Alice, Lisa et Diane recommandent Nos étoiles contraires de John Green

Collection : Romans Grand format Auteur : J. Green Traducteur : C. Gibert

Note de l’éditeur :

Entre rire et larmes, le destin bouleversant de deux amoureux de la vie.

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature.
Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Élu « Meilleur roman 2012 » par le Time Magazine !

extraits :

« – Je suis amoureux de toi, a-t-il dit doucement.
– Augustus !
– Vraiment, a-t-il répondu. Il me fixait, et je pouvais voir que les coins de ses yeux se plissaient. Je suis amoureux de toi, et je n’ai aucunement l’envie de le nier et de m’épargner le plaisir de dire des choses vraies. Je suis amoureux de toi, et je sais que l’amour est juste un cri dans le vide, et que l’oubli est inévitable, et que nous sommes tous condamnés, et qu’un jour viendra où tout notre travail sera réduit à de la poussière, et je sais que le soleil va avaler la seule planète que nous aurons jamais, et je suis amoureux de toi. »

***

« J’ai coupé le moteur et je me suis tournée vers lui. Il était très beau.
– Hazel Grace, a-t-il dit, mon nom paraissait plus joli, comme neuf dans sa bouche. Je suis très content d’avoir fait ta connaissance.
– De même, Monsieur Waters.
J’étais intimidée. Je ne pouvais soutenir l’intensité de son regard bleu azur.
– Je peux te revoir ? a-t-il demandé d’un ton qui trahissait une inquiétude charmante.
J’ai souri.
– Bien sûr.
– Demain ?
– Attention, ai-je rétorqué. Tu risques de passer pour un impatient.
– C’est pour ça que j’ai dit demain, a-t-il répliqué. J’ai déjà envie de te revoir maintenant. Mais je vais m’obliger à attendre toute la nuit et une bonne partie de la journée de demain.
J’ai levé les yeux au ciel.
– Je ne blague pas, a-t-il insisté.
– Tu ne me connais même pas.
J’ai pris le livre qu’il avait calé entre les deux sièges.
– Et si je t’appelais quand j’ai fini ça ? ai-je proposé.
– Tu n’as pas mon numéro.
– Je te soupçonne fortement de l’avoir écrit dans ce livre.
Il s’est fendu de son sourire béat.
– Et tu oses dire qu’on ne se connaît pas. »

Hazel a seize ans, un cancer des poumons dont elle sait qu’il l’emportera, et une façon à la fois légère et courageuse de prendre la vie en attendant. Sur les conseils de ses parents attentifs, elle participe à un groupe de parole et rencontre Augustus. Ce dernier, en rémission complète, a perdu sa jambe d’un ostéosarcome. Il tombe sous le charme d’Hazel, qui hésite elle à suivre son cœur de peur de laisser des gens éplorés derrière elle. Augustus décide alors d’utiliser un « voeu » offert par une fondation contre le cancer, et d’emmener Hazel pourtant fatiguée jusqu’à Amsterdam, afin qu’elle y rencontre l’auteur de son roman préféré, « Une impériale affliction » – l’histoire est parsemée de ses références et extraits. Le rendez-vous sera épouvantable, mais ce week-end magique permettra toutefois aux jeunes gens de s’aimer pour la première et la dernière fois. Madame la maladie rôde en effet autour d’eux plus fort que jamais…Auteur éclectique mais surtout jamais là où on l’attend, John Green se glisse dans la tête d’Hazel, la narratrice, avec un naturel confondant. Certes, qui n’a pas vécu de près ou de loin le cancer ne peut sans doute pas présumer de la justesse des manifestations physiques ici évoquées (car elles ne sont pas éludées, juste intégrées au fil du récit). Mais les sentiments contradictoires qui assaillent la jeune fille, l’humour bravache avec lequel elle contient ses angoisses, ses moments de désespoir suivis de la légèreté la plus adolescente résonnent d’un grand naturel. Hazel trouve en Augustus un amoureux, mais aussi une âme sœur avec qui théoriser, échanger des bribes de philosophie de la vie qu’on attendrait de la bouche d’un vieux sage. La maladie rend tout de même irrémédiablement mature… Et ce aussi bien Hazel, héroïne ordinaire, que ses proches aux réactions heureusement toutes positives – l’auteur suggère que ce n’est pas toujours le cas.
La construction narrative autour d’ « Une impériale affliction », et le personnage douloureux de son auteur, peuvent déconcerter. Mais ils structurent le roman, lui imposent une ossature et un rythme qui évitent sans doute de verser dans le misérabilisme ou la complaisance. Mais l’écriture, lumineuse et immédiate, aurait de toute façon prévenu l’écueil. A lire forcément, dès 13/14 ans avec une grosse boîte de mouchoirs.

Sophie Pilaire

 

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