Archive for the 'cinquième' Category

autour de la « semaine olympique et paralympique »

en lien avec nos collègues d’EPS, séance animée avec Gaëlle M., collègue enseignante documentaliste

  présentation par deux binômes de l’expression « du pain et des jeux »  

expression venue du latin « Panem et circenses » : elle dénonce l’usage fait par les empereurs romains de distributions de pain et d’organisation de jeux dans le but de flatter le peuple   

=> aujourd’hui elle vise ceux qui peuvent se satisfaire ou qu’on encourage à se satisfaire de pain et de jeux, c’est-à-dire se contenter de se nourrir et de se divertir au lieu de réfléchir à des problèmes plus graves qui engagent toute la société  

pour les élèves

« problèmes graves » : la pauvreté, les personnes dans la rue, la pollution, l’environnement et les migrants

« les jeux » : le foot, les JO, les jeux vidéo  

lecture de deux courts extraits de Fareigneit 451 de Ray Bradbury,


Fahrenheit 451 Elise et Julie

et d’un extrait de Va-y Claire de M. Ch. Herlgerson, au début du siècle dernier une jeune fille essaie d’imposer à tous son goût pour la course à pied.


réfléchir par groupes : Jeux olympiques => uniquement du sport spectacle ?  

devise de Pierre de Coubertin trois mots latins « Citius, Altius, Fortius » qui signifient « plus vite, plus haut, plus fort », devise proposée à la création du comité international olympique en 1894.   première participation des femmes pour l’athlétisme en 1928  

arguments pour cette manifestation // réserves  

débat : intervenir =>   

Je suis d’accord avec toi mais ne penses-tu pas que…
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi…
Contrairement à ce que tu dis, il me semble que…
Je comprends en partie ton point de vue….
Je partage totalement ton point de vue. Cependant, j’ajouterais…
En ce qui me concerne, il m’est arrivé de…………………… (exemple)  

arguments échangés

  • faire essayer un sport, pour peut-être l’aimer. – Regarder les athlètes peut motiver les gens à faire du sport.
  • On peut pratiquer un sport sans aimer en être spectateur.
  • Les athlètes poursuivent un objectif personnel, ils ne se préoccupent pas des autres. Quand on participe à une compétition, on est content de pratiquer, mais on n’est pas forcément intéressé pour être spectateur. On s’intéresse aux gens qu’on connaît (esprit d’équipe).
  • aux JO, il y a de nombreuses disciplines, toutes ne nous intéressent pas, et ce n’est pas la diffusion des épreuves qui va changer cela
  • regarder les JO permet de mesurer la grande variété des sports et les possibilités du corps. Les athlètes se dépassent et servent de modèle.
  • Mais le sport à haut niveau peut détruire le corps, le pousser à ses limites.
  • Les JO sont un spectacle cher et lointain, auquel tout le monde ne peut pas participer et pourtant nombreux sont ceux qui aimeraient : cher.
  • C’est pourquoi les épreuves sont retransmises à la télévision. Pourtant dans le stade on est plus immergé.
  • Les animations autour du sport et des JO sont aussi intéressantes, pas seulement les épreuves.
  • Les JO amènent à construire des stades, cela coûte de l’argent public pour très peu de temps. Les installations sont ensuite abandonnées ou sous-exploitées.
  • l’argent dépensé pour construire les stades pourrait être dépensé pour aménager les villes

France Culture : Tristan et Iseut inspiré du travail de Joseph Bédier (1h26)

Tristan et Iseut

à partir d’une adaptation de Joseph Bédier (1 h 26)

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=ae5b3d3c-028f-11e4-b7ab-782bcb73ed47

Réalisation : François Christophe

Adaptation : Hervé Prudon

Avec les élèves du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique

Tristan et Iseut Le Tristan et Iseut proposé ici s’inspire du travail de Joseph Bédier qui réunit à la fin du XIXe siècle des textes épars et anonymes du moyen-âge, joints à ceux du Normand Béroul et à ceux de Thomas d’Angleterre.

Tristan et Iseut est la légende fondatrice de l’amour courtois. L’histoire est connue. Orphelin, mais vaillant, Tristan de Loonois est recueilli par son oncle le roi Marc, et aussitôt haï par les barons de Cornouailles. Il accomplit des exploits guerriers et son oncle l’envoie chercher une fiancée au-delà des mers. Il revient d’Irlande avec Iseut la Blonde. Mais lors de la traversée, Tristan et Iseut ont bu pour leur malheur le philtre d’amour qui unit à jamais ceux qui le prennent. Dès lors, malgré leur fidélité au roi Marc, ils ne peuvent se défaire l’un de l’autre. Le roi lui-même, très juste, ne cesse de les rejeter et de les recueillir, tant il les sait loyaux. Mais les barons les persécutent et ils sont exilés, condamnés, ils souffrent de la faim et de la soif, de la séparation, pire que tout. Enfin Tristan s’éloigne pour préserver la reine et après une longue route il rencontre Iseut aux Blanches Mains, qui devient sa femme. Mais il tombe malade et son beau-frère part chercher Iseut la Blonde. Il la ramène trop tard, car la jalousie d’Iseut aux Blanches Mains empêche les deux amants de se revoir vivants.

Iseut meurt près du corps de Tristan. Leur amour leur survit dans les branches entrelacées de deux arbres plantés de part et d’autre d’une chapelle. Tristan avait beau être le plus vaillant des chevaliers, celui qui avait vaincu des géants et des dragons, et Iseut avait beau être reine et fille de roi, fière et loyale, l’amour était bien plus fort qu’eux. C’est cet amour que raconte le roman de Tristan et Iseut. Cet incurable amour.

La beauté du texte tient dans son extrême simplicité, malgré l’abondance des récits guerriers et des déclarations courtoises. Les situations redondantes ou inutiles ont été supprimées. Les dialogues sont nombreux, qu’il s’agisse de défis tonitruants ou de tendres aveux. Le langage y est une charmante reconstitution du langage moyenâgeux qui serait aujourd’hui illisible sinon par des médiévistes achevés. Enfin, il s’agit bien ici d’un vrai roman, riche en péripéties et en sentiments. Tout y est sublimé : la naïveté narrative, la bravoure, la loyauté, et l’amour. Et il n’est pas interdit d’y entendre quelque chose d’éternel.

Avec :

Leslie Bouchet

Julien Bouanich

Mélodie Richard

Maxime Dambrin

Ludmilla Dabo

Valentin de Carbonnières

Aurélie Nuzillard

Marie Marquis

Alix Riemer

Mathurin Voltz

Laure-Lucile Simon

Julien Barret

Astrid Bayiha

Julie Duclos

Anthony Boullonnois

David Houri

Bruitages : Patrick Martinache

Musique : Yann Ferry

Prise de son, montage et mixage : Pierre Mine, Philip Merscher

Assistante à la réalisation : Delphine Lemer

une carte

L’appel de la forêt en audio, deux versions

640_gettyimages-515360110

Jack London (1876 – 1916) en train d’écrire dehors © Getty / Bettmann

site Jack London en français

pour réécouter l’émission (3/4 d’h) en son entier cliquer ici

émission de Guillaume Galienne sur France Inter : des extraits ci-après

Jack le Loup du Grand Nord

En 1897, parmi ces hommes avides de faire fortune, un jeune Américain se lance lui-aussi dans la ruée vers l’or. A 21 ans, il a déjà beaucoup bourlingué : ouvrier à 14 ans, matelot à 17, militant socialiste à 20 ans, celui que l’on surnomme « Le Prince des Pilleurs d’huîtres » ou « Jack le marin » part, comme tant d’autres, à la conquête de l’Alaska. De retour à San Francisco l’année suivante, atteint de scorbut et rongé par l’alcoolisme, il ne ramène de son périple qu’une pincée de poudre d’or, qui lui rapporte la somme de 4 dollars…

Mais le jeune homme, autodidacte, revient riche d’un autre trésor : la matière d’un passionnant récit d’aventure qui lui apportera, six ans plus tard, une renommée internationale. Il s’agit de l’écrivain-aventurier, Jack London, et son célèbre roman, L’Appel de la forêt, paru en 1903.

En épilogue : « L’Appel » de la nature, entendu par le chien Buck, n’est pas sans évoquer une autre « voix », plus symbolique : celle qui appelle Jack London à la vocation d’écrivain. Lui qui fut tour à tour marin et chercheur d’or, « loup des mers » et « loup du Grand Nord », Jack London s’est peut-être, tout au long de son existence, senti comme un loup au milieu des hommes. Souffrant de l’absence d’un père qui ne l’a jamais reconnu, l’homme révolté a souvent cherché à venger son enfance solitaire et pauvre, vécue dans les quartiers malfamés de San Francisco. A la fin de sa vie, devenu riche, l’écrivain se fit construire une somptueuse demeure dans la forêt, qu’il appela « La Maison du Loup »…

texte intégral : La Bibliothèque électronique du Québec

ou encore ici

 

Haiku à partir de La pie de Claude Monet

Claude Monet ,La pie,© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

Claude Monet (1840-1926) La pie Entre 1868 et 1869 Huile sur toile H. 89 ; L. 130 cm Paris, musée d’Orsay© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
d’autres haikus, une définition, ici, sur le site de la BnF

personnifier un élément du paysage : par exemple les arbres ou la pie.

l’arbre merveilleux
couvert d’un manteau blanc
s’élance pour toucher les nuages.

les arbres enneigés
tendent leurs bras vers le ciel.
C’est l’hiver

de grands arbres noirs
frissonnent
dans un léger manteau blanc

des arbres dénudés
lancent leurs bras décharnés
vers le ciel

sur la barrière enneigée
la pie cette voleuse
scrute le paysage

notre amie la pie
perchée sur une barrière
s’ennuie

une pie élégante
vêtue de noir et blanc
attend son cavalier

Ma Réputation de Gaël Aymon : ce qu’ils en disent

ma reputation

Ma Réputation de Gaël Aymon Actes Sud Junior 2013

E676561D-AB36-4A46-8D13-DCCD7A403354

dire et mettre en valeur un texte à plusieurs puis le texte de son choix seul

42A6EEC0-8324-4184-8F31-07F4C11CACDD

un public attentif et bienveillant

9C2ED7EC-E0B7-4671-BB2B-162F8701DD54
par groupe de trois à cinq, réfléchir à une manière de faire entendre ce texte : mots dits en chœur, en écho, en variant l’intensité, en chuchotant, en le mimant…
46661C68-9C30-4E0A-9EA1-62AA1974D463
initiatives bienvenues !
595E9160-F06A-464C-9E4D-92D883D7ECFF
puis chaque membre du groupe lit un de ses textes ou un texte appris dans l’année.
24F65CE8-242B-40E2-A49C-55176E91EBD0.jpeg
La Terre qui ne voulait plus tourner de Françoise du Chaxel
Images de la Terre abîmée par les hommes,
images de catastrophes naturelles.
Chœur.
Elle tournait, tournait, tournait
Depuis des siècles la Terre
Tournait sur elle-même
Comme une danseuse
Tournait autour du Soleil
Comme une amoureuse
Sans bruit, sans histoire
Si paisible, si polie
Si fière, si forte
Si douce, si docile
Si rassurante
Pendant ce temps
Les hommes
Défrichent
Creusent
Gaspillent
Incendient
Mutilent
Se font la guerre
BD2AC268-502A-4C0B-9696-B976A463D8F4
Puis la négligent
S’intéressent à la Lune
La trouvent
Trop grise
Trop laide
 Trop froide
Reviennent sur Terre
Se font la guerre
5A7B0287-6F08-48C8-B277-67B1BCD29580
Dévastent les forêts
Bouleversent les marées
Détournent les rivières
Épuisent le sol
Souillent les fleuves
Enfument le ciel
Se font la guerre
B4518576-11E8-4AC0-8A0B-4D16A181A9B8
Font n’importe quoi
En font tant
Que la Terre se fâche
S’agite
Gronde
Menace
Hurle par ses tempêtes
Crache par ses volcans
Déchaîne ses océans
Puis un jour
S’arrête
Silencieuse
Immobile

à la découverte de Christophe Tarkos

écrire à propos d’un objet familier, dire le texte obtenu

et prolongement d’un atelier d’écriture mené avec Pierre Ménard du site Liminaire. Six ans déjà.

Suzanne Mateo et Louna

AB41926C-CA1B-4BEA-941C-54332DE88EA4

la brosse

DD05A243-9E6D-4EA1-A280-442257E5CD76

le pincea


mars 2019
L M M J V S D
« Fév    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031