Archive pour juillet 2014

Les expansions du groupe nominal

fiche les expansions du groupe nominal

Voir animation : première partie du cours de Yann Houry  consacrée à l’expansion du nom (adjectif qualificatif épithète et complément du nom) sur son site Ralentir Travaux

Le Groupe Nominal

(G N)

  •  Le nom commun et son déterminant forment le groupe nominal minimal. Le nom est le noyau du groupe nominal.

 ex : ce voyage, quelques îles, un palmier

  •  À l’intérieur de ce GN, le nom peut être complété par des mots, des groupes ou des propositions de différentes natures, qui constituent les expansions du nom.

 J’ai aperçu un petit serpent à lunettes qui semble dormir. (petit, à lunettes et qui semble dormir sont des expansions du nom serpent)

  •  Les épithètes

La fonction épithète est d’abord celle des adjectifs qualificatifs et d groupes adjectivaux (GA), qui peuvent se placer avant ou après le nom.

Il glissa derrière un gros rocher tout noir.

 D’autres catégories de mots peuvent occuper la fonction épithète.

J’ai rencontré une femme astronaute. (nom épithète)

Je connais bien le poète Victor Hugo. (nom propre épithète)

Les marins restant sur le pont devront ouvrir l’oeil. (groupe participe)

  •  Les compléments du nom

Les groupes introduits par une préposition qui complètent un nom occupent la fonction de complément du nom.

 Le fils de leur chef exprima le désir de monter à bord. (de leur chef est un groupe prépositionnel (GP) nominal, complément du nom fils; de monter à bord est un groupe prépositionnel infinitif, complément du nom désir)

  •  Les groupes compléments du nom sont le plus souvent introduits par la préposition de mais aussi par d’autres prépositions: à (une attaque à main armée), en (un pont en bois), sans (un voyage sans retour)…
  •  Les propositions subordonnées relatives

Le nom peut aussi être directement complété par une proposition introduite par un pronom relatif, appelée proposition subordonnée relative. Dans ce cas, toute la subordonnée relative appartient au GN.

 Les gens qui vivent sur cette île sont très accueillants.

Les gens que nous avons rencontrés sont très accueillants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les formes poétiques

Les formes poétiques

(glané dans divers manuels dont Le livre scolaire)

• Vers des formes fixes

Au Moyen Âge, les poèmes sont de véritables chansons et s’accompagnent d’une mélodie: les strophes correspondent à une phrase musicale et on y trouve souvent un refrain.

Mais à la fin du Moyen Age, la poésie remplace la chanson et se fait de plus en plus musicale. Le poète s’impose des règles rigoureuses au niveau du rythme, de la disposition des rimes, de manière à mieux faire sentir ce qu’il évoque.

Les formes fixes (par exemple le dizain : dix décasyllabes) font alors leur apparition et empruntent parfois leurs noms aux chansons à danser comme le rondeau caractérisé par sa brièveté. Construit sur deux rimes, il s’ouvre sur un vers qui est repris dans les strophes suivantes, comme un refrain.

• Vers des formes plus modernes

Au début de la Renaissance, on délaisse les formes médiévales pour s’attacher à des formes modernes imitées de l’Antiquité. L’écriture devient plus savante et s’inspire du grec et du latin.

Les poètes cherchent alors une forme parfaite pour lier le sens et le rythme. C’est l’apparition du sonnet, poème composé de deux quatrains (strophes de quatre vers) et de deux tercets (strophes de trois vers) et dont les vers sont le plus souvent des alexandrins.

Ces formes fixes sont sans cesse en concurrence avec une pratique du vers libre, qui n’obéit à aucune règle. Ainsi, La Fontaine joue sur la variation de longueur des vers pour mieux ménager ses effets et rendre ses fables plus vivantes.

Le langage de la poésie

Différents procédés comme rythme, rimes et jeux de sonorités, contribuent à la musicalité du poème.
Le rythme

Le rythme du poème dépend à la fois de la longueur des vers employés, des pauses, et de la ponctuation. Ce rythme peut être lent ou rapide, régulier ou irrégulier. La nature du vers se déduit du nombre de syllabes qui le composent :

– un vers de 8 syllabes s’appelle un octosyllabe
– un vers de 10 syllabes s’appelle un décasyllabe
– un vers de 12 syllabes s’appelle un alexandrin

Comment compter les syllabes ?  le « e » => 

– il ne compte pas à la fin d’un vers

– Si un mot se terminant par un « e » est suivi d’un autre mot commençant par une consonne le « e » sera prononcé et compté.

Exemple : Maî/tre/ Re/nard/…

– Si un mot se terminant par un « e » est suivi d’un mot commençant par une voyelle, alors le « e » ne comptera pas.

Exemple : Il/ ou/vre un/…

• À l’intérieur des vers, une pause, que l’on appelle césure, peut marquer la cadence ; elle fait ressortir la construction de la phrase et les mots importants pour le sens.

Exemple : « Beauté des vers, // beauté des femmes » Charles Cros

• Les rimes et jeux de sonorités

En fin de vers, les rimes se distinguent par leur disposition :

– AABB: rimes suivies

– ABAB : rimes croisées

– ABBA: rimes embrassées.

À l’intérieur des vers, les sonorités peuvent être utilisées pour mimer des bruits.
• On peut créer un effet sonore en répétant certaines consonnes : on fait alors une allitération.

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? » (Racine)

On peut également créer une impression en répétant des voyelles à la rime ou à l’intérieur du vers : on fait alors une assonance.

« La colombe roucoule; écoute, un caillou roule en le souffle qui coule ou croule dans le joujou frêle de son cou » (Saint-Pol-Roux)

Procédés de style : images

Comparaison : relier deux éléments par un outil de comparaison (comme, pareil à, semblable à, ressembler à….)
Métaphore : relier deux éléments sans l’aide d’un outil d comparaison
Personnification : attribuer les caractéristiques d’une personne à un animal ou une chose


juillet 2014
L M M J V S D
« Juin   Sep »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031