISTE DE TEXTES PORTEURS DE RÉFÉRENCES CULTURELLES (5e − 4e)
Pour certaines œuvres ici proposées, il est recommandé de les aborder en extraits : un astérisque les signale.

Théâtre (XVIIe siècle)
Molière : Le Médecin malgré lui, Les Fourberies de Scapin,  L’Avare, Le Bourgeois gentilhomme.
Corneille, P. : Le Cid

Textes de critique sociale (XVIIIe siècle)
De Foë, D. : Robinson Crusoé*.
Montesquieu, C. : Lettres persanes*
Voltaire : Micromégas* − Jeannot et Colin
Swift, J. : Les Voyages de Gulliver*
Romans et nouvelles (XIXe siècle)
Balzac, H. de : Eugénie Grandet − Les Chouans*.
Flaubert, G. : « La Légende de Saint−Julien l’Hospitalier » − in Trois Contes
Mérimée, P. : Mateo Falcone − Colomba − La Vénus d’Isle
Sand, G. : La Mare au diable − François le Champi
Daudet, A. : « L’Agonie de la Sémillante » − in Les Lettres de mon moulin

Accompagnement des programmes de 6ème : sélection de titres pour la classe de sixième

I – Contes

Anonyme. Ali Baba et les 40 voleurs – Histoire d’Aladin – Simbad le marin (traduits de l’arabe et du persan)

Anonyme. Contes du Panchatantra ( traduit de l’hindi )

Anonyme. Contes et légendes de l’Inde (bilingue tamoul/français)

Anonyme. L’honnête commis Tchang (traduit du chinois)

Andersen, H.C. La petite Sirène et autres contes (traduit dudanois)

Aymé, M. Les Contes du chat perché

Asrafiev V. Perdu dans la Taïga – Une Enfance en Sibérie (traduit du russe)

Calvino, I. Romarine (traduit de l’italien)

Cendrars, B. Petits Contes nègres pour les enfants des blancs

Clavel, B. Légendes de la mer

Daudet, A. Les Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon

Diop, B. Contes et Lavanes

Dumas, P. Contes à l’envers

Faulkner, W. L’Arbre aux souhaits (traduit de l’américain)

Grimm, J. et W. Contes – La Clé d’or – Les 7 corbeaux et autres contes (traduits de l’allemand)

Gripari, P. La Sorcière de la rue Mouffetard

Janson, T. Contes de la vallée de Moumine (traduit du suédois)

Kahn, E. Contes et légendes de la Bible

Khasai, M. Le Prince et le faon (bilingue persan/français)

Khemir, Y. L’Ogresse (bilingue arabe/français)

Laabi, A. Saïda et les voleurs de soleil (bilingue arabe/français)

Leprince de Beaumont, Mme. La Belle et la bête

Nodier, C. Le Chien de Brisquet – Trilby – La Fée aux miettes

Perrault, C. Contes – Contes de ma mère l’oye

Singer, I. B. Zlateh la chèvre et autres contes (traduit de l’américain)

Soupault, R. et P. Histoire merveilleuse des cinq continents

Tournier, M. Sept Contes

Wilde, O. Le Prince heureux – Le Géant égoïste et autres contes (traduit de l’anglais)

A consulter également : anthologies thématiques publiées chez divers éditeurs, contes régionaux, contes contemporains (littérature – jeunesse).

II – Poésie

Carême, M. Au clair de la lune

Charpentreau, J. Poèmes pour les jeunes du temps présent – L’Amitié des poètes – Prête-moi ta plume

Coran, P. Jaffabules

Desnos, R. Chantefleurs et chantefables

Hugo, V. Chansons – Poésies et chansons (titres d’anthologies)

Jean, G. Écrits sur la page – Poèmes de toujours pour l’enfance et la jeunesse

La Fontaine de, J. Fables

Massoudy, H. Antara, le poète du désert (traduit de l’arabe)

Obaldia de, R. Innocentines

Prévert, J. Paroles

Queneau, R. Courir les rues

Roy, C. Enfantasques – La Cour de récréation

Soupault, P. Poèmes pour mes amis les enfants

De nombreuses anthologies thématiques publiées chez divers éditeurs peuvent être consultées, ainsi que les collections spécifiques de poésie pour la jeunesse.

III – Romans et récits

A. Romans et récits centrés sur la vie affective

Aamado, J. L’Enfant du cacao (bilingue portugais/français)

Bawden, N. Un petit Cochon de poche (traduit de l’anglais)

Begag, A. Le Voleur d’écriture, La Force du berger

Ben Aych, G. Le Voyage de Mémé

Byars, B. Balles de flipper – Rude journée pour Sara (traduits de l’américain)

Buchanan – Smith. Le Goût des mûres

Chotomska, W. L’Arbre à voile (traduit du polonais)

Garfield, R. La Montre en or (traduit de l’anglais)

Giorda. L’Incendiaire

Goscinny, R. et Sempé, J.-J. Le Petit Nicolas – etc.

Gutman, C. Toufdepoil – Pistolet-Souvenir

Hampaté Ba, A. Le petit frère d’Amkoullel

Hartling, P. Flo – Oma – Ben est amoureux d’Anna (traduits de l’allemand)

Kemp, G. Le terrible trimestre de Gus (traduit de l’anglais)

King – Smith, D. Les Souris de Sansonnet (traduit de l’anglais)

Lenain, T. Un Marronnier sous les étoiles

Mauffret, Y. Une Amitié bleu Outremer

Modiano, P. Catherine Certitude

Morgensen, S. La Sixième

Murail, M. A. Baby-sitter blues – Sans sucre, merci

Pennac, D. Cabot caboche – Kamo (3 titres)

Peskine, B. Chef de famille

Ray, S. Fatik, le jongleur de Calcutta (traduit du bengali)

Schneegans, N. La plus grande Lettre du monde

Venulhet, J. Carton rouge, Matin d’orage

Voigt, C. Les Enfants Tillermann (t. 1 et t. 2)

B. Romans et récits merveilleux

Arkin, A. Moi, un lemming (traduit de l’américain)

Babbitt, N. La Source enchantée (traduit de l’américain)

Buzatti, D. La fameuse Invasion de la Sicile par les ours (traduit de l’italien)

Dahl, R. Sacrées sorcières – Matilda (traduits de l’anglais)

Déon, M. Thomas et l’infini

Druon, M. Tistou les pouces verts

Garrel, N. Au Pays du grand condor

Hikmet, N. Le Nuage amoureux (traduit du turc)

Honaker, M. Erwan le maudit

Kästner, E. Le 35 mai (traduit de l’allemand)

King – Smith, H. Le Cochon devenu berger – Le Nez de la reine (traduits de l’anglais)

Lagerlof, S. Le merveilleux Voyage de Nils Holgerson (traduit du suédois)

Lively, P. Le Fantôme de Thomas Kempe (traduit de l’anglais)

O’Brien, R. C. La Couronne d’argent (traduit de l’américain)

Pearce, P. Tom et le jardin de minuit (traduit de l’anglais)

Pennac, D. L’Œil du loup

Piumini, R. La Verluisette (traduit de l’italien)

Reid Banks L’Indien du placard (traduit de l’anglais)

Roy, C. Le Chat qui parlait malgré lui – La Maison qui s’envole

Surget, A. Le Renard de Morlange

Suskind, P. L’Histoire de Monsieur Sommer (traduit de l’allemand)

Yourcenar, M. Comment Wang Fô fut sauvé

C. Romans et récits historiques

Brisou – Pellen, E. Le Défi des druides – Les cinq écus de Bretagne – Le Fantôme de Maître Guillemin

Dejean, J. – L. Histoires de la Préhistoire – Les Lions de César – Le premier Chien

Jay, A. Complot à Versailles

Judenne, R. Le Levrier du pharaon – Une vie à tout prix – Le Cannibale de Joséphine

Lowry, L. Compte les étoiles (traduit de l’américain)

Miquel, P. Le Piège gaulois

Molnar, F. Les Gars de la rue Paul

Nozière, J. – P. La Chanson de Hannah

Richter, H. P. Mon Ami Frédéric (traduit de l’allemand)

Solet B. Les Brigands de la Saint – Michel – Bastien gamin de Paris – Jehan de Loin

Soyez, J. – M. La Princesse Iroquoise – Thibault et Nicolette ou la première Commune

Weulersse, O. Le Messager d’Athènes – Les Pilleurs de sarcophages – Le Serment des catacombes

Winterfeld, H. L’Affaire Caïus

D. Fantastique et science-fiction

Andrevon, J. – P. La dernière Pluie

Ebly, P. L’Eclair qui effaçait tout

Grenier, C. Virtuel, attention danger – La Machination

Grousset, A. La Citadelle du vertige

Honacker, M. Le Prince d’ébène – La Sorcière de midi

Horowitz, A. L’Ile du crâne – Maudit Graal

Martinigol, D. Les Oubliés de Vulcain

Sautereau, F. La cinquième Dimension – Un Trou dans le grillage – Classe de lune

Surget, A. Les Fils des loups

Thies, P. Le Sorcier aux loups

Wul, S. Retour à « 0 » (traduit de l’anglais)

E. Policiers

Arrou – Vignod, J.-P. Enquête au collège

Boileau – Narcejac. Sans-Atout et le cheval fantôme, etc.

Caban, G. Faux-ami

Craipeau, J. – L. Gare au carnage – Amédée Petipotage !

Daeninckx, D. Le Chat de Tigali

Ferdjoukh, M. L’Assassin de papa – Embrouille à minuit

Honacker, M. Croisière en meurtre majeur

Horowitz, A. Le Faucon malté – Signé F. K. Bower (traduits de l’anglais)

Hugo, H. Lambada pour l’enfer

Jeffries, R. Les Horloges de la nuit (traduit de l’anglais)

Kästner, E. Emile et les détectives (traduit de l’allemand)

Nozière, J.-P. Souviens-toi de Titus – Des Crimes comme-ci comme-ça

IV – Albums

Alexander, S. et Lemoine, G. Leïla

Aroneanu, D. et Dehong. La grande Muraille des caractères

Bukiet, S. et Muller, H. Écritures dans l’histoire et par les contes

Clément, C. et Cassabois, J. Le Luthier de Venise

Clément, C. et Lemoine, G. Le Batelier du Nil

Coudray, J. – L. Le Mouton Marcel

Daeninckx, D et Gauthier, A. Le Papillon de toutes les couleurs

Giono, J. et Bac, F. L’Homme qui plantait des arbres

Hawkins J. et C. Les Sorcières

Joiret, P ; et Bruyère, X. Mina, je t’aime

Laurencin, G. et Pef. Le Dimanche noyé de grand’ père

Leprince de Beaumont Mme, Cocteau, J et Gauthier, A. La Belle et la bête

A. Maymat, N. et Clément, F. L’Histoire d’Héliacynthe

Morgensen, S. et Boucher, J. La grosse Patate

Place, F. Les derniers Géants

Quesemand, A. et Berman, L. Colporteurs d’images

Sempé, J.-J. Quelques enfants

V – Bandes dessinées

Chaillet, G. Vasco : Ténèbres sur Venise

Colman, S.et Desberg, S. Billy the cat – l’Eté du secret

Edgar P. Jacobs. Les Aventures de Blake et Mortimer – la Marque jaune

Forest, J.-C. Enfants, c’est l’hydragon qui passe

Franquin, A. Gaston Lagaffe : Le Bureau des gaffes en gros

Fred. Philémon : Le Voyage de l’Incrédule

Gelluk, P. Le Chat : Le Retour du chat

Goscinny, R. et Uderzo, A. Astérix le gaulois – Astérix et Cléopâtre – Le grand Vizir Iznogoud

Hergé. Les aventures de Tintin : Tintin au Tibet, etc. – Quick et Flupke, gamins de Bruxelles

Juillard, A. et Cothias, P. Masque rouge

Martin, J. Alix : Les légions perdues

Morris. Lucky Luke : Des Rails sur la prairie

Roba, J. Boule et Bill : Boule et Bill, globe-trotters, etc.

Tito. Tendre banlieue : Le Bahut

Winsor Mc Cay. Little Nemo

La lecture du moment : Cherub

Les lecteurs se l’arrachent, c’est Cherub de Robert Muchamore, treize volumes déjà et un site

« CHERUB est une organisation secrète dépendant du MI5, les services de renseignement britanniques. Elle recrute des orphelins au fort potentiel intellectuel et physique. Elle leur donne une formation afin qu’ils puissent infiltrer des organisations criminelles. Là où un adulte est forcément suspect, un enfant passe inaperçu. CHERUB est elle-même un « personnage » des romans, puisque de nombreux chapitres évoquent en détail sa structure, son organisation, son fonctionnement, ses problèmes » lit-on en page d’accueil.


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