Archive pour mai 2018

« Les mots s’envolent » : l’exposition

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transformer trois vignettes de BD en page de roman

voir aussi ici (repris)

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Sujet : observez avec soin ces trois vignettes =>notez les indications qu’elles vous fournissent sur le personnage, les lieux, l’époque, le moment et le temps qu’il fait.

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Racontez l’épisode par écrit en utilisant les indications que vous avez notées.

Faites votre récit à la troisième personne et au passé.

Observez, prendre des notes et construire une boîte à mots collective au tableau

un pélerin qui avance/ des maisons en ruines/ toits de chaume éventré percé/ vieilles masures -chaumières / un hameau abandonné / l’hiver/ un grand manteau/un corbeau / une grosse branche morte /une forêt /un sentier/ des arbres tombés/une clairière / la lisière d’un bois

un moine ? tonsure, un baluchon, des provisions ? une couverture roulée sur les hanches

vent glacial, soulever les pans de son manteau, sa cape, sa pélerine -ou encore une houppelande

une barrière

un ruisseau une soutane / un manteau / un bâton ou bourdon

la tonsure du moine : retour d’un couvent ? de croisade ? en visite à ses parents ?

à partir de copies d’élèves

       Dans les premiers jours de l’hiver 1110, un vieux moine marchait en direction de son village d’enfance. Le vent tourbillonnait et soulevait sa grande soutane noire. Il grelottait. En sortant de la forêt, à sa grande surprise, il aperçut un village sombre aux maisons en ruines, enfouies sous la neige. Il reconnut à peine celui, heureux et joyeux, de ses souvenirs. Un corbeau perché sur une vieille souche veillait sur ce paysage désolé.

     Soudain, comme s’il était la dernière âme de ce lieu ténébreux, il s’envola. Pourquoi la maison de son père avait-elle tant souffert ? Un grand trou béait dans sa toiture. Il s’approcha et cria :

     – Holà ! y-a-t-il quelqu’un ?

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     En 1042, dans les temps lointains du Moyen-Age, un jeune moine copiste revenait dans sa maison d’enfance après un long pèlerinage vers Jérusalem. Il était arrivé par un matin particulièrement glacial, en plein hiver. Le sol était recouvert d’une épaisse couche de neige gelée qui crissait sous ses pas. Les arbres dénudés tendaient leurs branches vers le ciel gris. Il portait une vieille soutane usée par le temps, de vieux sabots en bois et un bâton qui lui servait de canne. Toute sa fortune tenait dans un baluchon accroché au bout : un quignon de pain et un peu de fromage. Il était épuisé de son long voyage à travers montagnes et plaines et gelé par le vent qui lui sifflait aux oreilles.
     Soudain, il aperçut au loin la maison. Sa maison. Devant lui, posé sur un arbre mort, un corbeau semblait le guetter. Il s’envola à son approche. Notre jeune moine poursuivit sa route, traversa un ruisseau et poussa une barrière. Enfin ! il était chez lui mais pas un signe de vie. Pourquoi la maison de son père avait-elle tant souffert ? Le toit s’était effondré, ce n’était plus qu’une ruine. Il s’approcha et cria :
     – Holà ! Y-a-t-il quelqu’un ?
     Seul le vent lui répondit. Il ne restait plus que lui et sa peine.
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         Par un jour glacial de l’hiver 1112, un moine s’empressait de retrouver les siens. Ils habitaient par-delà mers, montagnes, plaines et forêts au bout d’un long chemin, dans un hameau perdu sur une petite clairière enneigée. Des nuages cachaient les derniers rayons de soleil, le jour s’achevait et le froid qui devenait mordant, achevait de déshabiller les arbres. Un corbeau, perché sur un arbre mort, contemplait le morne spectacle hivernal. Des maisons dévastées, des toits éventrés. L’homme, envahi par un sentiment de mort et de sombres pressentiments, regardait ce paysage qui lui blessait le cœur. Seul le vent murmurait à son oreille. Il s’approcha des ruines. Que s’était-il donc passé ?
     Soudain, ses propres paroles percèrent le silence.
     – Holà ! Y-a-t-il quelqu’un ?
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« à livre ouvert » : une installation en cours

quand mots et images s’envolent

et caviardages à la manière de Lucien Suel

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épithètes homériques : le collège !

définition : expression poétique qui exprime une qualité permanente d’un être ou d’une chose. On l’appelle homérique parce qu’elle apparaît dans les poèmes d’Homère.

Ex : « l’Aube aux doigts de rose », « les lavoirs intarissables », « la mer couleur de vin », « Ulysse, l’homme aux mille ruses », « Nausica aux bras blancs », « Poséidon qui ébranle le sol », etc.

Ecriture : j’imagine des épithètes homériques liées à des objets et lieux en relation avec la vie au collège (trousse, stylo, carnet de correspondance, couloir, sac, cantine, etc.)

Valentine et Noa

Meije, Valentine et Léna

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florilège

les gros mots écrits sur les portes des toilettes

les rêveurs à l’air ahuri

l’emploi du temps qui n’est pas léger

             les filles qui se recoiffent tout le temps

le regard noir des professeurs

              le lit qu’on ne voit jamais

la trousse aux rondeurs de hérisson

              les grandes cours où l’on se perd

le collège aux grilles qui barrent la sortie

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