Mathieu, Carlos et Valentin lisent un extrait de la Genèse : la tour de Babel

Cornelis Anthonisz, La destruction de la Tour de Babel (1547), copyright Bibliothèque royale de Belgiquecliquer sur l’image pour entendre Mathieu, Carlos et Valentin

Sur la gravure du Hollandais Cornelis Anthonisz (XVIe siècle), l’intensité dramatique est à son comble : on assiste au moment où la tour est en train de s’écrouler sous l’effet d’une tempête divine. L’œuvre est très didactique – une banderole est déroulée, dont le texte condamne la vanité de l’œuvre. Il s’agit ici d’une métaphore de la Rome pécheresse, l’artiste flamand s’inspirant du Colisée pour représenter la tour.

Au XIXe, dans cette illustration de la Bible, Gustave Doré fait de la sombre tour de Babel frappée par la tempête l’image du destin implacable venant anéantir l’effort des hommes. Mais ce qui domine l’image, c’est la dramatisation du groupe humain, au premier plan. Le désespoir de ce personnage aux bras levés au ciel est celui de l’humanité toute entière, confrontée à des forces qui la dépassent.

lire ici pour plus d’informations et images (où ont été puisés les deux images et textes ci-dessus, au CNDP/CRDP de l’académie de Paris

le texte :

[1] Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots.
[2] Comme ils étaient partis de l’orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent.
[3] Ils se dirent l’un à l’autre: Allons! faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment.
[4] Ils dirent encore: Allons! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre.
[5] L’Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. [6] Et l’Éternel dit: Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté.
[7] Allons! descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres.
[8] Et l’Éternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre; et ils cessèrent de bâtir la ville.
[9] C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que l’Éternel confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre.

0 Responses to “Mathieu, Carlos et Valentin lisent un extrait de la Genèse : la tour de Babel”



  1. Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s




février 2014
L M M J V S D
« Jan   Mar »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
2425262728  

%d blogueurs aiment cette page :