Archive for the 'sixième' Category

Le château de Barbe bleue de Bela Bartok

Le Château de Barbe-Bleue / La Voix humaine, mise en scène par Krzysztof Warlikowski, à découvrir du 17 au 29 mars 2018 au Palais Garnier.

opéra de Bela Bartok Béatrice Uria-Monzon Willard White

Le Loup et le Chien de Jean de La Fontaine

Le Loup et le Chien

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
À se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
« Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. »
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
– Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
– Mais encore ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
– Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
– Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. »
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

illustration de gauche Benjamin Rabier, illustration de droite J-Jacques Grandville

fabliaux : ce qu’il faut savoir

une vidéo pédagogique de Marie Nnay

sixième, fin du cycle 3

pour en savoir davantage, cliquer ici
Capture d'écran 2017-09-12 15.58.20

 6e:
Textes de l’Antiquité (Odyssée, Métamorphoses, la Bible), contes et récits merveilleux, poésie, fables, théâtre (farce)

Fabrice Lucchini dit La Poule aux oeufs d’or de Jean de La Fontaine

 émission Répliques par Alain Finkielkraut, sur France Culture du 6 mai 2017

La Poule aux oeufs d’or

de Jean de La Fontaine

L’avarice perd tout en voulant tout gagner.

Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,
Pondait tous les jours un œuf d’or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l’ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S’étant lui-même ôté le plus beau de son bien.

Belle leçon pour les gens chiches :
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?

153 jours en hiver de Xavier-Laurent Petit

copié sur le site Chroniques de la littérature pour la jeunesse

  153 jours en hiver

Un roman de Xavier-Laurent Petit, publié chez Flammarion, en 2004,
dans la collection Castor poche.

  Ryham est chauffeur d’un camion, un Ural, 48 tonnes, huit essieux. Galshan, sa fille rêve de l’accompagner dans l’un de ses longs et parfois dangereux voyages. Mais voici que Daala est enceinte, qu’elle doit rester au repos jusqu’à la naissance du bébé, et que Galshan doit partir vivre cinq mois chez son grand-père Baytar. 153 jours, elle a compté.
Pour Galshan, Baytar est un vieux fou qui vit seul au mileu de ses chevaux et de ses moutons. Son grand-père n’a pas accepté que Ryham se marie avec une enseignante d’anglais, une femme qui ne savait ni traire les bêtes, ni monter à cheval, ni agneler les brebis. Ni que Ryham choisisse de devenir camionneur et ne soit plus berger comme les hommes de la famille l’avaient toujours fait. Et en plus, c’est une fille, Galshan, qui était l’aînée de ce couple !
Baytar habite Tsagüng, loin de la ville. Il est le dernier berger d’un troupeau de trois cent brebis. Au début, il ne semble pas apprécier la présence de sa petite-fille. Heureusement, elle sait et aime monter à cheval, son père le lui a appris. Baytar lui donne Gris-de-Fer.
Au bout de quelques jours arrive l’inspecteur du district scolaire, qui s’inquiète de ne pas avoir vu Dalshan au collège. Baytar refuse de laisser partir sa petite-fille, parce que ce qu’il veut lui apprendre, elle le sait déja. Parce qu’il n’est plus tout jeune, et qu’il veut qu’elle vive ces journées près de lui. Parce que ce qu’il veut lui montrer est tout neuf pour elle.
de fait, Baytar va lui apprendre à faire voler un aigle. Il lui monter d’abord Seigneur Khar, l’aigle qu’elle avait repéré depuis longtemps. Un rapace qui vole si haut qu’il doit voir voir sa mère là-bas, allongée sur son lit. Ce même jour, elle l’appelle Attas, grand-père, ce vieillard qui ne sait pas lire et à qui elle lit quelques pages d’un roman, Le vieil homme et la mer.
Comme c’est l’hiver, les rapaces n’ont plus guère à manger. Baytar le sait, il peut en capturer un pour sa petite-fille, ce sera Kudaj. Seigneur Kudaj. Il apprend à Galshan comment le dresser et s’assurer de sa fidélité.
Mais au soixante et onzième jour, revient l’inspecteur du district scolaire qui veut emmener Galshan. Baytar refuse et informe l’homme que dès le lendemain, le Djout va s’abattre sur la région. Le terrible hiver du Davkar Djout, l’hiver de la Mort Blanche, qui va rendre impossible les déplacements. L’homme qui a écouté la météo ne le croit pas. Il a tort, les anciens savent observer la nature.
Dans la nuit, le vent forcit brusquement. La neige tombe et recouvre tout. La température chute. Commence un hiver d’une extrême rigueur, une terrible épreuve pour les animaux. Un hiver où le vieil homme et la jeune fille vont souffrir et tout risquer.


Baytar dit Notre pays est un pays d’hommes debout. Il aurait pu dire de surhommes, tellement l’hiver est dur pour ces nomades. Si Galshan n’avait pas connu le bonheur auprès de ses parents, aurait-elle pu survivre ? Peut-être, car au fil des journées, s’est installée une tendre complicité avec son grand-père, une toute simple relation d’affection mutuelle qui la rendue plus forte.
A cette petite fille de la ville, son grand-père apprend ce qu’il n’a pu transmettre à son fils, restaurant aussi une relation avec ce fils qui l’avait déçu. Dans les moments les plus difficiles, alors qu’il est guetté par la mort, elle reste à ses côtés, parce qu’elle a acquis suffisamment d’autonomie pour ne pas se sentir complètement en péril, parce qu’elle sait tirer partie du peu des ressources matérielles que le Djout leur a laissé. A ses côtés, elle a gagné en maturité.
Xavier-Laurent Petit laisse entendre à son lecteur que la liberté, la maturité, la sagesse même, ne se conquièrent pas sans combat, sans courage et détermination.
Il nous entraîne dans une nature simple, dure et cruelle, dans un monde dénué du confort et de la sécurité modernes. Avec des phrases courtes et sans laisser aucun répit à son lecteur, il décrit l’hiver de La mort blanche, il nous fait ressentir toute la dureté, l’inhumanité du Djout. Il nous fait éprouver le froid et la peur animale.
On appréciera en outre les superbes descriptions de la nature, le dressage de l’aigle, sa façon de décrire les relations entre les gens (presque tous les jours j’ai rêvé qu’un aigle comme celui-ci m’apportait de tes nouvelles, dit sa mère en voyant Kudaj, l’aigle de Galshan, à la fin de l’histoire).

© Jean TANGUY  22 janvier 2004

Médiathèque André Labarrère : une exposition de Frédérick Mansot avec les 605

Pendant une heure et demie, Frédérick Mansot  nous a présenté son travail dans l’exposition « Le monde tout en tissu de Frédérick Mansot » à la Médiathèque André-Labarrère (salle d’exposition). Il a aussi partagé son expérience du métier d’illustrateur.

Photo 14-04-2017 10 22 31

devant l’affiche de l’exposition

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