Archive pour mars 2018

caviarder avec Lucien Suel (2)

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Lucien Suel pratique le caviardage : dans ce jeu littéraire, il biffe les mots d’un texte imprimé afin d’obtenir un autre texte et un autre sens.

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Le texte obtenu, un palimpseste,  porte les traces du texte précédent.

Ainsi, le poème Express N°00363, affiché dans la rue, s’inscrit dans le paysage urbain et devient un poème visuel, une forme de street-art.

Lucien Suel

Sur l’affiche raturée, quelques mots :

Nous n’allons pas passer notre vie

Nous avons autre chose à faire.

C’est merveilleux !

travaux d’élèves, chacun dispose du même texte de départ

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caviarder avec Lucien Suel (1)

Photo 28-03-2018 10 23 00

Lucien Suel pratique le caviardage : dans ce jeu littéraire, il biffe les mots d’un texte imprimé afin d’obtenir un autre texte et un autre sens.

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Le texte obtenu, un palimpseste,  porte les traces du texte précédent.

Photo 22-03-2018 11 01 03

Ainsi, le poème Express N°00363, affiché dans la rue, s’inscrit dans le paysage urbain et devient un poème visuel, une forme de street-art.

Lucien Suel

Sur l’affiche raturée, quelques mots :

Nous n’allons pas passer notre vie

Nous avons autre chose à faire.

C’est merveilleux !

travaux d’élèves, chacun dispose du même texte de départ

 

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quelques textes

                                     ne pas penser

que tout se passe bien

                               je n’y crois pas

                                            vraiment

Maja C. L.

                                           ne pas penser

ne pas faire marche arrière

tout se passe bien

sais pas pourquoi

croiser les doigts

                                  pas m’interrompre

                                                                                          repartir à zéro

                                                                                                                                   Dalva D

J’essaie de ne pas penser à ce qui m’attend pour ne pas faire marche arrière

je répète mon petit rituel

Tout ça me fait

tenir  le temps

Eulalie R.

CHAQUE MATIN

je répète mon petit rituel

tout se passe bien

je finis par avoir l’impression que

je dois repartir à zéro

trop mal au bide

LUCIEN SUEL et…………….. ?

 

 

 

à partir de Sensation d’Arthur Rimbaud (2)

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Sensation   d’Arthur Rimbaud (1854-1891)

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

consigne

changer quelques mots d’un texte tout en en respectant sa structure pour donner un autre sens.

Celui qui le souhaite prend son texte en photo, voir à la fin, cliquer pour agrandir !

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d’un texte à l’autre : florilège

« je ne parlerai pas et je serai en paix

je laisserai les rêves baigner ma tête nue

l’amour de la nature me montera dans l’âme

fatigué de marcher, je me reposerai,

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et j’irai loin, bien loin comme un marathonien

faible, je sentirai la fraicheur de la nuit

par les couleurs heureux comme avec une femme

par les vents chauds d’été, j’irai dans ma piscine

bronzé par les UV, mojito citron, frais,

rencontrer des ivrognes aux visages bien ternes,

frôlé par l’écume, fouler les vagues menues,

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et j’irai bien, très bien, jusqu’à la fin

et je resterai là à veiller sur les miens

je laisserai le temps couler en continu

par une nuit d’hiver, j’irai dans le quartier

rêveur j’observerai les plaines et les campagnes

je laisserai le vent emporter mon passé

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je laisserai le vent brûler mes plaies à nue

par la nature, heureux rien qu’avec ma femme

mais la rancœur infini montera dans l’air

picoté par les herbes, grimper jusqu’au sommet

triste j’en sentirai la nostalgie à mes côtés

et j’irai loin, bien loin, comme une hirondelle,

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chatouillée par les blés, fouler l’herbe menue

je laisserai le vent glacer ma tête forte

et j’irai loin, bien loin, comme un ange gardien,

je ne bouderai pas, je ne pleurerai rien

par les soirs gris d’hiver, j’irai dans mes pensées

je laisserai le vent emporter mon passé »

à partir de Sensation d’Arthur Rimbaud (1)

Sensation   d’Arthur Rimbaud (1854-1891)

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

consigne

changer quelques mots d’un texte tout en en respectant sa structure pour donner un autre sens.

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Je ne reviendrai pas, le passé est passé,

et un amour inconnu surgira en moi

J’irai loin, bien loin, sans me retourner

Par la Nature, -heureux, un peu plus chaque mois

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Par les nuits bleues d’été, j’irai dans les forêts,

Protégée par les geais, frôler l’herbe menue :

Rêveur, j’en sentirai les feuilles à mes pieds,

Je laisserai les idées baigner ma tête nue.

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Par les nuits bleues, je tomberai dans les chemins,

Picoté par les blés, fouler l’herbe menue

(…)

Et je marcherai loin, comme un bohémien,

Dans la Nature, -joyeux comme avec une femme.

… à suivre !

 

Qui me regretterait, si je mourais ? (…) est-ce qu’ils s’en voudraient au moins un peu de m’avoir tuée ?

Ma réputation par Aymon

Ma réputation de Gaël Aymon

Actes Sud junior

quatrième de couverture

Laura, 15 ans, préfère la compagnie des garçons, celle de Jimmy, Sofiane et Théo. Les mimiques travaillées, les soirées filles, c’est pas trop son truc. Mais lorsqu’elle repousse les avances de Sofiane, ses amis lui tournent le dos et Laura se retrouve isolée et vulnérable.

Seule en cours, seule au self, seule dans les couloirs.

Les pires ragots circulent à son sujet sur les réseaux sociaux, la rumeur enfle et l’isolement de Laura grandit.

Jusqu’à sa rencontre avec Joséphine, élève solitaire et marginale comme elle, qui va l’aider à relever la tête et à dénoncer le harcèlement dont elle est victime.

incipit

« En m’embrassant, il a raté ma joue. Enfin,c’est ce que j’ai pensé quand j’ai senti ses lèvres effleurer les miennes très vite. C’est quand j’ai croisé son regard que j’ai su que Sofiane l’avait fait exprès. Et puis il a filé vers le bus. Je n’avais rien vu venir! Depuis quand est-ce qu’il se fait un film dans sa tête? On dirait que les ennuis commencent! »

extraits

« Le temps s’est arrêté.Je suis là,en plein milieu du hall,exposée à tous les regards. Ma mèche retombe devant mes yeux. Je ne peux pas rester là,à coté comme si de rien n’était.  »

« Il faut tenir, je n’ai pas le choix. On n’a pas le choix à notre âge. Il faut obéir, même aux sonneries, patiemment, malgré la peur et le danger, en attendant qu’un jour, après les épreuves, la vraie vie commence.
Je crois qu’on rit sur mon passage. Mais je ne suis déjà plus vraiment là. Je me suis profondément retranchée à l’intérieur de moi-même, si profondément que rien ni personne ne pourra plus m’atteindre.  »

 » Je m’avance entre les tables. Quelque chose a changé, je le sens. ça ricane.
Là, je sens leurs regards à tous plantés dans mon dos. D’un coup j’ai très chaud. Ma main tremble. J’aperçois des sourires moqueurs.Je regarde mon portable, toujours muet, je me sens totalement coupée du monde.Et puis un mot vient me frapper en plein visage . »

« Le pire, c’est que je les comprends ! A force d’être salie, je me sens sale. Je suis rentrée dans le rôle, je m’habitue. Quelle raison ils auraient de prendre ma défense, de venir vers mois, puisque même à mes yeux, je ne les vaux pas ? C’est pour ça que je ne vois pas d’issue. Je me dis que quelque part, j’ai dû chercher ce qui m’arrive. »

« Arrivée devant mon casier, mon carton à dessin me glisse des mains. Ma respiration s’arrête: sur la porte métallique quelqu’un a scotcher une photo, imprimer sur une feuille. C’est une photo de moi que je ne connais pas, en pyjama, endormie dans un lit. »

« Qui me regretterait, si je mourais? Et eux tous, est-ce qu’ils s’en voudraient au moins un peu de m’avoir tuée? Est-ce qu’au moins ça les ferait taire?« 


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