Archive pour novembre 2013

Samouraï Océan (Tome 1 : Le destin de Satchi) par Hugo Verlomme

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copié/collé sur le site de Clarabel : son avis

Cette lecture aura été une excellente surprise, car je ne partais pas follement convaincue, au vu de cette couverture peu engageante (et pourtant, très fidèle au contenu du livre !). Ni une, ni deux, l’auteur a su m’embarquer dans son univers d’aventure et de passion, tout ça sur fond écologique, avec en arrière-pensée la troublante sensation de songer à Vango (le foisonnant roman de Timothée de Fombelle).

Dans Samouraï Océan, c’est aussi l’histoire d’un orphelin, Satchi, qui été retrouvé sur le dos d’une tortue alors qu’il n’était qu’un bébé. On ne sait rien de ses origines, il a grandi dans un petit coin paradisiaque, en compagnie d’Evolina et des siens. Lorsque la jeune fille a eu l’opportunité de partir, Satchi s’est retrouvé seul et désemparé. A son tour, il a pris le large, s’est trouvé une mission (sauver la faune et la flore des fonds marins, menacés par la pêche industrielle) et a trouvé un point d’ancrage auprès de Marco, Elena et des jumelles Mina et Mona.

Un jour, suite à une mission douloureuse, où il a bien failli laisser sa peau (il a été frappé par la foudre et ses cheveux ont blanchi), Satchi découvre à la télé un documentaire sur le surf et aperçoit la silhouette d’Evolina. Il part aussitôt à sa recherche, se propulse nouveau champion de la vague sans avoir rien calculé, attire la jalousie haineuse de Jason, le recordman en titre, également le petit ami de Lina ! Les retrouvailles promettent monts et merveilles, mais surtout l’action est intense, le danger est partout (on veut faire payer à Satchi ses actes de piratage en mer), le garçon dérange, mais il semble survoler tout ça avec une grâce sans nom.

Satchi est un cœur pur, avec des valeurs et un sens de la noblesse véritable. C’est un authentique, un garçon qui ne triche pas, qui suit son instinct. Il est béni des dieux, il possède un sabre qui a été taillé dans une matière unique et rare, il est capable de beaucoup, mais il a aussi une part d’ombres, avec ses racines secrètes, ses mystères, etc. Franchement, je ne m’étais pas attendu à aimer autant ce livre ! C’est passionnant, ça caracole à chaque coin de page, le récit nous entraîne loin, très loin, et jamais on ne s’ennuie un seul instant ! Vivement la suite.

Gallimard jeunesse, juin 2013
La couverture a été réalisée par l’illustrateur italien Davide Nadalin, à qui l’on doit les illustrations de Percy Jackson.

Concours de lettres à l’écrivain qui a changé votre vie !12-18 ans : remise des prix

2013-11-27 16.10.57toutes les lettres exposées et groupées selon auteurs ou centres d’intérêt, on cherche la sienne en attendant l’heure de la remise des prix, presque cent-cinquante lettres ! présentation bienveillante  de l’ensemble, la diversité est soulignée, des récompenses,  des échanges et un goûter… Noël avant Noël à La Médiathèque Andre Labarrère !

A suivre une lecture/spectacle samedi 30 novembre à 16 h 30 : une comédienne et un musicien liront et mettront en scène des extraits de la plupart des lettres reçues.

Le laboureur et ses enfants

dit par Mélissa et Alexandre

  Le Laboureur et ses Enfants
de Jean de La Fontaine (1621-1695)

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.
Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

Les fonctions dans la phrase

les-fonctions

Ils aiment : La troisième vengeance de Robert Poutifard de Jean-Claude Mourlevat

Illustrations de Beatrice Alemagna, Collection Folio Junior (n° 1513), Gallimard Jeunesse

lu par J-Claude Mourlevat,  bref extrait ici.

quatrième de couverture

Comment occuper sa retraite quand on a été toute sa vie instituteur en CM1? Robert Poutifard n’a qu’une idée en tête : se venger de ses anciens élèves. Leur faire enfin payer ces années de chahut et d’humiliation! La vengeance est un plat qui se mange froid, et Robert Poutifard leur prépare une vraie surprise du chef. Ces sales mômes vont vraiment déguster!
Et si le maître d’école détestait les enfants? Une histoire méchamment drôle pour savourer les coups les plus tordus et les situations les plus atroces!

L’avis de Pascale Pineau sur Ricochet

L’heure de la retraite a enfin sonné pour Robert Poutifard, instituteur à l’école des Tilleuls, après 37 années scolaires passées auprès des élèves de CM1. C’est une délivrance pour cet enseignant de ne plus avoir à affronter tous ces enfants qui s’amusaient à lui jeter des boulettes de papier pleine d’encre et qui se moquaient inlassablement de lui. Tout aurait pu s’arrêter là, seulement Robert Poutifard veut se venger. Parmi les élèves qui l’ont vraiment humilié, il en retient trois. Trois, invités à payer pour tous les autres. La première vengeance marche à merveille, de même pour la seconde…enfin arrive la troisième. Celle qui concerne Audrey Masquepoil, jeune chanteuse pour ados, aux mélodies insupportables. Les circonstances et le grand cœur de Robert Poutifard, qui finalement n’est pas si méchant que cela, vont modifier le cours des choses. (…) Pas de temps mort, des scènes burlesques, un style fluide…une bonne comédie !

L’histoire de Göttingen, la chanson de Barbara, sur Karambolage, Arte TV

troisième volet de cette émission du 10 novembre 2013, cliquer ici

Et voici maintenant Nikola Obermann qui va nous raconter ce soir l’histoire d’une célèbre chanson de Barbara, créée il a juste 50 ans, voyez :

Si vous demandez à un Allemand à quoi il associe la ville de Göttingen, il vous répondra du tac au tac : à l’université. Car dans cette ville de Basse-Saxe, forte de 120 000 habitants, les étudiants représentent 20% de la population. Posez la même question à un Français, et vous verrez, la réaction est radicalement différente :
Bien sûr nous, nous avons la Seine et puis notre bois de Vincennes,…
Heu… Barbara !
Les Français connaissent donc Göttingen par une chanson.

Mais revenons à l’époque où la chanteuse Barbara n’était pas encore la grande star que l’on connaît. Nous sommes en 1964, elle chante dans un cabaret parisien en s’accompagnant au piano. Parmi ses fans : un jeune Allemand, Hans-Günther Klein, directeur du Junges Theater de Göttingen. Un jour, il prend son courage à deux mains et invite Barbara à se produire à Göttingen. Pas facile ! La Deuxième Guerre mondiale hante encore les esprits et Barbara, qui est née dans une famille juive, a pratiquement passé toute sa jeunesse à se cacher pour échapper à la déportation. La réponse tombe : Non, pas question d’aller chanter en Allemagne. Le lendemain, revirement complet : Elle accepte de faire le voyage mais pose une condition, qu’il y ait un piano à queue.

A son arrivée à Göttingen, c’est la consternation : un énorme piano droit trône sur la scène. Barbara refuse de jouer. Ce piano tout en hauteur lui bouche la vue. Elle veut voir son public, il lui faut un piano à queue. Le directeur de théâtre a beau lui expliquer que les déménageurs de piano de Göttingen font grève, Barbara reste inflexible. Quelques heures plus tard, dix étudiants hissent sur la scène un piano à queue noir qu’ils viennent d’emprunter à la mère d’un de leurs camarades. Le concert commence avec deux heures de retard, c’est un immense succès. Le contrat de Barbara est prolongé d’une semaine. Le lendemain, la chanteuse, qui au départ ne voulait rien voir de l’Allemagne, accepte de suivre les étudiants qui lui font visiter toute la ville, y compris l’ancienne maison des frères Grimm, les célèbres collectionneurs de contes. Elle est agréablement surprise par la beauté du site, les connaissances en français de ses hôtes, la chaleur de l’accueil. L’avant-dernier jour, elle écrira finalement « Göttingen » dans un petit jardin jouxtant le théâtre. C’est un remerciement, une déclaration d’amour à la ville et à ses habitants, un manifeste contre la guerre. Le soir même, elle interprète la chanson à moitié terminée devant un public enthousiaste et ému à la fois.

Le talent de Barbara est indéniable. Quand elle parle des enfants blonds, de la mélancolie ou des roses de Göttingen, elle nous met le cœur à l’envers sans jamais sacrifier au kitsch. Ainsi, on lui pardonne même volontiers de faire rimer le prénom de Hans – qu’elle prononce à la française, « Hanse », avec « France ». D’ailleurs, ce petit accent français, ah comme c’est charmant, notamment quand elle dit « Göttin’ gueune », « Göttin’ gueune » au lieu de « Göttingen ». Ce titre, que Barbara enregistre en allemand quelques années plus tard, est aujourd’hui l’un des classiques de la chanson française. A l’époque, juste un an après la signature du traité de l’Elysée, Barbara n’avait certainement pas l’intention d’écrire un hymne à la réconciliation franco-allemande – et c’est pourtant ce qu’elle a fait !

« …Et lorsque sonnerait l’alarme, s’il fallait reprendre les armes, mon cœur verserait une larme pour Göttingen, pour Göttingen. »

Texte : Nikola Obermann
Image : Aurélie Pollet

Médiathèque André Labarrère : lettre à l’écrivain qui a changé ma vie/ suite

La Médiathèque André Labarrère nous écrit :

Nous avons bien reçu vos lettres et nous vous en remercions très sincèrement.

Vous y avez mis du cœur, ça se sent, et nous passons des moments très agréables à les lire.

Voici quelques petites infos pour la suite des évènements :

– Nous organisons une remise des prix le mercredi 27 novembre sur le pôle Intermezzo (1er étage). Nous en décernerons quatre :

  • Le grand prix
  • le prix de l’émotion
  • le prix de l’écriture
  • le prix de l’originalité.

Tout le monde est invité, ce sera l’occasion de discuter tous ensemble autour d’un goûter et d’échanger sur vos courriers.

– Un spectacle est en cours de création à partir de vos lettres. Il y en aura pour tous les goûts ! Venez nombreux, il y a des chances pour que vous vous reconnaissiez. Nous ne citerons pas de noms mais une comédienne et un musicien liront et mettront en scène des extraits de la plupart des lettres que nous avons reçues. Ce spectacle aura lieu le samedi 30 novembre à l’auditorium de la médiathèque.

– Nous allons également afficher les lettres ainsi que les œuvres dont elles parlent dans une des salles de travail du 1er étage. Ce sera visible en fin de semaine prochaine et ce jusqu’aux vacances de Noël.

– Et enfin nous enverrons les lettres aux auteurs début janvier. Pourquoi si tard ? Et bien, pour être honnêtes, c’est parce que nous ne voulons pas afficher de photocopies et que nous ne voulons pas non plus envoyer de photocopies aux auteurs. Vous vous êtes donnés la peine de colorier, de dessiner, de décorer et il serait dommage de ne pas le montrer.


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