Archive for the 'cinquième' Category

commencer un récit : où ? quand ? qui ? quelques exemples par imitation

1) Dans les premiers jours du mois d’octobre 1815, une heure environ avant le coucher du soleil, un homme qui voyageait à pied entrait dans la petite ville de Digne. Les Misérables de Victor Hugo
exemples en classe :
1) Le premier janvier 1990, vers minuit, des enfants lançaient des pétards dans la banlieue d’une grande ville.
2) Par une chaude journée d’été, aux environs de midi, un renard avançait précautionneusement dans la forêt.
3) Le premier jour de l’automne, aux alentours de 10 heures, un jeune garçon dévorait de bon appétit son sandwich en montagne.
4) En ce premier jour d’octobre, alors que midi sonnait au clocher, une femme qui rentrait épuisé d’un long voyage poussa avec soulagement la porte de sa petite maison.
2) C’était au début de juin. Il venait de passer quelques jours à Paris pour affaires. Installé dans le train express du matin, il regagnait Londres où il partageait encore l’appartement de son vieil ami Hercule Poirot, l’ex-détective belge.                       Agatha Christie
exemples en classe :
1) C’était au début des vacances. Il venait de voir le Père Noël survoler sa ville, Pau. Assis sur le canapé, il ouvrit le cadeau dont il rêvait depuis septembre.
2) C’était dans le premier jour de janvier. Elle venait de naître dans l’hôpital de la ville. Installée dans les bras de sa mère, elle dormait paisiblement.
3) C’était au début du mois de décembre. Pierre, maçon, venait d’arriver sur son lieu de travail. Installé dans son nouveau chantier, il prit ses outils et rejoignit ses collègues.
4) C’était au début de la première heure de la matinée. Un élève venait de frapper à la porte : il était en retard. Le professeur le renvoya en étude.
3) Thomas le Rouge, qu’on nommait ainsi à cause du roux flamboyant de ses cheveux, avançait sans bruit au milieu des fougères. L’approche de la nuit et un vilain temps de novembre avait beau obscurcir le sous-bois, il se méfiait. Les clairières se multipliaient dangereusement dans la forêt aux abords de l’abbaye.
                                                            Jacqueline Mirande (littérature jeunesse)
exemples en classe :
                  1) Karlos le Gentil, que l’on surnommait ainsi du fait qu’il n’était pas crédible lorsqu’il se mettait en colère, avançait sans bruit vers sa PS 4. Les néons qui éclairaient sa chère console lui donnaient une furieuse envie de l’allumer. Le pas de sa mère, dans le couloir, se rapprochait, lui, dangereusement.
                   2) Ce matin-là, tôt, sous une pluie battante, Khadija, la Brune, qu’on nommait ainsi pour sa belle chevelure d’un noir de jais, marchait d’un pas vif vers son arrêt de bus. Elle se méfiait de la grande flaque sur la chaussée, juste au bord du trottoir. Le bus qu’elle attendait, le T2, sortit du virage à vive allure.
4) Il n’y avait que sept ou huit heures de la lisière du bois à la source. Cosette connaissait le chemin pour l’avoir fait bien souvent de jour. Chose étrange,  elle ne se perdit pas. Un reste d’instinct la conduisait vaguement. Elle ne jetait cependant les yeux ni à droite ni à gauche, de crainte de voir des choses dans les branches et dans les broussailles.
                                                                     Les Misérables Victor Hugo
exemples en classe :
                   1) Seuls quelques mères le séparaient de sa victime.Il connaissait l »Élysée comme sa poche pour l »avoir exploré en se faisant d’abord passer pour un cuistot, puis pour un général. Il n’y avait plus de caméras, il le savait, dans la chambre du président. Un soupçon d’hésitation l’envahit. Il enfila cependant ses gants de latex et poignarda d’un coup précis l’habitant des lieux. Il s’enfuit aussitôt, à pas de loup, par les issues de secours pour aller récupérer les cinq milliards d’euros qui l’attendaient sur un compte bancaire anonyme.
                   2) Marie n’était rentrée que depuis quelques minutes. Elle savait que ses parents allaient se disputer. Elle alla donc directement à sa chambre. Chose étrange, elle entendit un bruit comme si quelqu’un tombait. Son instinct la pousser à aller jeter un coup d’œil. Le corps de sa mère était par terre et la porte entrouverte. Elle se mit à pleurer.
5) -Pourquoi me soutenir que tu sais ta leçon ? Tu vois bien que tu ne la sais pas ! … Tu l’as apprise par cœur ? vraiment ?
    Une gifle claqua.
    – Monte à ta chambre. Que je ne te voie plus jusqu’au dîner.
    L’enfant porta la main à sa joue, comme s’il avait eu la mâchoire brisée :
    – Oh ! là ! là vous m’avez fait mal !
                                            François Mauriac Le Sagouin
exemples en classe :
       1)
          – Pourquoi me soutenir que tu n’as pas fumé ? je sens ton haleine !
           Elle le toisa d’un regard glacial. Une gifle claqua.
            – Descends à la cave et restes-y ! Que je ne te voie plus d’un moment.
            L’enfant quitta la pièce sans demander son reste. Il pleurait.

à partir de deux miniatures, écrire un récit de combat

Réfléchir à l’enjeu du combat : gagner le cœur d’une dame, libérer des opprimés, conquérir la gloire, rendre justice…

source : blog Courelle 2

« Les deux combattants, sans plus tarder, font reculer tous les gens. Tous deux partent au grand galop et, de la longueur de deux brassées, plongent les lances à travers les écus, si fort qu’elles éclatent comme brandons. Les chevaux d’un tel élan s’entreviennnent, front à front, que les deux chevaliers se heurtent poitrine contre poitrine. Les écus se heurtent ensemble et les heaumes, de sorte qu’il semble par le craquement qu’ils font qu’il vient de tonner un grand  coup.

Il ne reste martingale ni sangle, étriers, rênes ni dossières qui ne se rompent, arçons qui ne soient mis en pièces. Ce n’est pas grand honte pour eux si les deux chevaliers tombent à terre, car les harnachements ont cédé. Mais d’un seul bond, tous deux ensemble sont debout et se combattent sans hâbler, plus fièrement  que deux sangliers. Ils ne prennent peine de se défier. De leurs épées d’acier se frappent  à grands coups comme gens qui ont grande haine. »

Chrétien de Troyes, Lancelot le chevalier à la charrette, (Gallimard 2006 , traduction de Jean Pierre Foucher.

aide à l’écriture

des noms de chevaliers : Tristan, Yvain, Thibaud, Lionel, Gauvain, Galaad ou encore Lancelot.

Les interventions du narrateur Voilà donc la façon dont… ; Je dois vous dire comment…; Peu s’en faut qu’il… ; Or, écoutez, seigneurs…; Mais voici que… ; Voilà donc comment…

L’armement du chevalier

Les armes offensives et défensives : lance, épée, le fourreau de l’épée, écu, haubert, heaume, éperons, la lame, les courroies de l’écu, les mailles du haubert.

Caractérisation de l’armement : brillant, étincelant, rigide, fort, solide…

Les adversaires

Désignations : les combattants, celui qui avait lancé le défi, le malheureux, le vaincu, le vainqueur, ce dernier, le félon, le preux, la créature diabolique, le monstre…

Caractérisation : vaillant, courageux, hardi, heureux, preux, loyal, fidèle, courtois, brave, félon, traître, déloyal, indigne, lâche, couard, poltron…

Les verbes d’action

Les mouvements : se mettre en selle, serrer la sangle de sa selle, s’approcher au trot, enfourcher son destrier, s’élancer, éperonner son cheval, céder du terrain, revenir à l’offensive, s’enfuir à toute bride…

La rencontre physique : heurter, s’affronter, renverser, blesser, désarçonner, frapper du tranchant de l’épée…

L’impact des coups, les hyperboles (exagérations) : rompre, enfoncer, arracher, voler en éclats, transpercer, traverser l’épaule, faire éclater, briser, fracasser, les hauberts se démaillent, les heaumes se cabossent, gémir d’angoisse, …tant le coup est violent… si profondément que la cervelle jaillit par la nuque…

trois copies d’élèves

copie 1

Oyez, oyez braves gens de Pau écoutez l’histoire de Gauvain, jeune chevalier admirateur de la somptueuse Isaure aux longs cheveux ondulés et aux yeux pers.

C’était à la saison où les feuilles jaunissent et tourbillonnent dans le vent. Ce jour-là, dans la cour de l’imposant château de Pau, notre valeureux chevalier affronta en combat Galaad le chevalier que tout le monde redoutait. Vous vous demandez sûrement pourquoi s’engager dans un combat qui semblait perdu d’avance.Et bien l’enjeu du combat était la main de la somptueuse Isaure dont était amoureux Gauvain mais que
retenait de force Galaad. Les deux adversaires s’élancèrent l’un contre l’autre comme des lions enragés. Gauvain, avec son armure rouge, asséna des coups si terribles que le haubert de son adversaire se démailla. ll donna lui par la suite un coup au front, Galaad tomba à terre, désarçonné. Gauvain se mit alors en position pour lui donner le coup de
grâce. Mais le vaincu, avec le front perforé d’où jaillissait son sang, cria merci.

Gauvain lui laissa la vie sauve et gagna la main d’lsaure. Elle avait observé toute la scène depuis son donjon, soulagée d’être enfin libre. On n’entendit plus jamais parler de Galaad et l’on se réjouissait d’assister au mariage de Gauvain et Isaure.

copie 2

Ecoutez, nobles seigneurs et dames de la cour, l’histoire du jeune et noble Perceval et de son combat mémorable contre le maléfique Karlos. Perceval, continuant sa quête du Graal arriva dans une petite ville nommée Pau dont les citoyens étaient enfermés dans les cachots du château surplombant la ville. Pour les libérer, Perceval devait vaincre
l’horrible Karlos dans un combat à mort et sans merci. Il était enragé de devoir faire cela car ceci allait à l’encontre de tous les codes de la chevalerie mais il devait le faire pour ce peuple en train de mourir de faim et de froid en cette saison hivernale.

Perceval et Karlos se retrouvèrent dans les grands jardins du château de Pau. Les deux étaient vêtus de leur meilleur équipement, ils enfourchèrent leurs fidèles destriers.
Sans crier gare, Karlos s’élança, vif comme l’éclair. Perceval, bien que pris au dépourvu, fit de même. Lechoc des lances fut si violent que les écus volèrent en éclats et que les deux combattants se retrouvèrent propulsés à terre, loin l’un de l’autre. Le preux chevalier n’eut même pas le temps de se relever qu’il vit le monstrueux Karlos courir à toute vitesse vers lui, son immense épée à la main. Perceval s’était à peine relevé que le seigneur fou lui donna un tel coup au côté que le brave chevalier tomba à terre et que son heaume roula dans un fossé. La douleur lui était insupportable. Vous vous demandez
sûrement comment notre cher Perceval pourrait s’en sortir, eh ! bien figurez-vous, qu’à ce moment, la rage irriguant le moindre de ses muscles, il oublia alors tous les coups subtils qu’on lui avait enseignés. Il se releva en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et asséna un coup à Karlos tel que son haubert fut entièrement démaillée. Le sang coulait à flots. Le seigneur fou tomba à terre, inerte.
Libéré, le peuple acclama son sauveur et le soigna afin qu’il puisse poursuivre sa quête du Graal. Perceval pria dieu pour se faire pardonner ce combat sans merci mais entre nous je pense qu’il a agi comme il le devait. Il n’avait pas le choix.

copie 3

Messires, je vais vous conter l’histoire de Perceval au grand cœur qui aidait les plus
démunis.
Ce jour-là Perceval traversait la ville du seigneur Yvain, quand il entendit un homme hurler. Il s’ avança. L’homme accusait un enfant, qui ne devait pas avoir mangé depuis plusieurs jours, de lui avoir volé sa bourse. Ce qui n’ était pas vrai. Perceval se mit à défendre le garçon, mais l’homme qui se trouvait être un chevalier l’accusait de plus en plus violemment. Notre preux chevalier s’ énerva et dit au chevalier qu’ il l’ attendrait le
lendemain pour le combattre. Le lendemain, il vit son adversaire arriver avec ses soldats La foule était venue les regarder depuis la tour de la ville. Les deux chevaliers s’élancèrent au galop aussi féroces que des lions enragés. Le combat fut terrible : Perceval frappa son adversaire si fort qu’ils en tombèrent tous les deux. Perceval, plus rapide que l’éclair,  prit son épée et la lui enfonça dans la poitrine.
Le chevalier menteur s’ enfuit, blessé et honteux. Perceval rendit son argent au pauvre enfant. La foule le porta en triomphe par les rues de la ville. Voilà comment le jeune et noble Perceval rendit encore une fois justice.

au temps des chevaliers

Les chevaliers sont des fils de seigneur qui consacrent leur vie au combat. Ils se mettent au service d’un seigneur pour quelques temps ou pour toute la vie. Ils sont envoyés vers l’âge de douze ans chez un autre chevalier afin qu’ils y apprennent les règles de la chevalerie.
L’adoubement du chevalier est la cérémonie qui permet à un jeune guerrier de devenir chevalier. À partir du XIIe siècle, l’adoubement s’accompagne souvent d’une cérémonie religieuse qui varie d’une région à l’autre.
Dans les tournois, les chevaliers s’affrontent comme lors d’un véritable combat. Ils montrent leur courage aux dames et aux seigneurs, qui observent, depuis les tribunes, ce spectacle parfois meurtrier.

une exposition au CDI : Je rêvais d’un autre monde…

Dire des poèmes d’Eugène Guillevic, George Sand et Victor Hugo

Lise et Julie disent Aux Champs de Victor Hugo

Je me penche attendri sur les bois et les eaux,
Rêveur, grand-père aussi des fleurs et des oiseaux ;
J’ai la pitié sacrée et profonde des choses ;
J’empêche les enfants de maltraiter les roses ;
Je dis : N’effarez point la plante et l’animal ;
Riez sans faire peur, jouez sans faire mal.
Jeanne et Georges, fronts purs, prunelles éblouies,
Rayonnent au milieu des fleurs épanouies ;
J’erre, sans le troubler, dans tout ce paradis ;
Je les entends chanter, je songe, et je me dis
Qu’ils sont inattentifs, dans leurs charmants tapages,
Au bruit sombre que font en se tournant les pages
Du mystérieux livre où le sort est écrit,
Et qu’ils sont loin du prêtre et près de Jésus-Christ.
La vie aux champs de Victor Hugo dit par Denis Podalydès : cliquez sur l’image
Victor_Hugo_001
Portrait de Victor Hugo par Nadar (vers 1884)

Le soir, à la campagne, on sort, on se promène,
Le pauvre dans son champ, le riche en son domaine ;
Moi, je vais devant moi ; le poète en tout lieu
Se sent chez lui, sentant qu’il est partout chez Dieu.
Je vais volontiers seul. Je médite ou j’écoute.
Pourtant, si quelqu’un veut m’accompagner en route,
J’accepte. Chacun a quelque chose en l’esprit ;
Et tout homme est un livre où Dieu lui-même écrit.
Chaque fois qu’en mes mains un de ces livres tombe,
Volume où vit une âme et que scelle la tombe,
J’y lis.

Chaque soir donc, je m’en vais, j’ai congé,
Je sors. J’entre en passant chez des amis que j’ai.
On prend le frais, au fond du jardin, en famille.
Le serein mouille un peu les bancs sous la charmille ;
N’importe : je m’assieds, et je ne sais pourquoi
Tous les petits enfants viennent autour de moi.
Dès que je suis assis, les voilà tous qui viennent.
C’est qu’ils savent que j’ai leurs goûts; ils se souviennent
Que j’aime comme eux l’air, les fleurs, les papillons
Et les bêtes qu’on voit courir dans les sillons.
Ils savent que je suis un homme qui les aime,
Un être auprès duquel on peut jouer, et même
Crier, faire du bruit, parler à haute voix;
Que je riais comme eux et plus qu’eux autrefois,
Et qu’aujourd’hui, sitôt qu’à leurs ébats j’assiste,
Je leur souris encor, bien que je sois plus triste ;
Ils disent, doux amis, que je ne sais jamais
Me fâcher ; qu’on s’amuse avec moi ; que je fais
Des choses en carton, des dessins à la plume ;
Que je raconte, à l’heure où la lampe s’allume,
Oh! des contes charmants qui vous font peur la nuit ;
Et qu’enfin je suis doux, pas fier et fort instruit.

(..)

Je leur parle de tout. Mes discours en eux sèment
Ou l’idée ou le fait. Comme ils m’aiment, ils aiment
Tout ce que je leur dis. Je leur montre du doigt
Le ciel, Dieu qui s’y cache, et l’astre qu’on y voit.
Tout, jusqu’à leur regard, m’écoute. Je dis comme
Il faut penser, rêver, chercher. Dieu bénit l’homme,
Non pour avoir trouvé, mais pour avoir cherché.
Je dis : Donnez l’aumône au pauvre humble et penché ;
Recevez doucement la leçon ou le blâme.
Donner et recevoir, c’est faire vivre l’âme !
Je leur conte la vie, et que, dans nos douleurs,
Il faut que la bonté soit au fond de nos pleurs,
Et que, dans nos bonheurs, et que, dans nos délires,
Il faut que la bonté soit au fond de nos rires ;
Qu’être bon, c’est bien vivre, et que l’adversité
Peut tout chasser d’une âme, excepté la bonté ;
Et qu’ainsi les méchants, dans leur haine profonde,
Ont tort d’accuser Dieu. Grand Dieu! nul homme au monde
N’a droit, en choisissant sa route, en y marchant,
De dire que c’est toi qui l’as rendu méchant ;
Car le méchant, Seigneur, ne t’est pas nécessaire !

Lise et Julie disent Recette d’Eugène Guillevic

Prenez un toit de vieilles tuiles
Un peu avant midi.

Placez tout à côté
Un tilleul déjà grand
Remué par le vent.

Mettez au-dessus d’eux
Un ciel bleu, lavé
Par des nuages blancs.

Laissez-les faire.
Regardez-les.

Lise et Julie disent A Aurore (sa petite-fille) de George Sand

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

 

dire ensemble des poèmes de George Sand et Paul Verlaine

poème L’heure exquise de Paul Verlaine dit par Julie et Lise

La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée …

Ô bien-aimée.

L’étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure …

Rêvons, c’est l’heure.

Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l’astre irise …

C’est l’heure exquise

La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée …

Ô bien-aimée.

L’étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure …

Rêvons, c’est l’heure.

Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l’astre irise …

C’est l’heure exquise

chanté par Philippe Jaroussky, musique (compositeur) Reynaldo Hahn

poème A Aurore de George Sand (1804-1876), recueil Contes d’une grand-mère dit par Juliette, Julia et Celiya

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime,
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

rendre hommage à la nature

Clément, Mateo, Lucas, Clément, Lola et Swan apprécient de se trouver dans la nature et le disent.


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