Archive for the 'Tous' Category



Fenêtres

Se concentrer sur l’image en deux dimensions que découpe une fenêtre : fenêtre au présent, fenêtre loin dans la mémoire, fenêtre liée à l’environnement urbain, vitre en mouvement, écrans… Utilisation de phrases nominales.

SAVOIR CHOISIR SES FENÊTRES

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fenêtre carrée dehors le vent…

un vent puissant.

Des arbres déchaînés.

La route sans fin.

Et un bruit

Le bruit de la pluie qui

S’écrase contre les carreaux.

 

fenêtre de nuit

des lumières étincelantes

rouge, orange, jaune

la ville les magasins

la musique de la nuit qui tombe.

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Fenêtre de l’hôtel, premier étage, grand espace, des piscines, des bars, des tables de ping-pong, des gens, des taxis jaunes, la plage, des palmiers, des terrains de tennis.

Assise dans le bus. Boutiques, grandes et petites maisons, verdure, grande rue, école, appartement sombre, la pluie, les voitures.

Chambre. Premier étage, grand jardin, plein d’arbres et de fleurs, petite maison, mur en pierre, portail noir, table de jardin.

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Centre commercial, maison, arbres, voitures, vélos, arrêt de bus, la pluie, le brouillard, nuages, des personnes, Palais des Pyrénées, appartements, des oiseaux, des écoles.

Grand hôtel : quatrième étage, hôtel parc Aventura, des attractions, des labyrinthes, un parc, cafeteria, des arbres, ciel bleu, nuages, piscines, terrain de volley.

Rez-de-chaussée, jardin, rue du 14 juillet, balançoire, filet de badminton, des palmiers, un mur de pierres, grillage, fleurs, maisons, tables de jardin.

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Au loin, sous le préau des cages de foot, des arbres sans feuilles, des traces blanches au sol, des paniers de basket sans filets, des tables de ping-pong. Et encore des chewing-gums collés. Des bancs rouges, de vieux immeubles, sur le toit, des antennes de télévision, des élèves qui courent portant leur sac sur leur dos.

Le fond d’écran, des icônes sur le bureau, la flèche de la souris, des lettres qui s’affichent, barre du menu, une page internet.

La route défilant, des lignes blanches, les lampadaires éclairés, la mer et des bateaux naviguant au large, des algues, des feux tricolores, des panneaux de stop, des radars automatiques, des vacanciers, le soleil brillant, le ciel bleu.

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Buée, arbres qui défilent, ciel teinté d’un bleu pénétrant, rideaux salis par le temps, reflet des lumières, feux rouges qui s’accumulent, double vitrage glacé, herbe sur le bord de la route gelée, immeubles qui se ressemblent.

Toits usés balcons remplis de plantes grillage usagé arbres décharnés feuilles qui tremblent

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Cour mouillée, dernière flaque, vide, mur galet avec accrochés arbres, presque morts, grillagement, maison aux briques sales, antennes râteau dirigées vers la droite, avion passant dans le ciel bleu et se perdant dans les nuages.

Fenêtre ouverte, la rue, grand soleil, en face des voisins fous. A droite la grande place de la Libération avec sa fontaine, ses visiteurs et ses skateurs. En bas  le traiteur qui laisse entrer de bonnes odeurs chez moi et à gauche le prolongement de la rue de plus en plus bas, de moins en moins de monde.

L’appel de la forêt en audio, deux versions

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Jack London (1876 – 1916) en train d’écrire dehors © Getty / Bettmann

site Jack London en français

pour réécouter l’émission (3/4 d’h) en son entier cliquer ici

émission de Guillaume Galienne sur France Inter : des extraits ci-après

Jack le Loup du Grand Nord

En 1897, parmi ces hommes avides de faire fortune, un jeune Américain se lance lui-aussi dans la ruée vers l’or. A 21 ans, il a déjà beaucoup bourlingué : ouvrier à 14 ans, matelot à 17, militant socialiste à 20 ans, celui que l’on surnomme « Le Prince des Pilleurs d’huîtres » ou « Jack le marin » part, comme tant d’autres, à la conquête de l’Alaska. De retour à San Francisco l’année suivante, atteint de scorbut et rongé par l’alcoolisme, il ne ramène de son périple qu’une pincée de poudre d’or, qui lui rapporte la somme de 4 dollars…

Mais le jeune homme, autodidacte, revient riche d’un autre trésor : la matière d’un passionnant récit d’aventure qui lui apportera, six ans plus tard, une renommée internationale. Il s’agit de l’écrivain-aventurier, Jack London, et son célèbre roman, L’Appel de la forêt, paru en 1903.

En épilogue : « L’Appel » de la nature, entendu par le chien Buck, n’est pas sans évoquer une autre « voix », plus symbolique : celle qui appelle Jack London à la vocation d’écrivain. Lui qui fut tour à tour marin et chercheur d’or, « loup des mers » et « loup du Grand Nord », Jack London s’est peut-être, tout au long de son existence, senti comme un loup au milieu des hommes. Souffrant de l’absence d’un père qui ne l’a jamais reconnu, l’homme révolté a souvent cherché à venger son enfance solitaire et pauvre, vécue dans les quartiers malfamés de San Francisco. A la fin de sa vie, devenu riche, l’écrivain se fit construire une somptueuse demeure dans la forêt, qu’il appela « La Maison du Loup »…

texte intégral : La Bibliothèque électronique du Québec

ou encore ici

 

Haiku à partir de La pie de Claude Monet

Claude Monet ,La pie,© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

Claude Monet (1840-1926) La pie Entre 1868 et 1869 Huile sur toile H. 89 ; L. 130 cm Paris, musée d’Orsay© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
d’autres haikus, une définition, ici, sur le site de la BnF

personnifier un élément du paysage : par exemple les arbres ou la pie.

l’arbre merveilleux
couvert d’un manteau blanc
s’élance pour toucher les nuages.

les arbres enneigés
tendent leurs bras vers le ciel.
C’est l’hiver

de grands arbres noirs
frissonnent
dans un léger manteau blanc

des arbres dénudés
lancent leurs bras décharnés
vers le ciel

sur la barrière enneigée
la pie cette voleuse
scrute le paysage

notre amie la pie
perchée sur une barrière
s’ennuie

une pie élégante
vêtue de noir et blanc
attend son cavalier

Ma Réputation de Gaël Aymon : ce qu’ils en disent

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Ma Réputation de Gaël Aymon Actes Sud Junior 2013

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écrire à partir d’une BD : Ulysse, adaptation libre de Sébastien Ferran

BD Ulysse

Ulysse, adaptation libre de Sébastien Ferran

Sujet : observez la page de BD ci-dessus affichée au tableau numérique  => notez les indications qu’elles vous fournissent sur les personnages, les lieux, l’époque, le moment de la journée et le temps qu’il fait

    Transformez-la ensuite  en page de roman : utilisez les indications que vous avez notées.

Rapportez directement les paroles en respectant les  règles de présentation du dialogue.

observer l’image : constituer une boîte à mots
une falaise- Ithaque- un porcher- la mer- une pauvre masure perchée au sommet d’une colline, une fenêtre éclairée, trois hommes…- un enclos -Ulysse accoudé à la fenêtre – Télémaque au visage de jeune dieu – le porcher Eumée, les cochons dans l’enclos- un feu- la fumée- servir un pichet de vin – Ulysse aux mille ruses,- l’avisé Ulysse, un croissant de lune, etc.

verbes de parole : soupirer, protester, poursuivre, ajouter, déclarer, etc.
adverbes : rageusement, violemment, etc.
montrer : en se tournant vers la fenêtre, se redressant fièrement, se campant sur ses jambes, en servant à boire, en tapant la table du poing, il les dominait de sa haute taille, etc.

5 mns devant son brouillon puis lecture à haute voix des trois premières phrases : des idées et aides pour mieux commencer son devoir

Une certaine, une grande agitation-effervescence régnait dans la demeure du fidèle porcher / chez Eumée, le fidèle porcher…

Un soir alors qu’un croissant de lune brillait dans le beau ciel d’Ithaque, trois hommes…

Dans l’enclos, les cochons sommeillaient/grognaient…

Le ciel rougeoyait. Le soleil venait de se coucher et la lune de se lever…

à partir de copies d’élèves

Le ciel rougeoyait encore. Un mince croissant de lune venait de se montrer dans le beau ciel d’Ithaque.  une cabane se dressait au sommet d’une falaise. C’était celle d’Eumée, le fidèle porcher du divin Ulysse. Ce dernier venait de rentrer en son royaume après vingt ans. A l’intérieur se trouvaient Ulysse, Eumée et Télémaque. Le héros grec se tenait en retrait adossé au mur. Il observait. Un feu crépitait dans la cheminée.

       Télémaque au visage de jeune dieu leva les yeux vers son père et expliqua :
      – Au cours de mon enquête j’ai appris de terribles nouvelles sur les héros de Troie mais aucune nouvelle de toi !
      Il était assis au bout d’une grande table en bois, l’air crispé.
      – Cette maudite guerre n’aura personne, maugréa Ulysse en se grattant pensivement la barbe. Et ces princes prétendants ? Comment peuvent-ils avoir table ouverte dans notre demeure ?
      A ces mots, Télémaque bondit et tenta de justifier :
      – La loi les y autorise père.
      Il contracta ses muscles, tapa du poing sur la table laissant échapper sa haine.
      – Ces chiens galeux passent leur journée à se goinfrer !
      – Mais maintenant que vous êtes là, mon roi, se risqua timidement Eumée, le fidèle serviteur, vous allez pouvoir les chasser.

      C’était un vieil homme voûté, à l’air soumis. Il tenait son verre et regardait son maître le regard plein d’espoir.     

       – Ce ne sera pas si simple que cela ! soupira le vaillant Ulysse.                                          

La journée du lendemain serait rude, il le devinait. Tous trois veillèrent une bonne partie de la nuit afin de mettre au point une stratégie. Puis, Athéna, la déesse aux yeux d’aigue marine, s’approcha et, délicatement, étendit sur eux un doux sommeil.

carte Victor Bérard

vu ici

 

 

dire et mettre en valeur un texte à plusieurs puis le texte de son choix seul

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un public attentif et bienveillant

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par groupe de trois à cinq, réfléchir à une manière de faire entendre ce texte : mots dits en chœur, en écho, en variant l’intensité, en chuchotant, en le mimant…
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initiatives bienvenues !
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puis chaque membre du groupe lit un de ses textes ou un texte appris dans l’année.
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La Terre qui ne voulait plus tourner de Françoise du Chaxel
Images de la Terre abîmée par les hommes,
images de catastrophes naturelles.
Chœur.
Elle tournait, tournait, tournait
Depuis des siècles la Terre
Tournait sur elle-même
Comme une danseuse
Tournait autour du Soleil
Comme une amoureuse
Sans bruit, sans histoire
Si paisible, si polie
Si fière, si forte
Si douce, si docile
Si rassurante
Pendant ce temps
Les hommes
Défrichent
Creusent
Gaspillent
Incendient
Mutilent
Se font la guerre
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Puis la négligent
S’intéressent à la Lune
La trouvent
Trop grise
Trop laide
 Trop froide
Reviennent sur Terre
Se font la guerre
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Dévastent les forêts
Bouleversent les marées
Détournent les rivières
Épuisent le sol
Souillent les fleuves
Enfument le ciel
Se font la guerre
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Font n’importe quoi
En font tant
Que la Terre se fâche
S’agite
Gronde
Menace
Hurle par ses tempêtes
Crache par ses volcans
Déchaîne ses océans
Puis un jour
S’arrête
Silencieuse
Immobile

Vendredi : le retour, déjà !

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dernier au revoir

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dernier regard

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dernier échange

prendre place, le temps de compter, c’est bon, on y est tous,

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17h53 trois coups de klaxon, ce n’est qu’un au revoir, retrouvailles en septembre !


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