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à partir de Sensation d’Arthur Rimbaud (1)

Sensation   d’Arthur Rimbaud (1854-1891)

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

consigne

changer quelques mots d’un texte tout en en respectant sa structure pour donner un autre sens.

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Je ne reviendrai pas, le passé est passé,

et un amour inconnu surgira en moi

J’irai loin, bien loin, sans me retourner

Par la Nature, -heureux, un peu plus chaque mois

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Par les nuits bleues d’été, j’irai dans les forêts,

Protégée par les geais, frôler l’herbe menue :

Rêveur, j’en sentirai les feuilles à mes pieds,

Je laisserai les idées baigner ma tête nue.

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Par les nuits bleues, je tomberai dans les chemins,

Picoté par les blés, fouler l’herbe menue

(…)

Et je marcherai loin, comme un bohémien,

Dans la Nature, -joyeux comme avec une femme.

… à suivre !

 

Qui me regretterait, si je mourais ? (…) est-ce qu’ils s’en voudraient au moins un peu de m’avoir tuée ?

Ma réputation par Aymon

Ma réputation de Gaël Aymon

Actes Sud junior

quatrième de couverture

Laura, 15 ans, préfère la compagnie des garçons, celle de Jimmy, Sofiane et Théo. Les mimiques travaillées, les soirées filles, c’est pas trop son truc. Mais lorsqu’elle repousse les avances de Sofiane, ses amis lui tournent le dos et Laura se retrouve isolée et vulnérable.

Seule en cours, seule au self, seule dans les couloirs.

Les pires ragots circulent à son sujet sur les réseaux sociaux, la rumeur enfle et l’isolement de Laura grandit.

Jusqu’à sa rencontre avec Joséphine, élève solitaire et marginale comme elle, qui va l’aider à relever la tête et à dénoncer le harcèlement dont elle est victime.

incipit

« En m’embrassant, il a raté ma joue. Enfin,c’est ce que j’ai pensé quand j’ai senti ses lèvres effleurer les miennes très vite. C’est quand j’ai croisé son regard que j’ai su que Sofiane l’avait fait exprès. Et puis il a filé vers le bus. Je n’avais rien vu venir! Depuis quand est-ce qu’il se fait un film dans sa tête? On dirait que les ennuis commencent! »

extraits

« Le temps s’est arrêté.Je suis là,en plein milieu du hall,exposée à tous les regards. Ma mèche retombe devant mes yeux. Je ne peux pas rester là,à coté comme si de rien n’était.  »

« Il faut tenir, je n’ai pas le choix. On n’a pas le choix à notre âge. Il faut obéir, même aux sonneries, patiemment, malgré la peur et le danger, en attendant qu’un jour, après les épreuves, la vraie vie commence.
Je crois qu’on rit sur mon passage. Mais je ne suis déjà plus vraiment là. Je me suis profondément retranchée à l’intérieur de moi-même, si profondément que rien ni personne ne pourra plus m’atteindre.  »

 » Je m’avance entre les tables. Quelque chose a changé, je le sens. ça ricane.
Là, je sens leurs regards à tous plantés dans mon dos. D’un coup j’ai très chaud. Ma main tremble. J’aperçois des sourires moqueurs.Je regarde mon portable, toujours muet, je me sens totalement coupée du monde.Et puis un mot vient me frapper en plein visage . »

« Le pire, c’est que je les comprends ! A force d’être salie, je me sens sale. Je suis rentrée dans le rôle, je m’habitue. Quelle raison ils auraient de prendre ma défense, de venir vers mois, puisque même à mes yeux, je ne les vaux pas ? C’est pour ça que je ne vois pas d’issue. Je me dis que quelque part, j’ai dû chercher ce qui m’arrive. »

« Arrivée devant mon casier, mon carton à dessin me glisse des mains. Ma respiration s’arrête: sur la porte métallique quelqu’un a scotcher une photo, imprimer sur une feuille. C’est une photo de moi que je ne connais pas, en pyjama, endormie dans un lit. »

« Qui me regretterait, si je mourais? Et eux tous, est-ce qu’ils s’en voudraient au moins un peu de m’avoir tuée? Est-ce qu’au moins ça les ferait taire?« 

Bibliographie

La littérature à l’école et au collège (ressources du site eduscol : http://eduscol.education.fr) (actualisé pour 2013)

Listes pour les cycles 1, 2 et 3 de l’école élémentaire (site eduscol) + ressources poésie

Liste pour le collège (site eduscol), avec pour chaque titre, une mini-fiche de lecture.
ou
télécharger directement la liste collège:
Liste_Excel_de_la_selection_de_lectures_pour_les_collegiens_253090

sites sélectionnés par le portail BUFM

écrire de courts récits de métamorphoses

 Lecture de La Mouche de Marcel Béalu (manuel Magnard, 4ème) et Axolotl de Julio Cortazar.

 J’écris un bref récit de métamorphose à partir de l’une des expressions suivantes « prendre racine », « avoir la chair de poule », « passer du coq à l’âne », « têtu comme une mule »,  etc. L’expression doit figurer dans le texte.

Je me baladais dans la campagne, de ferme en ferme. J’imitais le cri de chaque animal. Qu’il faisait chaud dans la grange, pauvre vache ! Je sortis voir les cochons, je glissai. Voilà que j’étais marron à cause de la boue et même un peu orange vers les pieds. Dommage mes chaussures étaient neuves, saleté de campagne ! Je rendis visite aux ânes quand je dérapai sur les tomates, je méritais un bon shampooing ! Soudain j’en eus assez, je revins à la voiture, pris les clés, choisis un CD, allumai la voiture, mis le chauffage, pas trop quand même ! quand j’aperçus un panneau que je n’avais pas vu en arrivant « Ferme enchantée », j’en eus la chair de poule ! Pressé, je regardai le rétro, quand j’aperçus l’impossible, une incroyable crête rouge sur le sommet de ma tête ? Etais-je un poulet ?

Julien

Ça devait faire cinq ans que j’étais dans cette prison, tous les jours manger cette nourriture écœurante, voir tous les prisonniers te regarder avec un air meurtrier, ne pouvoir bouger que dans dix mètres carrés. Tous les jours s’ennuyer à en mourir et la peur de ne jamais sortir. Oui, je prenais racine ici. Des fourmillements à mes extrémités, mes mains devenaient rugueuses. Puis quelqu’un était venu me chercher pour la promenade quotidienne mais je ne pouvais plus bouger, pieds collés au sol. Le gardien hurla « Bouge-toi ! », entra dans la cellule, me mit les menottes et m’arracha d’un coup. Je sortis pour ma promenade. Dire que j’en avais pris pour dix ans encore.

Morgane

« Allez fiston ! Va chercher une poule, c’est pour midi ! ». J’obéis aussitôt, que faire d’autre ? et sortis, moi le petit Jean-Claude, de la maison, dans un froid pas possible. Tout ça pour une poule, ah ! la, la. Dans la cour un grand frisson me parcourut, j’avais la chair de poule. A peine eus-je pensé cela que je commençai à me transformer. Et mince! Horrifié, je courus jusqu’à la maison sur mes pattes orange lorsque mon père m’attrapa, me tua, me dépluma et me mangea.

Marc-Antoine

J’étais dans la cour du collège plongée dans mon livre quand la sonnerie retentit. Je ne réagis pas et plusieurs secondes s’écoulèrent. Mes pieds se transformaient en racines qui creusaient un chemin dans le goudron. Une jambe, puis l’autre se métamorphosa en tronc noueux. Mes bras se ramifièrent en branches fines et longues. Autour de mes mains, se balançaient des feuilles vertes. Un oiseau se posa sur ma tête devenue feuillage. Immobile, je ne pouvais plus bouger. Une surveillante s’approcha et me dit : « Mademoiselle, vous prenez racine ou quoi ? Dépêchez-vous d’aller vous ranger avec vos camarades ! » L’oiseau s’envola.

Alexie

Claude Gueux de Victor Hugo

Claude Gueux de Victor Hugo

sur le site de France Culture 24 mn

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=7aac3a68-408f-11e2-a7b7-782bcb76618d

Adaptation : Hélène Bleskine

Réalisation : Laure Egoroff

Conseillère littéraire : Caroline Ouazana

Le 7 novembre 1831, Claude Gueux, est condamné à mort. Il est exécuté en juin 1932. L’événement inspire à Victor Hugo un plaidoyer contre la peine de mort.

Le 6 juillet 1834, il publie sa version du fait-divers dans La Revue de Paris.

A la fin de juillet, Charles Carlier, un lecteur de la revue, finance une édition séparée de 500 exemplaires du récit de Hugo, afin « de faire profiter de la grande leçon qu’il contient ».

Avec :

Philippe Magnan : le narrateur

Philippe Beautier : Claude Gueux

 

Aimeriez-vous vivre un amour comme celui de Tristan et Iseut ?

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« aimer une femme avec un amour simple, naturel, c’est suffisant alors qu’aimer avec une telle passion, cela ne sert à rien et peut amener à faire des choses terribles, presqu’inconsciemment »

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« je pense qu’il s’agit d’un dénouement heureux parce qu’à la fin la mort rattrapera tout le monde et que l’amour représenté par cette ronce continue malgré la mort. »

Cette expérience mérite d’être vécue car elle peut rendre malheureux mais quand elle rend heureux, c’est incroyable. Mourir pour la personne que l’on aime est la plus belle mort qui soit. »

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« Iseut est obligée de passer des jours et des nuits entières avec un homme qu’elle n’aime pas. Ils sont obligés de cacher la vérité à leurs proches. Je ne voudrais pas vivre une telle expérience. »

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« Cet amour est beau, puissant, fort mais de l’intérieur ne faudrait-il pas rajouter dur, douloureux risqué et déchirant ? Aimer quelqu’un qu’on ne doit pas aimer est une passion qui fait mal. »

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des coups de cœur 2017 sur le site « Allez vous faire lire »

coups de cœur 2017

ce qui suit est copié sur le site « Allez vous faire lire »

« Quel serait votre lecture coup de cœur jeunesse de 2017 ? »

C’est la question que j’ai posée à 36 auteurs, éditeurs, libraires, critiques et autres passionnés du monde du livre jeunesse.

Chacun m’a parlé de sa lecture jeunesse la plus excitante de l’année. Sur le modèle de cet article paru chez Just A Word (critiques de littérature et cinéma), je déroule donc ici une liste de livres follement éclectique, généreuse et un peu dingo, représentative de la variété et l’exigence de l’édition jeunesse dans ce qu’elle a de plus génial.

Il y a de l’album, de la littérature et de la bande-dessinée à découvrir. Tout est pour toi.

C’est l’occasion de découvrir des titres dont tu as peu ou pas entendu parler. C’est l’occasion, aussi (soyons honnêtes) de te jeter comme un(e) fangirl/boy sur les livres recommandés par la voix aimée de ton auteur ou autrice préféré(e).

Récap de tous les livres à la fin de l’article.

  • Le coup de cœur de Marine Carteron — Professeure de français et écrivaine jeunesse, autrice notamment de la série des Autodafeurs et de Génération K.

Le copain de la fille du tueur, de Vincent Villeminot
(Nathan, 2016)

Le copain de la fille du tueur, j’ai aimé. Vraiment. Beaucoup. C’est un roman inclassable. Un sale gosse. Entre le thriller et l’histoire d’amour, à la fois drôle et merveilleusement poétique. Le genre de roman où tu ne peux t’empêcher de te dire « Nan, mais là, il exagère », mais où tu ne peux t’empêcher de tourner la page. Et d’être un peu jalouse aussi. Parce que cette sensualité, quand même, c’est beau, et c’est rare.

Bon, je suis nulle en critique. Je ne sais pas faire, je marche à l’affect. Du coup, si vous vouliez que je vous résume l’histoire, c’est mort. Mais sachez que je vous envie. Parce que j’aimerais bien être à votre place. Pour le relire, ce putain de roman. Comme une première fois.

  • Le coup de cœur de Timothée de Fombelle — Écrivain, auteur notamment de Tobie Lolness, Vango, Le Livre de Perle en littérature jeunesse, et Je danse toujours et Neverland en adulte.

Mon fils, de Vincent Cuvellier, illustré par Delphine Perret
(Gallimard Jeunesse Giboulées 2017)

Il y a un auteur que j’admire beaucoup qui a sorti un paquet de livres cette année. Il fêtait ses trente ans de publication, et je me demande comment c’est possible parce qu’il a l’air d’avoir quinze ans et demi. Il s’appelle Vincent Cuvellier. Mon livre coup de cœur de l’année est écrit par lui, c’est Mon Fils, paru au printemps, je crois. Il est illustré par Delphine Perret qui est vraiment très forte aussi. C’est un album dans lequel un père parle de son fils. Comme toujours avec Vincent Cuvellier l’écriture est extraordinairement simple et directe. Quand on écrit, il faut grimper très dur et très longtemps pour atteindre cette clarté. C’est comme en montagne. Et là-haut, on voit tout avec précision. Depuis dix ans, j’attendais une suite à La Première fois que je suis née, un autre livre qui parle de la vie entière qui est roulée à l’intérieur d’un enfant qui naît. Avec Mon fils j’ai l’impression que cet enfant a grandi et parle à son propre fils.

  • Le coup de cœur de Lucie Kosmala — Rédactrice Livres pour MadmoiZelle, chroniqueuse pour France Inter.

Tu seras ma princesse, de Marcus Malte et Régis Lejonc
(Sarbacane, 2017)

Tu seras ma princesse, c’est comme un trou noir de poésie. On se fraye un chemin jusqu’à sa première page, on en déguste les premiers mots avec insouciance, et on comprend rapidement que l’on va se faire happer par les émotions sans pouvoir leur opposer une quelconque résistance.

Le livre raconte l’attente d’un enfant, d’une petite fille déjà aimée inconditionnellement avant même qu’elle vienne au monde, mais résonne bien au-delà de la simple histoire de grossesse. Ce livre donne une furieuse envie d’aimer et surtout de le dire !

voir aussi la chaîne vidéo Le cahier de lecture de Nathan


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