Archive pour janvier 2014

« Noir, blanche » un poème de Shania

2014-01-29 08.23.57Shania et Logan lisent Noir, blanche, cliquer sur l’image pour les entendre

Blanc, noire

Je suis blanc,

tu es noire

quelle différence, va savoir

sur ce banc que des blancs

dans ce couloir que des noirs

Notre couleur n’est pas la même

mais cela ne m’empêche pas de te dire je t’aime

ta couleur de peau te fait honte

mais tu continues et tu nous la montres

Quand on se moque de ta peau

tu veux en changer aussitôt

mais ce n’est pas ce qu’il faut

reste et sens-toi bien dans ta peau

je suis blanche

et je flanche

je suis trop franche

Ce rire sur notre peau

va nous faire avancer

tu te tais* et tu te hais

Mais lève la tête, regarde cette beauté,

C’est la tienne,

Faut pas changer

          * tu te thais trouvaille d’une orthographe « en cours d’acquisition »

écouter un fabliau « Les perdrix »

File:Les Très Riches Heures du duc de Berry octobre.jpg

Cliquer sur l’image pour entendre le fabliau Les perdrix

Les Très Riches Heures du duc de Berry est un livre d’heures commandé par le duc Jean Ier de Berry et actuellement conservé au musée Condé à Chantilly (source wikipédia)

écouter un fabliau « La vieille qui oint la paume au chevalier »

File:Les Très Riches Heures du duc de Berry aout.jpg

cliquer sur l’image pour entendre La vieille qui oint la paume au chevalier

Les Très Riches Heures du duc de Berry est un livre d’heures commandé par le duc Jean Ier de Berry et actuellement conservé au musée Condé à Chantilly (source wikipédia).

Le goût des autres / Le Bourgeois gentilhomme, une parenté

Catia, Inès et Martin aiment aussi La rivière à l’envers de Jean-Claude Mourlevat

img292cliquer sur l’image pour les entendre (et découvrir d’autres titres de Jean-Claude Mourlevat)

Les Misérables / un feuilleton en 14 épisodes – mise en voix France Culture

https://i0.wp.com/pmcdn.priceminister.com/photo/Hugo-Victor-Les-Miserables-Livre-2866530_ML.jpg

cliquer sur l’image pour entendre le premier épisode

Réalisation François Christophe

Adaptation Hélène Bleskine

Conseillère littéraire Caroline Ouazana

Rediffusion de Décembre 2012

Le réalisateur François Christophe disparu accidentellement le 26 décembre dernier laisse derrière lui une œuvre radiophonique dont le talent et la sensibilité resteront dans nos mémoires à jamais. Et pour lui rendre hommage, hommage qui continuera avec la diffusion de fictions dont il venait d’achever la réalisation et que les auditeurs pourront découvrir dès le mois d’Avril, la fiction a souhaité rediffuser Les Misérables de Victor Hugo.

Episode 1

Victor Hugo a soixante ans lorsqu’il achève la rédaction des Misérables. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s’arrachent le livre.  En octobre, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Victor Hugo écrit : « Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre Les Misérables est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s’il sera lu par tous, mais je l’ai écrit pour tous. Il s’adresse à l’Angleterre autant qu’à l’Espagne, à l’Italie autant qu’à la France, à l’Allemagne, autant qu’à l’Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu’aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s’arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l’homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l’enfant souffre faute d’un livre qui l’enseigne et d’un foyer qui le réchauffe, le livre Les Misérables frappe à la porte et dit : « Ouvrez-moi, je viens pour vous ». À l’heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s’appelle l’homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ».

Mais si l’histoire des Misérables a ému tant de lecteurs – roman-fleuve où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés – c’est aussi grâce à une langue. Celle d’un grand poète de la littérature. Cette adaptation radiophonique a voulu rendre compte de cette langue puissante et incroyablement vivante en la faisant entendre littéralement car l’histoire a presque fini par oblitérer la singularité de la voix qui la porte. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qui est écrit. C’est assez difficile à exprimer, mais c’est ce que l’on découvre lorsqu’on se laisse envahir par le livre. C’est comme si l’on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu’il a de meilleur, dans ce qu’il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l’Histoire et il nous la fait aimer.

Dès lors, le choix de l’adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou voix en éclats. Presque cousues pour aller à l’épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit.

Avec

Philippe Magnan (Le narrateur)

Jean-Marie Winling (Jean Valjean)

Michaël Lonsdale (Monseigneur Myriel)

Thierry Bosc (Le conventionnel)

Laurence Mercier (Mlle Baptistine)

Christine Pignet (Mme Magloire)

Etienne Grébot (L’aubergiste)

Jacques Poix-Terrier (Le brigadier)

Et la voix de Myriam Ajar

Musique originale composée par Krishna Lévy

Interprétée par Françoise Guéri, Christophe Guiot, Laurent Lefèvre, Philippe Nadal et Françoise de Maubus 

Bruitage Patrick Martinache

Prise de son, montage, mixage Catherine Déréthé et Sébastien Labarre

Assistante à la réalisation Laure-Hélène Planchet

La rivière à l’envers : ce qu’ils en disent

cliquer sur l’image pour entendre Mehdi, Matthieu et Alexis

le site de Jean-Claude Mourlevat, cliquer ici

une suggestion de lecture : Gamines de Sylvie Testud

Gamines

Gamines Sylvie Testud

critique qui suit découverte et copiée/collée sur Copie Double

Genre : « Roman » selon l’auteur mais à considérer comme un récit autobiographique, pour adultes (peut se lire dès la 4ème)

Aperçu : Sibylle est un garçon manqué. Elle vit à Lyon avec sa grande sœur Corinne dite « La commandante » ou « L’Oreille en coin » et sa petite sœur Georgette appelée « Geogeo ». Le père n’est pas là. Il n’a même pas de prénom, personne ne parle de lui sauf en disant « Il ». La mère tente d’élever comme elle peut ses trois filles, ce qui n’est pas toujours facile, bien qu’elle puisse compter sur son frère, ses parents et toute une famille très brune. Parmi tous ces gens, Sibylle est blonde et mal dans sa peau. Il paraît qu’elle « Lui » ressemble…

Notre avis : Très bien. Ce livre est très agréable à lire et derrière un ton faussement naïf invite à une vraie réflexion sur toutes sortes de thèmes : l’enfance, la famille, le divorce, le regard des autres, le pardon, la célébrité, les racines, l’imagination et bien d’autres sujets encore. Le style est travaillé. Beaucoup de dialogues. Le ton moderne et oral fait penser parfois au Petit Nicolas. Certains moments sont vraiment émouvants, notamment le passage en Italie. Une belle réussite !

lecture d’un extrait de La rivière à l’envers de J-Claude Mourlevat

A la faveur de la récréation de dix heures, lecture d’un extrait de La rivière à l’envers par Tiffany, Catia, Guenaëlle, Naïma et Mélody : cliquer sur l’image pour les entendre

pour découvrir le site de Jean-Claude Mourlevat, cliquer ici

Estula

cliquer sur l’image pour entendre Estula (voir site Littérature audio pour d’autres fabliaux)

L’auteur

Pietro de’Crescenzi, né à Bologne aux environs de 1233, a fait des études de droit. Entre 1269 et 1299, il exerça la profession de juge-conseiller auprès de différentes municipalités de l’Italie du Nord ; puis il se retira près de Bologne dans son domaine, la Villa dell’Olmo, où il rédigea autour de 1305, sans doute en latin, un Traité d’agriculture (Ruralium commodorum opus), dont on ne possède pas le manuscrit original.

L’ouvrage

Ouvrage célèbre au XIVe siècle (133 manuscrits nous en sont parvenus), ce Traité d’agriculture a fait l’objet de plusieurs traductions, dont une en français, effectuée en 1373 à la demande du roi Charles V et intitulée Rustican ou Livre des proffiz champestres et ruraulx. Il en existe 8 exemplaires, tous enluminés, qui sont conservés à : Chantilly, Londres, New York, Paris, Rouen et Vienne, mais le plus beau de tous est celui de Chantilly. Il fut peut-être commandé par René d’Anjou, beau-frère du roi Charles VII, et enluminé dans l’ouest de la France par le Maître du Boccace de Genève, entre 1459 et environ 1470.
Divisé en douze livres portant sur les principaux secteurs de l’agriculture et la conduite d’un domaine modèle au XIVe siècle, le Rustican était avant tout un beau livre d’images destiné à des personnages de haut rang, rois, grands seigneurs, dignitaires ecclésiastiques ou riches notables citadins. Les enlumineurs se sont peu souciés de rendre dans leurs peintures les techniques agricoles, architecturales et cynégétiques exposées par l’auteur. Il s’agit plutôt d’un ouvrage de luxe, objet de beauté et de délectation pour bibliophiles.

Le calendrier des travaux agricoles du Rustican ou Livre des proffiz champestres et ruraulx

Le calendrier

Il illustre le onzième livre et figure également, sous une forme moins achevée, dans l’exemplaire du Rustican de Vienne, qui est une copie de celui de Chantilly.
Le choix des sujets ne suit pas les tâches agricoles assignées à chaque mois par l’auteur. En particulier la représentation du gentilhomme à cheval qui parcourt la campagne, faucon au poing, est directement inspirée de l’iconographie du mois de mai dans les calendriers des livres d’Heures. Le paysan du mois de janvier, qui défonce un carré de terre à coups de pioche, ou ceux de février, qui fument un jardin, échappent à la tradition et relèvent de la seule initiative de l’artiste.
Sur les douze mois, quatre, soit un tiers, sont consacrés à la céréaliculture, trois, soit le quart, aux pratiques de l’élevage et deux à la viticulture.


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