Archive pour avril 2014

Paul lit la première lettre de Meaulnes à François

Henri Fournier à 19 ans - CopieHenri Fournier à dix-neuf ans, cliquer sur l’image pour entendre la lecture de Paul

De toute ma vie je n’ai reçu que trois lettres de Meaulnes. Elles sont encore chez moi dans un tiroir de commode. Je retrouve chaque fois que je les relis la même tristesse que naguère.
La première m’arriva dès le surlendemain de son départ.
Mon cher François,
Aujourd’hui, dès mon arrivée à Paris, je suis allé devant la maison indiquée. Je n’ai rien vu.
Il n’y avait personne. Il n’y aura jamais personne.
La maison que disait Frantz est un petit hôtel à un étage. La chambre de Mlle de Galais
doit être au premier. Les fenêtres du haut sont les plus cachées par les arbres. Mais en
passant sur le trottoir on les voit très bien. Tous les rideaux sont fermés et il faudrait être
fou pour espérer qu’un jour, entre ces rideaux tirés, le visage d’Yvonne de Galais puisse
apparaître.
C’est sur un boulevard… Il pleuvait un peu dans les arbres déjà verts. On entendait les
cloches claires des tramways qui passaient indéfiniment.
Pendant près de deux heures, je me suis promené de long en large sous les fenêtres.
Il y a un marchand de vins chez qui je me suis arrêté pour boire, de façon à n’être pas
pris pour un bandit qui veut faire un mauvais coup. Puis j’ai repris ce guet sans espoir.
La nuit est venue. Les fenêtres se sont allumées un peu partout mais non pas dans cette
maison. Il n’y a certainement personne. Et pourtant Pâques approche.
Au moment où j’allais partir, une jeune fille, ou une jeune femme – je ne sais – est venue
s’asseoir sur un des bancs mouillés de pluie. Elle était vêtue de noir avec une petite
collerette blanche. Lorsque je suis parti, elle était encore là, immobile malgré le froid du
soir, à attendre je ne sais quoi, je ne sais qui. Tu vois que Paris est plein de fous comme moi.
Augustin
Le temps passa. Vainement j’attendis un mot d’Augustin le lundi de Pâques et durant tous
les jours qui suivirent – jours où il semble, tant ils sont calmes après la grande fièvre de
Pâques, qu’il n’y ait plus qu’à attendre l’été.

Lire la suite ‘Paul lit la première lettre de Meaulnes à François’

« objets-poèmes » : vernissage

2014-04-11 15.20.45

2014-04-11 11.05.18

2014-04-11 11.10.07

2014-04-11 11.14.50

2014-04-11 15.19.42

2014-04-11 15.18.23

2014-04-11 15.19.03

2014-04-11 15.19.58

2014-04-11 15.19.51

2014-04-11 15.20.38

2014-04-11 15.18.37

2014-04-11 11.05.04

« Bienvenue dans le journal des livres que nous aimons ! »

Capture d'écran 2014-04-05 05.56.38

Manon interroge Sofia, Selma et Mélanie au sujet de Parvana une enfance en Afganistan, de Deborah Ellis. Cliquer sur l’image, 3 mn !

extraits (et rectificatif) Le Monde en ligne du 06/04/2014

Plus de 86 millions d’électeurs pakistanais étaient appelés à choisir leurs 342 députés à l’Assemblée nationale et leurs représentants dans les quatre assemblées provinciales. Ce scrutin – considéré comme historique pour la consolidation démocratique du Pakistan, dont l’histoire a été jalonnée de coups d’Etat militaires – a été marqué par une forte participation des électeurs, malgré des attaques rebelles qui ont fait 22 morts samedi. La participation a été de « près de 60 % », soit le taux le plus élevé depuis 1977, a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche 12 mai la commission électorale (ECP). Le taux de participation avait été de 44 % au dernier scrutin en 2008.

extraits du roman

Le père vient d’être enlevé à la famille

« Mère se releva, elle avais pris Ali dans ses bras. Nooria restait prostrée, recroquevillée sur elle-même, terrorisée. Ce fut Maryam qui vint au secours de Parvana.
Quand elle sentit le contact des mains de sa soeur sur elle, Parvana eut d’abord un sursaut : elle croyait que c’était les soldats qui revenaient. Maryam lui carressait les cheveux doucement, et au bout de quelques temps Parvana comprit qu’elle n’était plus en danger. Elle se redressa. Elle avait mal partout. Maryam et elle restèrent enlacées un bon moment, toutes tremblantes.
Combien de temps la famille demeura-t-elle ainsi prostrée, pleine de douleur ? Parvana n’en avait aucune idée. Cela dura longtemps, bien longtemps après qu’Ali avait cessé et fini par s’endormir. »

(…)

« A Kaboul il y a plus de mines que de fleurs, disait son père. Les mines, il y en a autant que de pierres, et elles peuvent te faire exploser à n’importe quel moment. Rappelle-toi ton frère. »

« reportage » à la cathédrale de Lescar (1)

2014-03-25 10.44.08dans la pénombre de la cathédrale, les tablettes sont de sortie. Huit photos à prendre,

2014-03-25 11.19.24puis à sélectionner (des détails de la fresque, des chapiteaux, etc.) selon un « cahier des charges » pré établi.

20140401_102605puis au CDI, rendre compte : écriture et mise en page.

pour conclure la séquence poésie,

après l’arbre à poèmes, création d’autres objets-poèmes par équipes de deux, trois ou quatre.

2014-03-31 14.39.54 2014-03-31 14.42.402014-03-31 14.41.33


avril 2014
L M M J V S D
« Mar   Mai »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930