Archive pour septembre 2018

L’appel de la forêt en audio, deux versions

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Jack London (1876 – 1916) en train d’écrire dehors © Getty / Bettmann

pour réécouter l’émission (3/4 d’h) en son entier cliquer ici

émission de Guillaume Galienne sur France Inter : des extraits ci-après

Jack le Loup du Grand Nord

En 1897, parmi ces hommes avides de faire fortune, un jeune Américain se lance lui-aussi dans la ruée vers l’or. A 21 ans, il a déjà beaucoup bourlingué : ouvrier à 14 ans, matelot à 17, militant socialiste à 20 ans, celui que l’on surnomme « Le Prince des Pilleurs d’huîtres » ou « Jack le marin » part, comme tant d’autres, à la conquête de l’Alaska. De retour à San Francisco l’année suivante, atteint de scorbut et rongé par l’alcoolisme, il ne ramène de son périple qu’une pincée de poudre d’or, qui lui rapporte la somme de 4 dollars…

Mais le jeune homme, autodidacte, revient riche d’un autre trésor : la matière d’un passionnant récit d’aventure qui lui apportera, six ans plus tard, une renommée internationale. Il s’agit de l’écrivain-aventurier, Jack London, et son célèbre roman, L’Appel de la forêt, paru en 1903.

En épilogue : « L’Appel » de la nature, entendu par le chien Buck, n’est pas sans évoquer une autre « voix », plus symbolique : celle qui appelle Jack London à la vocation d’écrivain. Lui qui fut tour à tour marin et chercheur d’or, « loup des mers » et « loup du Grand Nord », Jack London s’est peut-être, tout au long de son existence, senti comme un loup au milieu des hommes. Souffrant de l’absence d’un père qui ne l’a jamais reconnu, l’homme révolté a souvent cherché à venger son enfance solitaire et pauvre, vécue dans les quartiers malfamés de San Francisco. A la fin de sa vie, devenu riche, l’écrivain se fit construire une somptueuse demeure dans la forêt, qu’il appela « La Maison du Loup »…

texte intégral : La Bibliothèque électronique du Québec

ou encore ici

Haiku à partir de La pie de Claude Monet

Claude Monet ,La pie,© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

Claude Monet (1840-1926) La pie Entre 1868 et 1869 Huile sur toile H. 89 ; L. 130 cm Paris, musée d’Orsay© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
d’autres haikus, une définition, ici, sur le site de la BnF

personnifier un élément du paysage : par exemple les arbres ou la pie.

l’arbre merveilleux
couvert d’un manteau blanc
s’élance pour toucher les nuages.

les arbres enneigés
tendent leurs bras vers le ciel.
C’est l’hiver

de grands arbres noirs
frissonnent
dans un léger manteau blanc

des arbres dénudés
lancent leurs bras décharnés
vers le ciel

sur la barrière enneigée
la pie cette voleuse
scrute le paysage

notre amie la pie
perchée sur une barrière
s’ennuie

une pie élégante
vêtue de noir et blanc
attend son cavalier


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