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à partir de dessins de Stanislas Bouvier (2)

et du titre d’une histoire  d’Anne Wiazemsky, Les visiteurs du soir,  (titre lui-même citation cinématographique d’un film de Marcel Carné, 1942) écrire et dire un conte,  images de Stanislas Bouvier saisies grâce à un visualiseur et projetées en diaporama sur le tableau numérique de la classe

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à partir de dessins de Stanislas Bouvier (1)

et du titre d’une histoire  d’Anne Wiazemsky, Les visiteurs du soir,  (titre lui-même citation cinématographique d’un film de Marcel Carné, 1942) écrire et dire un conte,  images de Stanislas Bouvier saisies grâce à un visualiseur et projetées en diaporama sur le tableau numérique de la classe

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Contes du miroir Yak Rivais

version intégrale du conte de Charles Perrault ici

janvier_23Les contes du miroir de Yak Rivais

Réécriture de contes connus avec chaque fois une contrainte, nouvelle  occasion pour Yak Rivais de partager son humour et son esprit facétieux.

Le franglais

Le jeu consiste à placer dans chaque phrase au moins un mot d’anglais couramment employé dans la langue française.

Barbe-Bleue

Il était une fois un play-boy a la barbe bleue qui épousa une jeune pin-up. Cette pin-up avait un peu peur de son mari car il avait un look généralement sombre et mystérieux. Dans les garden-parties et cocktails mondains, les mauvaises langues disaient qu’il avait été marié déjà six fois, mais qu’on ne savait pas ce que ses femmes étaient devenues.

Un week-end, Barbe-Bleue dit à son épouse :

– Darling, je dois aller à un meeting- international prendre la parole sur des problèmes de marketing. Je te laisse les clés du loft. Et parmi celles-ci, voici une clé spéciale qui ouvre une kitchenette secrète que je t’interdis de visiter.

La-dessus, Barbe-Bleue embrassa sa femme en disant « I love you, baby »  et il s’en alla en break à la ville.

Des qu’il eut tourné les talons, sa femme qui était curieuse speeda ouvrir la kitchenette. Elle manqua tomber knock-out a la vue du spectacle qu’elle découvrit ! En effet, les cadavres des six premières épouses de Barbe-Bleue étaient la, entassés comme dans un western ou un thriller. La jeune femme effrayée en laissa tomber la clé dans le sang rouge comme de la sauce ketchup. Mais elle eut beau ensuite laver avec du white-spirit la clé tachée, elle ne réussit pas a effacer les traces de sang, car c’était une clé magique.

Et justement, Barbe-Bleue faisait un come-back parce qu’il avait oublié quelque chose.

– Je suis revenu, dit-il, car j’ai oublié mon attache-case.

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dédicace improvisée à Frissons à Bordères (2007)

Alors il remarqua que sa femme était si troublée qu’elle était au bord du break-down. Et, à la voir si peu cool, il devina qu’elle avait ouvert la kitchenette !

– Okay, dit-il, rends-moi mes clés !

-Je les ai laissées dans le living-room ! balbutia la malheureuse femme affolée.

– Va les chercher, exigea Barbe-Bleue de sa belle voix de crooner.

La femme grimpa vite au sommet du building. Elle rencontra sa sœur à la sortie du lift.

– Anne ! lui demanda-t-elle. Regarde par le bow-window si tu vois nos frères arriver!

Or elle attendait ses frères qui étaient militaires et servaient dans les tanks. Anne se mit aussitôt à scruter la campagne avec un zoom. Pendant ce temps, en bas, Barbe-Bleue trompait son impatience en buvant un whisky on the rocks.
– Baby! cria-t-il. Si tu ne descends pas, je vais monter te chercher et je te transformerai en hamburger!

La pauvre femme s’affolait et pleurait tellement que le make-up de ses yeux fondait et coulait sur ses joues.

– Anne, sister Anne, ne vois-tu rien venir ? criait-elle.

– Je ne vois que l’herbe qui verdoie sur le green du golf à côté de chez nous, répondait la sœur parfaitement relaxe.

D’en bas, Barbe-Bleue hurlait qu’il allait transformer sa femme en porridge.

– Anne, sister Anne, implorait la malheureuse, ne vois-tu rien venir, please ?

– Je vois une jeep qui roule sur la route ! Elle est pleine de boys de l’US Army!

Cependant, Barbe-Bleue, énervé, ouvrit son grand bowie-knife et grimpa l’escalier pour aller trancher la gorge de sa femme.

– Kiss me, et fais tes prières ! lui dit-il.

Mais les frères arrivaient avec des soldats, browning au poing. Ils lui tirèrent dans le ventre une quinzaine de balles dum-dum, et l’affreux mari à la barbe bleue tomba sur le plancher.

La femme de Barbe-Bleue se jeta dans les bras de ses frères en disant thank you. Plus tard, avec les dollars de son mari, elle leur acheta des grades de capitaine à la NASA. Puis elle épousa un joyeux hippie qu’elle aimait depuis longtemps et qui jouait de le la guitare dobbro dans les snacks. C’est comme ça que l’histoire s’achève en happy end. That’s all, Folks !

à partir d’un extrait du Chaperon Rouge Ch Perrault

Les filles de l’ogre deviennent des filles de fées ou comment passer d’un portrait péjoratif à un portrait mélioratif.

« L’Ogre avait sept filles, qui n’étaient encore que des enfants. Ces petites ogresses avaient toutes le teint fort beau, parce qu’elles mangeaient de la chair fraîche, comme leur père ; mais elles avaient de petits yeux gris et tout ronds, le nez crochu, et une fort grande bouche, avec de longues dents fort aiguës et fort éloignées l’une de l’autre. Elles n’étaient pas encore fort méchantes; mais elles promettaient beaucoup, car elles mordaient déjà les petits enfants pour en sucer le sang. »

Les filles de fées avaient de magnifiques yeux en amande d’un châtain éblouissant. Elles avaient un nez bien fait, ni trop grand, ni trop petit. Leur bouche était fine et quand elles souriaient, on pouvait apercevoir de magnifiques dents de lait. Ces filles étaient resplendissantes et gentilles. Elles promettaient de devenir encore plus belles avec le temps.

Les filles de fées avaient de grands yeux bleus, pareils à la couleur d’un lac, le nez tout rond et une belle petite bouche rose avec de petites dents bien alignées. Elles étaient douces et gentilles, leur sourire répandait la gaieté et leurs ailes étaient pétillantes de couleur.

Les filles de fées avaient de très jolis yeux bleus qui brillaient comme des diamants, un tout petit nez recouvert de taches de rousseur et une bouche merveilleusement rose. Elles avaient de petites dents qui ressemblaient à des perles blanches. Elles étaient douces et gentilles et aimaient beaucoup les enfants.

Les filles de fées avaient de très jolis yeux bleus qui brillaient, le nez retroussé et fin, une petite bouche dont la dentition était parfaite. Elles étaient déjà très douces et gentilles avec leurs enfants.Les filles de fée avaient toutes le teint for beau parce qu’elles mangeaient de bons légumes frais du jardin de leur père ; elles avaient aussi de magnifiques yeux étincelants, un nez petit et rond, un sourire radieux déposé sur leurs lèvres. Quand elles ouvraient leur bouche on apercevait de belles dents aussi blanches que la neige. Elles étaient douces et gentilles. Plus tard, elles deviendraient de belles et gentilles jeunes filles.

à partir d’images de Frédéric Clément pour Le luthier de Venise

à partir d’images de Frédéric Clément projetées au tableau numérique, imaginez une histoire qui s’intitulera Le luthier de Venise.

Le luthier de Venise imaginé par Tao

Venise, ses gondoles, son carnaval, ses bals masqués, ses rêves, sa magie…

…et même son luthier qui, un jour, fit connaissance avec des rapaces et des petits félins.

Il fut émerveillé par leurs pouvoirs et les apprivoisa.

Les félins et les rapaces adorèrent sa musique.

 

Le jour du carnaval, il y eut un voile de brume. Le luthier et ses compagnons s’y faufilèrent. Ils jouèrent et chantèrent ensemble : les chats miaulèrent gracieusement et les rapaces sifflèrent joyeusement.

Toute la foule entendit et adora, sans savoir d’où venait cette douce musique ensorcelante.

Une Belle, une Bête, mise en scène Florence Lavaud

spectacle du 27 janvier 2012 programmé par l’Agora, Billère, pour plus d’informations voir Chantier Théâtre

ce qu’en disent les 509

J’ai trouvé que cette pièce de théâtre a été gâchée car les personnages ne parlaient pas, cela m’a un peu déçue. Sinon le spectacle m’a plu :  la marche en crabe de la Belle sur le clavecin et les serviteurs bougeant les portes dans tous les sens m’ont amusée. Les ombres chinoises, le décor ainsi que la voix étaient parfaitement réussis.

J’ai apprécié la monstrueuse voix de la Bête et sa façon de marcher, noblement. Sa présence était comme une ombre. On distinguait bien la différence entre la Belle et la Bête : des sons gais remplis de fraîcheur et de douceur pour la première, des sons effrayants, des couleurs sombres pour le second. On voyait que la Belle vivait dans un cauchemar et qu’elle était perdue, piégée dans un labyrinthe.

En ce qui concerne le son, j’ai bien aimé les bruitages car il était possible de s’imaginer le décor rien qu’en écoutant la musique mais la musique et la voix qui accompagnaient la Bête étaient trop fortes. Pour la lumière j’ai adoré les jeux d’ombres. J’ai aussi bien aimé les serviteurs qui déplaçaient les bougies et les portes mais globalement je n’ai pas adoré le spectacle car je m’attendais à ce que les acteurs parlent.

Ce qui m’a plu dans ce spectacle vivant, c’est la musique ancienne que la Belle jouait sur son piano, les ombres chinoises et les tags de lumière. Je n’ai pas aimé la musique beaucoup trop forte : la tempête, les rugissements de la Bête surprenaient. Le décor est simple et dépouillé. Le seul élément qui est toujours présent est l’unique porte.

Il y a une scène qui m’a spécialement plu, c’est celle où la Belle se trouve devant la porte qui se transforme en miroir la représentant.

En revanche, je ne comprends pas pourquoi au début quand le père est très loin de chez lui en pleine forêt, la Belle joue du piano dans la même pièce alors que normalement elle ne devrait pas être là.

Je n’ai vraiment pas apprécié ce spectacle, je m’attendais à autre chose.

(…) les points positifs : le son raconte l’histoire pour compenser l’absence de parole,  les majordomes restent immobiles malgré leur position inconfortable ou encore la contorsion de la Belle qui marche comme un crabe sur son clavecin. D’ailleurs on peut interpréter ce geste comme une transformation de la Belle en Bête. Le théâtre des ombres était magnifique.

La Belle et la Bête (extrait)

Rencontre de la Bête et du père de la Belle en images et lecture d’un extrait du conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.

« Il était dix heures du matin, quand il se leva le lendemain, et il fut bien surpris de trouver un habit fort propre, à la place du sien, qui était tout gâté. Assurément, dit-il en lui-même, ce palais appartient à quelque bonne fée, qui a eu pitié de ma situation.

Il regarda par la fenêtre, et ne vit plus de neige, mais des berceaux de fleurs qui enchantaient la vue. il rentra dans la grande salle, où il avait soupé la veille, et vit une petite table où il y avait du chocolat.

« Je vous remercie, madame la fée, dit-il tout haut, d’avoir eu la bonté de penser à mon déjeuner. »

Le bonhomme, après avoir pris son chocolat, sortit pour aller chercher son cheval, et comme il passait sous un berceau de roses, il se souvint que la Belle lui en avait demandé, et cueillit une branche, où il y en avait plusieurs. En même temps, il entendit un grand bruit, et vit venir à lui une bête si horrible, qu’il fut tout prêt de s’évanouir.

« Vous êtes bien ingrat, lui dit la Bête, d’une voix terrible ; je vous ai sauvé la vie, en vous recevant dans mon château, et pour ma peine, vous me volez mes roses, que j’aime mieux que toutes choses au monde. Il faut mourir pour réparer cette faute ; je ne vous donne qu’un quart d’heure pour demander pardon à Dieu. »

Le marchand se jeta à genoux, et dit à la Bête, enjoignant les mains :

« Monseigneur, pardonnez-moi, je ne croyais pas vous offenser, en cueillant une rose pour une de mes filles, qui m’en avait demandé.

– Je ne m’appelle point Monseigneur, répondit le monstre, mais la Bête. Je n’aime pas les compliments, moi, je veux qu’on dise ce que l’on pense ; ainsi, ne croyez pas me toucher par vos flatteries. Mais vous m’avez dit que vous aviez des filles ; je veux bien vous pardonner, à condition qu’une de vos filles vienne volontairement, pour mourir à votre place ; ne me raisonnez pas : partez, et si vos filles refusent de mourir pour vous, jurez que vous reviendrez dans trois mois. »

Le bonhomme n’avait pas dessein de sacrifier une de ses filles à ce vilain monstre ; mais il pensa, au moins, j’aurai le plaisir de les embrasser encore une fois. Il jura donc de revenir, et la Bête lui dit qu’il pouvait partir quand il voudrait ; « mais, ajouta-t-elle, je ne veux pas que tu t’en ailles les mains vides. Retourne dans la chambre où tu as couché, tu y trouveras un grand coffre vide ; tu peux y mettre tout ce qu’il te plaira, je le ferai porter chez toi. » En même temps la Bête se retira, et le bonhomme dit en lui-même, s’il faut que je meure, j’aurai la consolation de laisser du pain à mes pauvres enfants. »

La Belle et la Bête

La dispute des trois sœurs, adapté et joué par Clara, Camille et Lucile

La Belle et la Bête

écrire, puis jouer des dialogues entre les différents personnages de ce conte. Un objet comme un livre, un miroir, une rose ou une porte jouera un rôle important.

La Belle et la Bête J-M Leprince de Beaumont

Trois images, quelques phrases pour dire le début de ce conte…

La Belle et la Bête J-M Leprince de Beaumont

Il y avait une fois un marchand qui était extrêmement riche. Il avait six enfants, trois garçons et trois filles, et comme ce marchand était un homme d’esprit, il n’épargna rien pour l’éducation de ses enfants, et leur donna toutes sortes de maîtres.

Ses filles étaient très belles ; mais la cadette surtout se faisait admirer, et on ne l’appelait, quand elle était petite, que la Belle Enfant ; en sorte que le nom lui en resta : ce qui donna beaucoup de jalousie à ses soeurs. Cette cadette, qui était plus belle que ses soeurs, était aussi meilleure qu’elles. Les deux aînées avaient beaucoup d’orgueil, parce qu’elles étaient riches ; elles faisaient les dames, et ne voulaient pas recevoir les visites des autres filles de marchands ; il leur fallait des gens de qualité pour leur compagnie. Elles allaient tous les jours au bal, à la comédie, à la promenade, et se moquaient de leur cadette, qui employait la plus grande partie de son temps à lire de bons livres.

Comme on savait que ces filles étaient fort riches, plusieurs gros marchands les demandèrent en mariage ; mais les deux aînées répondirent qu’elles ne se marieraient jamais, à moins qu’elles ne trouvassent un duc, ou tout au moins, un comte. La Belle, (car je vous ai dit que c’était le nom de la plus jeune) la Belle, dis-je, remercia bien honnêtement ceux qui voulaient l’épouser, mais elle leur dit qu’elle était trop jeune, et qu’elle souhaitait de tenir compagnie à son père, pendant quelques années.


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