Archive for the '601' Category

Arthur Rimbaud et La Désenchantée…

La Désenchantée  (lien : fiche ciné-club de Caen), Judith Godrèche dans un film de B. Jacquot (1990)

Ma Bohème Arthur Rimbaud (en cliquant sur le lien accès à un site consacré à Arthur Rimbaud)

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot soudain devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse, et j’étais ton féal;
Oh! là là! que d’amours splendides j’ai rêvées!

Mon unique culotte avait un large trou.
Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!

Sensation (lien : un manuscrit d’Arthur Rimbaud)

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud

Mars 1870.

Le dormeur du val dit par Serge Reggiani

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, lèvre bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud

Octobre 1870

Voyelles

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges ;
– O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

Frissons à Bordères 19-20-21 octobre 2012

frisson ouvre son coeur

Angel Pouyllau, écrivain habitant à Pau, a proposé le début d’histoire suivant pour les 11/13ans :
Johan, je ne le sens pas trop… Sylvia, elle m’énerve… Ludwig, il me fatigue…
M’enfin, il y a bien quelqu’un que j’aime sur cette terre ! Réfléchissons…
Moi, j’aime…
Alys a gagné le second prix avec la nouvelle Elle et moi.

ELLE ET MOI

Johan, je ne le sens pas trop… Sylvia, elle m’énerve, Ludwig, il me fatigue…. M’enfin, il y a bien quelqu’un que j’aime sur cette terre ! Réfléchissons… moi j’aime la lecture, les chats, les BD, ma sœur, qui n’est gentille que quand elle le veut, les bananes, l’été, me coucher tard, le chant, le théâtre … Mais moi, qui m’aime ? MOI

Pauline était perdue dans ses rêveries, quand…

–         Mademoiselle ! Pouvez-vous continuer la lecture, s’il vous plait ?

–         Euh… co… comment ?

M. Delapage, le professeur de français, haussa les sourcils :

–         Eh bien, le poème de Victor Hugo ! Avez-vous écouté ?

–         Euh… oui… oui, oui.

Pauline regarda la poésie et lut un vers en espérant que ce soit le bon.

–         Où flotte une…

–         En plus de ne pas avoir écouté, vous mentez ! coupa M. Delapage, Sylvia, continuez !

–         Bien sûr, minauda-t-elle, « Défaire un empereur que pour en refaire un autre ? »

Pauline la regarda avec dégoût. Jamais, elle ne l’avouerait mais elle était jalouse. Sylvia était très jolie avec ses fossettes et ses taches de rousseur, ses yeux verts pétillaient de malice et ses longs cheveux roux et bouclés lui tombaient sur les épaules. Elle était aussi très gentille, mais ça, Pauline refusait de le reconnaître.

La récréation sonna, elle fut la première à quitter la classe. Elle s’assit près du grand chêne et se mit à lire. Sylvia vint la voir, Pauline lui jeta un regard haineux mais la jeune fille rousse ne se démonta pas, au contraire, elle engagea la conversation. Peu à peu, l’atmosphère se détendit. L’arrivée de Ludwig et des amies de Sylvia coupa court à leur discussion.

–         Sysy, qu’est-ce que tu fais avec cette fille ? demanda Agathe en toisant Pauline d’un air méprisant.

–         Allez, viens Sylvia, dit Ludwig en la prenant par la taille, elle fait trop pitié cette fille !

Alors, Sylvia fit à Pauline un petit sourire triste avant de se laisser entraîner par Ludwig. Au collège, personne n’aimait Pauline ou plutôt, Pauline n’aimait personne au collège. Elle regagna sa classe, le moral à zéro. La journée se termina, comme les autres, enfin, pas tout à fait : aujourd’hui, elle avait conversé calmement avec quelqu’un d’autre que ses professeurs.

Le lendemain matin, après un rapide petit déjeuner au réfectoire de l’internat, Pauline se rendit au cours de mathématiques, et, pour une fois, elle avait fait ses devoirs. A la récréation, elle alla s’asseoir près du chêne. Sylvia vint la voir et toutes deux discutèrent jusqu’à ce qu’Agathe et Ludwig viennent chercher Sylvia. Pauline ne la jalousait plus. Ce manège dura une semaine. Le lundi suivant, en SVT, Pauline découvrit dans son sac une petite carte verte, elle l’ouvrit. C’était une invitation à l’anniversaire de Sylvia. Le samedi suivant, Pauline se rendit à vélo chez Sylvia. Elle habitait une grande bâtisse. Pauline sonna à la porte. La mère de Sylvia lui ouvrit avec un grand sourire, Pauline se rendit compte que Sylvia était le portrait de sa mère. Lorsque Pauline entra dans le grand salon, les amis de Sylvia ouvrirent de grands yeux.

–         ELLE ? s’écria Agathe.

–         Elle, comme tu dis, répondit Sylvia, c’est MON amie !

Dans ce que Sylvia avait dit ce n’était pas le « mon » qui avait touché Pauline mais la fierté avec laquelle elle l’avait dit.

FIN

Aimer la grammaire Pierre Bergounioux

Conjugaison (extraits de Aimer la grammaire de Pierre Bergounioux)

2014-04-05 14.10.09  2014-04-05 14.10.512014-04-05 14.10.36

2014-04-05 14.11.07

Clara, Camille et Eileen disent Aux Feuillantines

pour la vidéo (une seule prise !), cliquer ici

Au Feuillantines Victor Hugo (1802-1885)

Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait: « Jouez, mais je défends
Qu’on marche dans les fleurs et qu’on monte aux  échelles ».

Abel était l’aîné, j’étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d’elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d’une armoire un livre inaccessible.

Nous grimpâmes un jour jusqu’à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fîmes pour l’avoir,
Mais je me souviens bien que c’était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d’encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!

Nous l’ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu’oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s’ils ont pris un oiseau des cieux,
S’appellent en riant et s’étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L’été arrive : lire encore et encore…

Littérature de langue française des XIXè,  XXè et XXIèIè  siècles

Honoré de Balzac, La Grande Breteche, Histoire des treize 

George Sand,  La Mare au diable,  François Le Champi

Colette, Claudine à l’école, Le Blé en herbe, La Naissance du jour

Gustave Flaubert, Trois contes (1877) Madame Bovary, Salambo

Victor Hugo, Claude Gueux (1834) Quatre-Vingt-Treize

Stendhal  Le Rouge et le Noir

Gérard de Nerval Sylvie

Émile Zola, Germinal (1885), Au Bonheur des Dames (1883

Roger Martin du Gard, Les Thibault (1922-1940)

Guy de Maupassant, Bel-Ami (1885), Pierre et Jean (1888)

Raymond Radiguet, Le Diable au corps (1923)

Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo (1844)

Panaït Istrati Les chardons du Baragan

L. F. Céline Voyage au bout de la nuit

Boris Vian, L ‘Écume des jours (1947)

Nathalie Sarraute, Enfance (1983)

Henri Bauchau, Œdipe sur la route

Henri Bosco L’Enfant et la Rivière

Alexandre Vialatte   La complainte des enfants frivoles

Albert Camus, L’Etranger, Le Premier Homme

François Mauriac, Thérèse Desqueyroux

Albert Cohen, Le livre de ma mère, Belle du Seigneur, Solal

Frédéric H. Fajardie Les Foulards rouges (roman historico-policier)

Jorge Semprun Quel beau dimanche !

Jean Vautrin, La Dame de Berlin (premier tome d’une fresque historique)

Marcel  Proust Du côté de chez Swann

Marguerite Duras Les petits chevaux de Tarquinia

François Bon Rolling Stones, une biographie

J.M.G. Le Clézio Diego et Frida

Jean Echenoz Ravel

Pierre Michon Rimbaud, le fils

Patrick Modiano Dora Bruder

Georges Perec Les Choses

Michel del Castillo Rue des Archives

Marie NDiaye, Quant au riche avenir

Olivier Rolin Port Soudan

Charles Juliet Lambeaux

Didier Daeninckx Cannibale

Réjean Ducharme, L’Avalée des avalés

René Barjavel La Nuit des temps

Eric Holder Mademoiselle Chambon

Le soleil des Scorta    Laurent Gaudé
L’année de l’éveil    Charles  Juliet

Un long dimanche de fiançailles    S. Japrisot

Classiques étrangers

Miguel de Cervantes Don Quichotte (traduit de l’espagnol)

Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent (1847, traduit de l’anglais)

Charlotte Brontë, Jane Eyre (1847, traduit de l’anglais)

William Faulkner, Tandis que j’agonise (traduit de l’américain)

Primo Levi, La trêve, Si c’est un homme  (traduit de l’italien)

Stephan Zweig, Le joueur d’échecs, La Confusion des sentiments (traduit de l’allemand)

Milan Kundera La Plaisanterie  (traduit du tchèque)

Antonio Tabucchi, Pereira prétend (traduit de l’italien)

Italo Calvino, Le Baron perché (1957, traduit de l’italien)

Mikhaïl Boulgakov Le Maître et Marguerite

Fédor Dostoïevski, Les frères Karamazov, Le Joueur (traduit du russe)

Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes (1932, traduit de langlais)

George Orwell, 1984 (1949, traduit de l’anglais)

Yasushi Inouhe Le Fusil de chasse  (traduit du japonais)

Ivan Tourgueniev, Premier amour (1860, traduit du russe)

Frantz Kafka, La Colonie pénitentiaire (traduit de l’allemand),  Le procès

Dino Buzzati Le Désert des Tartares

Herman Melville Moby Dick

F. Scott Fitzgerald Gatsby Le Magnifique

Orhan Pamuk Neige (traduit du turc)

Vladimir Nabokov Lolita

Carson Mc Cullers Le cœur est un chasseur solitaire

Elsa Morante  La Storia

Bernard Schlink Le Liseur

J. D. Salinger L’Attrape-coeurs

Tolstoi Guerre et Paix

Howard Buten Quand j’avais cinq ans je m’ai tué

Yasunari Kawabata Tristesse et Beauté

Arturo Perez-Reverte Le Maître d’escrime

Joseph Conrad  Lord Jim

Jorge Semprun Le grand voyage

mais aussi, pêle-mêle…

Avril enchanté    Elizabeth Von Arnim
L’amant sans domicile fixe    Fruttero&Lucentini
Mon pays réinventé    I. Allende
La Tante Julia et le scribouillard    Mario Vargas Llosa
Dégât des eaux    Donald Westlake
La chute du British museum    David Lodge
Anthony Adverse    Harvey Allen
Un été prodigue    Barbara Kingslover
84, Charing Cross Road    Hélène Hanff
Parfum    Patrick Suskind
Un long dimanche de fiançailles    S. Japrisot

Jeune fille Anne Wiazemsky

La cliente Pierre Assouline

Le jour avant le lendemain    Jorn Riel
Le monde selon Garp    John Irving
Le journal de Bridget Jones    H Fielding
Replay    Ken Grimwood

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur Harper Lee
Le lièvre de Vatanen    Arto Paasilinna

Le voyage de Simon Morley                                    Jack Finney
Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part Anna Gavalda
Dix petits nègres Agatha Christie
Mon frère et son frère Hakan Lindquist
Meurtres pour mémoire Didier Daeninckx
Bouquiner Annie François
Le vieux qui lisait des romans d’amour Luis Sepulveda
Ma vie de chien Lasse Hallstrom
La randonnée de A à Z J Marc Aubry
Construire un feu Jack London
Fontamara Ignazio Silone
Le grand voyage Jorge Semprun
Si par une nuit d’hiver un voyageur Italo Calvino
Le pingouin Andreï Kourkov
Les fiancés Alessandreo Manzoni
Arsène Lupin, gentleman cambrioleur Maurice Leblanc
Le brave soldat Chveîk Jaroslav Hasek
Arsène Lupin, les confidences d’Arsène Lupin Maurice Leblanc
Le gang des philosophes Tibor
Le choix de Sophie William Styron
Le Baron Bagge Alexander Lernet-Holenia
L’insoutenable légèreté de l’être Milan Kundera
La guerre des boutons Louis Pergaud
L’ombre du vent Carlos Ruiz Zafon
Le faubourg des coups de trique Alain Gerber
Sarah et le lieutenant français John Fowles
La régente Leopoldo Alas dit Clarin
Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur Harper Lee
Jubilée Margaret Walker
Rue de la sardine John Steinbeck

Littérature de jeunesse

 Bette Green, L’Été de mon soldat allemand (une jeune fille juive tombe amoureuse d’un soldat alle­mand)

Paulo Coelho L’Alchimiste Santiago, jeune Andalou, est hanté par un rêve où un enfant lui promet un trésor si…

Carol Mattas Une lumière dans la nuit Une adolescente juive allemande déportée au Camp de Gurs (à côté d’ Oloron).

Azouz Begag, Quand on est mort, cest pour toute la vie (un adolescent retourne en Algérie après le meurtre de son frère)

André Brink, Une saison blanche et sèche (l’apar­theid en Afrique du Sud)

Robert Cormier, La Guerre des chocolats (dans une école américaine, un élève face à une bande organisée)

Henri Troyat, Aliocha (fils d’émigrés russes, Aliocha, élève de troisième, rêve d’être français)

Jules Verne Les enfants du Capitaine Grant, Michel Strogoff, L’Ile mystérieuse, Un Capitaine de Quinze ans…

Recueils de nouvelles : Les Vitamines du Bonheur, Raymond Carver ;  Noir comme d’habitude, Annie Saumont ; Le K, Dino Buzzati; La Boîte noire et autres nouvelles, Tonino Benacquista ; Nouvelles Orientales Marguerite Yourcenar ; Chroniques martiennes, Ray Bradbury ; Le dîner de Babette, Karen Blixen ;  Flannery O’ Connors Le Géranium ; Fantomes et farfafouilles    F. Brown Une petite comédie Arthur Schnitzler.

La Bible : la naissance de Moïse (extrait 4)

Exode (extrait)

Ex 1:22- Pharaon donna alors cet ordre à tout son peuple : « Tout fils qui naîtra, jetez-le au Fleuve, mais laissez vivre toute fille. »

—–

Ex 2:1- Un homme de la maison de Lévi s’en alla prendre pour femme une fille de Lévi.
Ex 2:2- Celle-ci conçut et enfanta un fils. Voyant combien il était beau, elle le dissimula pendant trois mois.
Ex 2:3- Ne pouvant le dissimuler plus longtemps, elle prit pour lui une corbeille de papyrus qu’elle enduisit de bitume et de poix, y plaça l’enfant et la déposa dans les roseaux sur la rive du Fleuve.
Ex 2:4- La sœur de l’enfant se posta à distance pour voir ce qui lui adviendrait.
Ex 2:5- Or la fille de Pharaon descendit au Fleuve pour s’y baigner, tandis que ses servantes se promenaient sur la rive du Fleuve. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante la prendre.
Ex 2:6- Elle l’ouvrit et vit l’enfant : c’était un garçon qui pleurait. Touchée de compassion pour lui, elle dit :  » C’est un des petits Hébreux. « 
Ex 2:7- La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon :  » Veux-tu que j’aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice qui te nourrira cet enfant ? –
Ex 2:8- Va « , lui répondit la fille de Pharaon. La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant.
Ex 2:9- La fille de Pharaon lui dit :  » Emmène cet enfant et nourris-le moi, je te donnerai moi-même ton salaire.  » Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit.

Raphaël (1518-19), fresque, Vatican

Moïse sauvé des eaux Nicolas Poussin (1638) Musée du Louvre

Il s’agit de la première œuvre de Nicolas Poussin portant ce nom qui en a réalisé trois. La seconde version, peinte en 1647, est conservée au Musée du Louvre. La dernière appartient au National Gallery de Londres.

Gustave Doré

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La Bible (extrait 3) : le sacrifice d’Isaac

Le sacrifice d’Isaac Rembrandt
1635
Oil on canvas, 193 x 133 cm
The Hermitage, St. Petersburg

Dans La Genèse, Dieu met la foi d’Abraham à l’épreuve. Les protestants comme les catholiques ont considéré ce sacrifice comme une importante préfiguration de celui du Christ, qui s’offrit lui-même pour sauver l’humanité. C’est un des rares sujets que Rembrandt et Le Caravage aient peints à un moment à peu près similaire de leur évolution artistique – des formats à grande échelle ; l’une et l’autre peintures considérées comme des chefs-d’œuvre.

Conformément à la tradition figurative établie, l’artiste a peint le moment décisif du récit : l’ange intervient au moment où Abraham tend la main et s’écarte du texte : l’ange retient physiquement Abraham en saisissant son bras, au lieu de s’adresser à lui depuis les cieux.

Avec le personnage d’Isaac, Rembrandt a saisi la possibilité de peindre l’un des nus les plus subtils du début de sa carrière. Il est surprenant que Rembrandt qui travaillait beaucoup les expressions du visage, ait préféré masquer le visage d’Isaac sous la main d’Abraham. Il est possible que Rembrandt ait dissimulé en grande partie l’horreur de l’action en faisan couvrir le visage du jeune homme par Abraham, afin de se cacher à lui-même sa propre horreur (Horace Walpone).

source : Ciné-Club de Caen (partie Beaux-Arts)

Le Caravage (1601-1602) sur Web Gallery

toujours Le Caravage ( Web Gallery ),  1605
Oil on canvas, 116 x 173 cm
Piasecka-Johnson Collection, Princeton


« Le sacrifice d’Isaac » Bas-relief,  Béguinage d’Amsterdam(photo Daniel Rousseau)

Marc Chagall

catalogue de l’exposition sur « le sacrifice d’Abraham dans les trois monothéismes« ,  site de la BnF (Bibliothèque nationale de France)   manuscrits orientaux BnF, Iran vers 1595

Ce diaporama nécessite JavaScript.


juillet 2017
L M M J V S D
« Juin    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31