écrire à partir d’une image : point de vue interne

point-de-vue-interne

Sujet  Ecrivez un texte au passé à la 3ème personne,qui se terminera par la rencontre de la jeune fille au premier plan avec le peintre en contrebas (une réplique, deux maximum à la fin du récit). Vous adopterez le point de vue interne de la jeune fille.

  • Votre récit tient compte de l’image : décor, attitude des personnages.
  • Votre récit respecte le point de vue de la jeune fille au premier plan.
  • Votre récit progresse de manière cohérente.
  • Vous utilisez le discours indirect libre (passages soulignés en vert).
  • Votre personnages est sujet de verbes de perception (la vue mais aussi l’ouïe, l’odorat, etc.
  • Vous pouvez évoquer les pensées, le passé, les projets du personnage.

copie d’élève (1)

Cela lui faisait de la peine de voir ce paysage pour la dernière fois
avant l’été prochain. Elle savait que dès le lendemain elle retournerait à
Paris pour se préparer au lycée.

Au bout de la jetée se trouvait le phare de ses grands-parents. Nous étions le soir et déjà l’avant-veille de la rentrée. Elle prenait son temps pour écouter tous ces sons mélodieux, le chant des mouettes et le bruit des vagues s’écrasant sur le béton. La corne de brume du bateau de pêche et le cri des mouettes lui rappelaient les journées entières
passées en mer, à pêcher avec son grand père. L’air marin qui s’engouffrait  dans ses narines lui procurait une joie sans pareille. La vue du soleil couchant sur la mer l’émerveillait au plus haut point mais l’emplissait surtout de nostalgie.

Elle avait rendez-vous. C’était la raison pour laquelle elle était venue. Pourquoi un rendez-vous après ce qu’il lui avait fait ? Quand elle le vit, elle sentit monter en elle un flot de colère en elle qui prit possession de sa conscience. Elle ne pouvait plus s’empêcher de se rappeler les bons moments qu’ils avaient passés ensemble, et soudain un jour tout bascule, et il lui brisa le cœur.

Comme d’habitude, il était en train de peindre, il n’y avait que cela qui comptait pour lui de toute manière. Mais que lui voulait-il ? quelle audace de lui donner rendez-vous !  Elle descendit ces blocs qu’ils avaient si souvent descendus ensemble et arriva enfin jusqu`à
lui. C’est elle qui engagea la conversation :
– Salut ! qu’est-ce que tu me veux ?
– Que nous nous remettions ensemble, je suis désolé pour ce que j’ai pu te faire par le passé.
Elle sentit monter en elle un flot de souvenirs et d’émotions.

copie d’élève (2)

Quinze minutes plus tôt, elle avait quitté sa maison avec un peu de retard sur son plan à cause de sa mère qui prétextait que le port était mal fréquenté pour l’empêcher d’y aller.

En arrivant sur la jetée, elle observa ce paysage qu’elle ne verrait sûrement plus. Un bateau rentrait au port escorté par une flopée de mouettes qui hurlaient au moindre poisson jeté. Le village était calme. Seule la cloche de l’église résonnait dans l’air limpide. Cinq heures : l’heure prévue du départ.

Elle avança sac à dos à la main, puis descendit les rochers qui la séparaient d’Alfred, son compagnon de fugue. Comme à son habitude, il peignait. En se penchant au-dessus de son épaule, elle découvrit le paysage qu’elle observait cinq minutes auparavant fidèlement représenté : le village juché sur la colline à gauche, le phare fièrement dressé au bout de la jetée et la mer qui se perdait à l’horizon. Quand et comment avait-il acquis une telle maîtrise ? Était-ce une bonne idée de fuguer avec un artiste ?

Elle s’approcha et laissa échapper un  « Magnifique, ton tableau ! »

-Oh ! merci, répondit-il dans un sourire, je ne t’avais pas vue mais puisque tu es là nous pouvons partir.

copie d’élève (3)

Elle courait pour rejoindre ce mystérieux personnage qui avait lancé un caillou emballé de papier journal par la fenêtre de sa chambre d’hôtel. Elle y séjournait avec son père depuis la veille.

Elle courait, porté par le vent salé, le long d’une longue digue, au bout de laquelle se trouvait un phare noir. Le grand bâtiment gâchait le paysage maritime. Si elle jetait un oeil à droite, elle découvrait une plage de sable sur laquelle se trouvaient de morceaux de blockhaus écrasés par les vagues. Si elle jetait un œil à gauche, la mer continuait autour de la jetée, et une île aux nombreuses habitations se découpait dans l’eau sombre. Elle descendit la pente rocheuse qui donnait accès à la plage. Mais pourquoi diable n’y avait-il pas d’escalier ?

Le cri strident des mouettes bourdonnait à ses oreilles. Les gracieux volatiles étaient occupés à dévaliser un chalutier qui filait lentement vers le large. A la vue de cette scène, elle entreprit de dévorer le sandwich qui se trouvait dans sa besace. Avant de croquer dans le pain, elle observa attentivement la silhouette qu’elle venait de remarquer.

Qui était-ce ? Le mystérieux envoyeur de pierres ? Elle s’approcha et lança timidement un « bonjour » léger. Le garçon, car c’en était un, leva la tête et dit :

– Enfin ! voilà bien trente minutes que je t’attends !

Mais pour qui se prenait-il pour la tutoyer ?

– Je ne parle pas, répondit-elle, aux inconnus qui envoient des cailloux sur les filles.

 

 

 

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