Archive pour novembre 2014

Le choix du magazine Lire en jeunesse

La rédaction de Lire a donné, dans son dernier numéro, son palmarès des meilleurs livres de l’année. Les titres suivants ont été choisis en jeunesse :

Le gagnant :
Adam et Thomas par Aharon Appelfeld (L’Ecole des loisirs)
Les finalistes : Humains par Matt Haig (Hélium) et Le livre de Perle par Timothée de Fombelle (Gallimard jeunesse)

jouer la scène de la rencontre entre Aucassin et Nicolette

Aucassin et Nicolette

(article extrait de l’ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures« )

Œuvre parodique de la première moitié du XIIIe siècle, qui retrace les amours contrariées de deux adolescents, Aucassin, fils du comte de Beaucaire, et Nicolette, esclave sarrasine, en mêlant les registres, en empruntant formules et motifs aux chansons de geste et aux romans et en s’inspirant de la diversité des chansons lyriques. L’inversion des caractères masculins et féminins, la mise à mal de l’univers courtois, la confusion des valeurs chevaleresques et bourgeoises, chrétiennes et païennes, le monde à l’envers de Torelore*  font tout l’humour, voire le burlesque, de cette « chantefable », terme utilisé par l’auteur pour désigner le genre de son ouvrage (genre dont on ne connaît aucun autre exemple), où des strophes assonancées conçues pour être chantées alternent avec des passages en prose destinés à la lecture. Coupé en outre par de constants monologues et dialogues, ce récit demeure inclassable.

*(ou Turelure dans d’autres traductions)

falke3-1cliquer sur l’image pour entendre l’extrait dit par Maxime et Magali

un seul manuscrit médiéval contient le texte de Aucassin et Nicolette, le manuscrit français 2168, conservé à la Bibliothèque nationale de France (source wikipédia, voir tout l’article ici)

l’amour courtois : source wikipédia => extraits
La tradition de l’amour courtois a été florissante dans l’Europe médiévale, notamment en Occitanie et dans le Nord de la France à partir du XIIe siècle grâce à l’influence de protectrices comme Aliénor d’Aquitaine et Marie de France, la comtesse de Champagne et mécène de Chrétien de Troyes (cf. Lancelot ou le Chevalier de la charrette).

(…)

Il existe différentes écoles quant à l’interprétation de l’amour courtois. Il désigne l’amour profond et véritable que l’on retrouve entre un prétendant et sa dame. Au Moyen Âge, on lui attribuait certaines particularités courantes : l’homme doit être au service de sa dame, à l’affût de ses désirs et lui rester inébranlable de fidélité. C’est un amour hors mariage, prude sinon chaste et totalement désintéressé, mais non platonique et ancré dans les sens et le corps autant que l’esprit et l’âme. L’amoureux, dévoué à sa Dame était, normalement, d’un rang social inférieur, il était un noble de première génération en passe de conquérir ses titres de chevalerie.

Le sentiment de l’amant est censé s’amplifier, son désir grandir et rester pourtant en partie inassouvi. Il s’adresse souvent à une femme inaccessible, lointaine ou d’un niveau social différent de celui du chevalier. Elle peut feindre l’indifférence. On nommait ce tourment, à la fois plaisant et douloureux joï (à ne pas confondre avec « joie »).

(…)

Pour Georges Duby, il ne faut cependant pas voir dans l’amour courtois une promotion de la femme : c’est un jeu masculin, éducatif, où les jeunes hommes, pas encore mariés (les jovenes, les jeunes, comme Henri le Jeune, pas encore établis), maîtrisent leurs pulsions et leurs sentiments, comme ils apprennent à maîtriser leur corps dans un tournoi (ce qui n’exclut pas qu’ils laissent libre cours à leur libido avec des femmes de rang inférieur). De plus, la femme est une proie ; celle qui est la cible de l’amour courtois des jeunes est souvent l’épouse du suzerain, qui la donne en enjeu. Les jeunes cherchent à séduire la dame pour mieux plaire à leur seigneur, mais aussi pour mieux se différencier du peuple vulgaire, et des bourgeois, qui peuvent les concurrencer financièrement, mais pas culturellement.

voir aussi ici L’amour au Moyen-Age inséré dans un « livre numérique » d’Aucassin et Nicolette

Roman de Renart : scène des jambons, un document INA

CHAP1-4cliquer sur l’image (dessin de Benjamin Rabier)

pour découvrir l’extrait

Voir ici d’autres dessins de Benjamin Rabier

Sortie au musée des Beaux-Arts : récit

2014-11-07 10.45.33

cliquer sur l’image pour d’autres images et le récit de cette visite

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vendredi 7 novembre : au musée des Beaux-Arts avec les 505

sur Pau.fr « Le Musée des Beaux-Arts de Pau accueille une exposition exceptionnelle de 60 esquisses du maître, prêtées par la Fundación Picasso de Malaga, du 18 septembre au 8 décembre 2014.

 Bâtie à partir des riches collections graphiques de la Fundación Picasso (musée maison natale) de Malaga, l’exposition présentée à Pau à partir du 18 septembre 2014 décline l’importance du modèle féminin dans l’œuvre de Pablo Picasso. Au travers d’une sélection de 66 estampes réalisées entre les années 1930 et 1970, le public est invité à découvrir les multiples variations que l’artiste a créées autour de « l’éternel féminin ».

L’ensemble des gravures exposées permet de voir combien les femmes de la vie de Picasso, mais aussi les femmes imaginées, rêvées et fantasmées ont compté dans sa production artistique. Fernande, Marie-Thérèse, Dora, Françoise et Jacqueline ont marqué son œuvre qui brouille les frontières entre l’art et la vie. Leurs portraits nous font entrer dans leur intimité. La gravure occupe une place privilégiée dans la pensée picturale de Picasso. Véritable journal intime de sa création, elle est le lieu où s’expriment tous ses thèmes de prédilection: l’éros, la famille, la référence aux grands maîtres, le peintre et son modèle dans l’atelier, l’illustration d’ouvrages poétiques.

Passionnante et originale par les multiples facettes qu’elle révèle autour du thème central de la femme dans l’œuvre de Picasso, cette exposition permet de mettre en lumière l’œuvre gravé de l’artiste, rarement montré en France, notamment cette sélection des collections de la Fundación Picasso de Malaga. En constante recherche d’innovation, Picasso a sans doute donné à l’art du XX ème  siècle, selon Pierre Daix, les plus belles et les plus nombreuses représentations de la femme mais aussi les plus disloquées. Leur place privilégiée dans l’œuvre de l’artiste ne témoigne toutefois pas seulement du lien étroit entre sa production artistique et sa vie familiale, mais également de sa perpétuelle interrogation sur le sens de l’art et le mystère de la création. »2014-11-07 11.13.26 2014-11-07 11.35.33 2014-11-07 11.04.32 2014-11-07 11.53.142014-11-07 11.53.33


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