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faire connaissance : phrases interrompues

Phrases interrompues

  1. Ce qui m’encourage le plus c’est………………..
  2. Je voudrais bien savoir si…………….
  3. Je pourrais travailler mieux si………………….
  4. On pense de moi que……………………
  5. C’est énervant de……………………………………
  6. Ce dont j’ai le plus peur c’est………………………….
  7. Lorsqu’on me laisse tout seul, ………………………
  8. Je serai plus heureux quand……………………….
  9. Je rêve souvent de…………………………….
  10. Je n’ai qu’une envie, c’est de…………..
  11. Je refuse absolument de………………………………
  12. Comment se fait-il que………………………………….

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à partir du poème Iles de Blaise Cendrars

Iles
Iles
Iles où l’on ne prendra jamais terre
Iles où l’on ne descendra jamais
Iles couvertes de végétations
Iles tapies comme des jaguars
Iles muettes
Iles immobiles
Iles inoubliables et sans nom
Je lance mes chaussures par-dessus bord car
je voudrais bien aller jusqu’à vous

lu ci-après par l’auteur (première image, un portrait du poète par Amedeo Modigliani)

des travaux d’élèves

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Guerres assassines

Guerres qui ne s’arrêteront jamais

Guerres qui font souffrir chaque jour

Guerres terribles

Guerres ravageuses

Guerres qui surgissent sans nous prévenir

Guerres qui ne reculent pas

Guerres meurtrières

Guerres qui tuent la paix

Maintenant, j’en suis sûre :

Guerres, je vous hais !

               cliquer sur les images pour agrandir

jouer aux « bouts rimés » avec les 405

IMG_1887.JPGPremières rimes tirées au sort

bouts-rimés voir aussi ici avec un extrait de Ridicule de Patrice Leconte (1996)

trois-proie //parti-ici

Là-bas, le roi chasse sa proie

Dans le lointain il est parti

La ramènera-t-il à Troie

Par les sombres contrées d’ici

Manon

***

Ce soir ils ne sont plus que trois

On sait pourquoi ils sont là

Ce n’est que pour chasser la proie

Mais ce soir elle est partie

Antoine

***

Pleurs à Troie,

La vie est partie,

Les morts sont les proies

Des vautours, ici

Colombe

***

Il ne serait jamais parti

Sa seule et innocente proie

Restait allongée par ici

Sous les yeux furtifs de ces trois

Jade

anges-étranges // miroirs-noirs

Il est étrange

De voir un ange

Dans un miroir

Tristement noir.

Romain

Dans le miroir

On voit des choses étranges

Des formes noires

Peut-être bien un ange

Codrin

Dans le miroir,

Il jette un regard noir,

Aussi vif qu’étrange,

On aurait dit un ange.

Adrien

dialogue/récit : transformer une page de BD en page de roman

premières pages de L’Iliade (tome 1) scénariste Clotilde Bruneau, dessinateur Pierre Taranzano éd° Glénat

Iliade Calchas Achille

ci-dessus extrait de L’Iliade (tome 1) retenu, scénariste Clotilde Bruneau, dessinateur Pierre Taranzano éd° Glénat

-Tu as offensé un dieu majeur, Agamemnon. Apollon lui-même ! Tu as enlevé la belle Chriséis, la fille du grand prêtre d’Apollon et malgré la proposition de son père de t’offrir une fortune, tu refuses de la lui rendre ! Tant qu’elle ne lui sera pas rendue, la peste continuera de décimer notre armée.

-Vieux fou ! Chriséis est mon butin. Elle ne me quittera pas… Je l’ai dûment gagnée !

-Tu parles beaucoup de butin pour quelqu’un qu’on voit si peu sur le champ de bataille !

à partir de copies d’élèves : jusqu’à Vieux fou !

copie 1

     C’était une journée banale au pied des remparts de Troie. Le siège durait depuis plusieurs années déjà. Dans le camp achéen décimé par la maladie, une grande assemblée se préparait sous une tente somptueuse. Agamemnon, le plus illustre des rois achéens, se tenait au centre. Il écoutait le devin Calchas.

     – Tu as offensé un dieu majeur, Agamemnon. Apollon lui-même ! Tu as enlevé la belle Chriséis, la fille du grand prêtre d’Apollon  ! Tant qu’elle ne lui sera pas rendue, la peste continuera de décimer notre armée, tonna-t-il, le regard halluciné.

     – Vieux fou ! hurla Agamemnon en se jetant sur le chétif vieillard.

     Celui-ci, terrorisé, chercha du regard la protection d’Achille, aux pieds agiles. Allongée sur un divan, la belle Chriséis, quant à elle, suivait la scène avec intérêt. Peut-être retrouverait-elle son père tant aimé ? Elle se prenait à y croire.

copie 2

Le siège de Troie s’éternisait. Dans la tente d’Agamemnon, chef de l’armée achéenne, une réunion se préparait. Ses meilleurs guerriers dont Achille aux pieds agiles se pressaient autour de lui. La plus grande effervescence régnait. Le campement bruissait de folles  rumeurs. Le visage fermé et sombre, Agamemnon se leva de son siège et céda la parole au devin Calchas.

     –  Tu as offensé un dieu majeur, Agamemnon, expliqua celui-ci, sans le quitter des yeux. Apollon lui-même ! Tu as enlevé la belle Chriséis, la fille du grand prêtre d’Apollon  ! Tant qu’elle ne lui sera pas rendue, la peste continuera de décimer notre armée.

    Des chuchotements et murmures perplexes accueillirent ces mots. L’atmosphère s’alourdit encore. Agamemnon, l’allure menaçante, se rapprochait du vieux sage. Le silence se fit instantanément.

     -Vieux fou ! cria-t-il en en sortant son épée du fourreau.

     De sa lame, il pointait la gorge du vieil homme. Calchas, apeuré, se réfugia dans les bras d’Achille aux pieds agiles.

Douze hommes en colère de Sidney Lumet (1957)

après échanges et remarques, conclusions d’élèves

à partir de copies d’élèves

exemple 1
Le film Douze hommes en colère aborde plusieurs thèmes. Tout d’abord, à travers la constitution du jury, il offre une sorte de miroir de l’Amérique de la fin des années 50 : sexiste, uniquement des hommes et raciste, uniquement des blancs. Ensuite, il dénonce les préjugés de plusieurs jurés : le prévenu vient de quartiers périphériques et cela fait de lui un coupable idéal. Enfin, il fait réfléchir sur la peine de mort elle-même : est-il juste que quelques humains puissent en envoyer un autre à la chaise électrique ?
exemple 2
Tout d’abord, le film  Douze hommes en colère  par la composition du jury, pas une femme, montre la place qu’elle occupe dans la société américaine. Il souligne ensuite le regard fait de préjugés que des hommes peuvent porter sur un autre, ici un jeune homme, dès le début désigné coupable parce qu’il vient d’un quartier déshérité. Pour finir, il nous fait réfléchir au fait d’envoyer un homme à la mort. Un droit que les hommes se donnent sans preuves concrètes, sans états d’âme et sans même être absolument sûr de la culpabilité.

comptes-rendus d’audience : copies d’élèves

Acquittement d’un jeune homme de 18 ans, accusé de parricide
 Un jeune homme de 18 ans, Ramon S., est accusé d’avoir tué son père avec un couteau à cran d’arrêt, à son domicile, rue de Martyrs, vers minuit le 14 août. ‘enquête menée a permis de trouver tous les indices prouvant sa culpabilité : une femme l’a vu exécuter son acte et lson voisin du dessus l’a vu s’enfuir. Après quatre jours de délibération, et contre toute attente, les jurés l’ont déclaré non coupable. Il échappe donc à la chaise électrique
Acquittement en cour d’Assises de Pablo A., 18 ans, soupçonné de parricide
Après des délibérations qui ont duré quatre jours, Pablo A. jugé en cours d’Assises, est déclaré non coupable
P. A, 18 ans, vient des quartiers déshérités et s’est déjà illustré en lançant un caillou sur son professeur dès ses dix ans, en volant une voiture un peu plus tard et en participant à deux rixes. Le voisin du dessus a déclaré l’avoir entendu hurler à son père « Je vais te tuer » au moment du crime, vers minuit, et l’a vu fuir. La voisine dit avoir assisté à la scène depuis la fenêtre de l’immeuble d’en face. L’arme du crime a été retrouvée et personne n’a pu confirmer son alibi, une sortie au cinéma.
 Ce verdict du jury d’Assises a créé un tollé dans le public, étonné par ce laxisme.
                                          Jeune mineur accusé de parricide : acquitté !
 Un jeune afro-américain de 18 ans, John Smith, accusé d’avoir poignardé son père a nié les faits, malgré des preuves accablantes, durant les quatre jours qu’a duré son procès, en Assises. « Il était 20 heures lorsque j’ai entendu mon jeune voisin du dessous hurler à son père Je vais te tuer » déclare le premier témoin. La voisine d’en face, second témoin de ce procès,  ajoute «  »Mon appartement donne sur le leur. A travers la fenêtre, alors que le train aérien passait, je l’ai vu poignarder son père. » Il affirme avoir perdu son couteau à cran d’arrêt retrouvé planté dans le corps de la victime et avoir passé sa soirée au cinéma.
Contre toute attente, malgré ces preuves et témoignages accablants, il échappe cette fois à la chaise électrique : le jury l’a déclaré non coupable.

vernissage objets-poème au CDI

petit inventaire

une trousse avec stylo poème, bâton de colle poème, calculette poème, deux fleurs poème, un théâtre poème, chaque personnage dit un poème à l’autre, les éditions Dyslexique, les éditions Unique, des carnets, des secrets qui se déplient, se déroulent, une mini bibliothèque aux mini livres poème, un parchemin qui fleure encore bon le café « J’ai pris des feuilles oubliées dans le hangar et je les ai aspergées« , un serre-poèmes éponge, des pliages, dix œufs poèmes écrits en plein air, un nid à poèmes, la ville des poèmes sans couleurs et sa cabine téléphonique, le bus 666, attention ! on n’en revient pas, une lettre aux poèmes, une maison poème, un litre de poèmes à consommer sans modération, une boîte à mouchoirs, non ! à poèmes,  Victor Hugo le poète plébiscité parmi Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud et Guillaume Apollinaire, Un jour je partirai... souvent repris à haute voix dans la lecture de son texte préféré, des pensées s’envolent alors vers Robin au Mexique pour six mois, il a commencé ce travail avec nous.

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tirage au sort : à trois présenter son projet, dire le poème mis en exergue, dire son texte préféré

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et le buffet : rien ne manquait !

écrire à partir d’une image : point de vue interne

point-de-vue-interne

Sujet  Ecrivez un texte au passé à la 3ème personne,qui se terminera par la rencontre de la jeune fille au premier plan avec le peintre en contrebas (une réplique, deux maximum à la fin du récit). Vous adopterez le point de vue interne de la jeune fille.

  • Votre récit tient compte de l’image : décor, attitude des personnages.
  • Votre récit respecte le point de vue de la jeune fille au premier plan.
  • Votre récit progresse de manière cohérente.
  • Vous utilisez le discours indirect libre (passages soulignés en vert).
  • Votre personnages est sujet de verbes de perception (la vue mais aussi l’ouïe, l’odorat, etc.
  • Vous pouvez évoquer les pensées, le passé, les projets du personnage.

copie d’élève (1)

Cela lui faisait de la peine de voir ce paysage pour la dernière fois
avant l’été prochain. Elle savait que dès le lendemain elle retournerait à
Paris pour se préparer au lycée.

Au bout de la jetée se trouvait le phare de ses grands-parents. Nous étions le soir et déjà l’avant-veille de la rentrée. Elle prenait son temps pour écouter tous ces sons mélodieux, le chant des mouettes et le bruit des vagues s’écrasant sur le béton. La corne de brume du bateau de pêche et le cri des mouettes lui rappelaient les journées entières
passées en mer, à pêcher avec son grand père. L’air marin qui s’engouffrait  dans ses narines lui procurait une joie sans pareille. La vue du soleil couchant sur la mer l’émerveillait au plus haut point mais l’emplissait surtout de nostalgie.

Elle avait rendez-vous. C’était la raison pour laquelle elle était venue. Pourquoi un rendez-vous après ce qu’il lui avait fait ? Quand elle le vit, elle sentit monter en elle un flot de colère en elle qui prit possession de sa conscience. Elle ne pouvait plus s’empêcher de se rappeler les bons moments qu’ils avaient passés ensemble, et soudain un jour tout bascule, et il lui brisa le cœur.

Comme d’habitude, il était en train de peindre, il n’y avait que cela qui comptait pour lui de toute manière. Mais que lui voulait-il ? quelle audace de lui donner rendez-vous !  Elle descendit ces blocs qu’ils avaient si souvent descendus ensemble et arriva enfin jusqu`à
lui. C’est elle qui engagea la conversation :
– Salut ! qu’est-ce que tu me veux ?
– Que nous nous remettions ensemble, je suis désolé pour ce que j’ai pu te faire par le passé.
Elle sentit monter en elle un flot de souvenirs et d’émotions.

copie d’élève (2)

Quinze minutes plus tôt, elle avait quitté sa maison avec un peu de retard sur son plan à cause de sa mère qui prétextait que le port était mal fréquenté pour l’empêcher d’y aller.

En arrivant sur la jetée, elle observa ce paysage qu’elle ne verrait sûrement plus. Un bateau rentrait au port escorté par une flopée de mouettes qui hurlaient au moindre poisson jeté. Le village était calme. Seule la cloche de l’église résonnait dans l’air limpide. Cinq heures : l’heure prévue du départ.

Elle avança sac à dos à la main, puis descendit les rochers qui la séparaient d’Alfred, son compagnon de fugue. Comme à son habitude, il peignait. En se penchant au-dessus de son épaule, elle découvrit le paysage qu’elle observait cinq minutes auparavant fidèlement représenté : le village juché sur la colline à gauche, le phare fièrement dressé au bout de la jetée et la mer qui se perdait à l’horizon. Quand et comment avait-il acquis une telle maîtrise ? Était-ce une bonne idée de fuguer avec un artiste ?

Elle s’approcha et laissa échapper un  « Magnifique, ton tableau ! »

-Oh ! merci, répondit-il dans un sourire, je ne t’avais pas vue mais puisque tu es là nous pouvons partir.

copie d’élève (3)

Elle courait pour rejoindre ce mystérieux personnage qui avait lancé un caillou emballé de papier journal par la fenêtre de sa chambre d’hôtel. Elle y séjournait avec son père depuis la veille.

Elle courait, porté par le vent salé, le long d’une longue digue, au bout de laquelle se trouvait un phare noir. Le grand bâtiment gâchait le paysage maritime. Si elle jetait un oeil à droite, elle découvrait une plage de sable sur laquelle se trouvaient de morceaux de blockhaus écrasés par les vagues. Si elle jetait un œil à gauche, la mer continuait autour de la jetée, et une île aux nombreuses habitations se découpait dans l’eau sombre. Elle descendit la pente rocheuse qui donnait accès à la plage. Mais pourquoi diable n’y avait-il pas d’escalier ?

Le cri strident des mouettes bourdonnait à ses oreilles. Les gracieux volatiles étaient occupés à dévaliser un chalutier qui filait lentement vers le large. A la vue de cette scène, elle entreprit de dévorer le sandwich qui se trouvait dans sa besace. Avant de croquer dans le pain, elle observa attentivement la silhouette qu’elle venait de remarquer.

Qui était-ce ? Le mystérieux envoyeur de pierres ? Elle s’approcha et lança timidement un « bonjour » léger. Le garçon, car c’en était un, leva la tête et dit :

– Enfin ! voilà bien trente minutes que je t’attends !

Mais pour qui se prenait-il pour la tutoyer ?

– Je ne parle pas, répondit-elle, aux inconnus qui envoient des cailloux sur les filles.

 

 

 


novembre 2017
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