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un travail sur des poèmes de Paul-Jean Toulet (1867 à Pau – 1920 à Guéthary)

source wikipédia

Paul-Jean Toulet, né à Pau (Basses-Pyrénées) le et mort à Guéthary (Basses-Pyrénées) le , est un écrivain et poète français, célèbre pour ses Contrerimes, une forme poétique qu’il a créée.

Poèmes de Paul-Jean Toulet

(Pau 1867- Guéthary 1920)

–  « Bayonne! Un pas sous les Arceaux,
Que faut-il davantage
Pour y mettre son héritage
Ou son cœur en morceaux ?

Où sont-ils, tout remplis d’alarmes,
Vos yeux dans la noirceur,
Et votre insupportable sœur,
Hélas ; et puis vos larmes ? »

Tel s’enivrait, à son phébus,
D’un chocolat d’Espagne,
Chez Guillot, le feutre en campagne,
Monsieur Bordaguibus.

***

trois lectures de Julie en lien

Julie pour Ce fut un soir d’automne

Ce fut par un soir de l’automne
A sa dernière fleur
Que l’on nous prit pour Mgr
L’Evêque de Bayonne,

Sur la route de Jurançon.
J’étais en poste, avecque
Faustine, et l’émoi d’être évêque
Lui sécha sa chanson.

Cependant cloches, patenôtres,
Volaient autour de nous.
Tout un peuple était à genoux :
Nous mêlions les nôtres,

Ô Vénus, et ton char doré,
Glissant parmi la nue,
Nous annonçait la bienvenue
Chez Monsieur Lesquerré.

***

Julie pour Chevaux de bois

A Pau, les foires Saint-Martin,
C’est à la Haute Plante.
Des poulains, crinière volante,
Virent dans le crottin.

Là-bas, c’est une autre entreprise.
Les chevaux sont en bois,
L’orgue enrhumé comme un hautbois,
Zo’ sur un bai cerise.

Le soir tombe. Elle dit : « Merci,
Pour la bonne journée !
Mais j’ai la tête bien tournée… »
– Ah, Zo’ : la jambe aussi.

***

Julie pour Rêves d’enfant

Rêves d’enfant, voix de la neige,
Et vous, murs où la nuit
Tournait avec mon jeune ennui…
Collège, noir manège.

jouer avec une strophe de son choix, rester dans la région !

avec Tom

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A Pau, c’est la fin de l’hiver

Mais mon cœur est couvert

Depuis cette folle épidémie,

Je n’ai plus d’amis

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avec Mathéo

Sur le chemin de Labenne

Je suis parti vers Pau,

Avec sur la tête mon chapeau

J’ai vu des policemen

avec Jules

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Dans la ville de Pau,

Mon papa ne dessine plus sur les peaux,

Mais moi je dessine dans mon cahier,

Sans risque, ni danger.

 

avec Adam

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Sur la route de Gavarnie,

J’ai vu la pie dans son nid,

Elle avait peur des gros matous,

Car il y en avait partout

Sur la route du collège,

Il n’y a jamais de neige,

Mais il y a mes amis,

Avec qui je chante et je ris.

une exposition au CDI : Je rêvais d’un autre monde…

dire ensemble des poèmes de George Sand et Paul Verlaine

poème L’heure exquise de Paul Verlaine dit par Julie et Lise

La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée …

Ô bien-aimée.

L’étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure …

Rêvons, c’est l’heure.

Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l’astre irise …

C’est l’heure exquise

La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée …

Ô bien-aimée.

L’étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure …

Rêvons, c’est l’heure.

Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l’astre irise …

C’est l’heure exquise

chanté par Philippe Jaroussky, musique (compositeur) Reynaldo Hahn

poème A Aurore de George Sand (1804-1876), recueil Contes d’une grand-mère dit par Juliette, Julia et Celiya

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime,
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

rendre hommage à la nature

Clément, Mateo, Lucas, Clément, Lola et Swan apprécient de se trouver dans la nature et le disent.

dire et mettre en valeur un texte à plusieurs puis le texte de son choix seul

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un public attentif et bienveillant

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par groupe de trois à cinq, réfléchir à une manière de faire entendre ce texte : mots dits en chœur, en écho, en variant l’intensité, en chuchotant, en le mimant…
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initiatives bienvenues !
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puis chaque membre du groupe lit un de ses textes ou un texte appris dans l’année.
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La Terre qui ne voulait plus tourner de Françoise du Chaxel
Images de la Terre abîmée par les hommes,
images de catastrophes naturelles.
Chœur.
Elle tournait, tournait, tournait
Depuis des siècles la Terre
Tournait sur elle-même
Comme une danseuse
Tournait autour du Soleil
Comme une amoureuse
Sans bruit, sans histoire
Si paisible, si polie
Si fière, si forte
Si douce, si docile
Si rassurante
Pendant ce temps
Les hommes
Défrichent
Creusent
Gaspillent
Incendient
Mutilent
Se font la guerre
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Puis la négligent
S’intéressent à la Lune
La trouvent
Trop grise
Trop laide
 Trop froide
Reviennent sur Terre
Se font la guerre
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Dévastent les forêts
Bouleversent les marées
Détournent les rivières
Épuisent le sol
Souillent les fleuves
Enfument le ciel
Se font la guerre
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Font n’importe quoi
En font tant
Que la Terre se fâche
S’agite
Gronde
Menace
Hurle par ses tempêtes
Crache par ses volcans
Déchaîne ses océans
Puis un jour
S’arrête
Silencieuse
Immobile

à la découverte de Christophe Tarkos

écrire à propos d’un objet familier, dire le texte obtenu

et prolongement d’un atelier d’écriture mené avec Pierre Ménard du site Liminaire. Six ans déjà.

Suzanne Mateo et Louna

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la brosse

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le pincea

épithètes homériques : le collège !

définition : expression poétique qui exprime une qualité permanente d’un être ou d’une chose. On l’appelle homérique parce qu’elle apparaît dans les poèmes d’Homère.

Ex : « l’Aube aux doigts de rose », « les lavoirs intarissables », « la mer couleur de vin », « Ulysse, l’homme aux mille ruses », « Nausica aux bras blancs », « Poséidon qui ébranle le sol », etc.

Ecriture : j’imagine des épithètes homériques liées à des objets et lieux en relation avec la vie au collège (trousse, stylo, carnet de correspondance, couloir, sac, cantine, etc.)

Valentine et Noa

Meije, Valentine et Léna

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florilège

les gros mots écrits sur les portes des toilettes

les rêveurs à l’air ahuri

l’emploi du temps qui n’est pas léger

             les filles qui se recoiffent tout le temps

le regard noir des professeurs

              le lit qu’on ne voit jamais

la trousse aux rondeurs de hérisson

              les grandes cours où l’on se perd

le collège aux grilles qui barrent la sortie

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