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écrire le début d’un conte

L'ogre qui avait peur des enfants

Sujet : A partir de cette image, imaginez le début d’un conte (situation initiale et première action) qui s’intitulera « L’ogre qui avait peur des enfants »

copies d’élèves

1) Jadis, vivait dans une grotte, un petit ogre craintif. Il avait peur des enfants au point de se cacher sans cesse. Ils adoraient le harceler et se moquer de lui : ils lui jetaient des œufs à la tête et le poussaient dans la boue en criant « T’es une poule mouillée, t’es une poule mouillée ». Il retournait aussitôt se réfugier chez lui.

Un jour, le prince du village voisin passa par là et le vit se recroqueviller au centre d’une horde de garnements déchaînés. Il devina sa détresse et décida de lui venir en aide.

2) Il était une fois une pauvre petite femme qui eut pour enfant un ogre rondouillard à petite tête joufflue. Il s’appelait Igor mais on le surnommait partout le Peureux. Il habitait dans une maison délabrée au cœur d’un tout petit village. Les enfants ne voulaient pas jouer avec lui. Ils le trouvaient gros et bête et le lui répétaient sans cesse. Il restait enfermé chez lui. Il avait peur d’eux et n’en pouvait plus de se sentir humilié.

Mais un jour que le vent soufflait très fort, un cerf-volant passa au-dessus de la murette du jardin et se posa dans l’herbe. Une petite fille passa par le portillon entrouvert, longea l’allée de gravier et avança sur la pointe des pieds. Au moment où elle se baissait pour prendre le cerf-volant, l’ogre sortit cueillir des fraises. Il la vit. Leurs regards se croisèrent et pour la première fois l’ogre n’eut pas peur.

3) Il était une fois une pauvre paysanne veuve qui avait pour unique enfant un ogre. Ils vivaient tous les deux, à la lisière de la forêt, dans une vieille cabane délabrée. Tout le monde le surnommait Victime mais en réalité, il s’appelait Jean. Il était laid, tout petit et très gros. Il détestait prendre le bain, donc il ne sentait pas vraiment bon. Ses chaussures étaient trouées et son pantalon trop petit déchiré. Il était une proie facile pour ses camarades. Quand il arrivait à l’école, les enfants le bousculaient, lui tiraient les cheveux et lui crachaient dessus. Parfois, ils dansaient en rond autour de lui en criant « Tu pues… Tu pues ». Sa mère ne se rendait compte de rien.

Un jour il alla voir sa mère. Il lui expliqua tout. Elle lui conseilla de ne pas se laisser faire. Fort de son soutien et soulagé d’avoir parlé, il se posta à l’entrée de l’école primaire et prit un air menaçant. Il tenait son grand couteau à la main.

 

 

commencer un récit : où ? quand ? qui ? quelques exemples par imitation

1) Dans les premiers jours du mois d’octobre 1815, une heure environ avant le coucher du soleil, un homme qui voyageait à pied entrait dans la petite ville de Digne. Les Misérables de Victor Hugo
exemples en classe :
1) Le premier janvier 1990, vers minuit, des enfants lançaient des pétards dans la banlieue d’une grande ville.
2) Par une chaude journée d’été, aux environs de midi, un renard avançait précautionneusement dans la forêt.
3) Le premier jour de l’automne, aux alentours de 10 heures, un jeune garçon dévorait de bon appétit son sandwich en montagne.
4) En ce premier jour d’octobre, alors que midi sonnait au clocher, une femme qui rentrait épuisé d’un long voyage poussa avec soulagement la porte de sa petite maison.
2) C’était au début de juin. Il venait de passer quelques jours à Paris pour affaires. Installé dans le train express du matin, il regagnait Londres où il partageait encore l’appartement de son vieil ami Hercule Poirot, l’ex-détective belge.                       Agatha Christie
exemples en classe :
1) C’était au début des vacances. Il venait de voir le Père Noël survoler sa ville, Pau. Assis sur le canapé, il ouvrit le cadeau dont il rêvait depuis septembre.
2) C’était dans le premier jour de janvier. Elle venait de naître dans l’hôpital de la ville. Installée dans les bras de sa mère, elle dormait paisiblement.
3) C’était au début du mois de décembre. Pierre, maçon, venait d’arriver sur son lieu de travail. Installé dans son nouveau chantier, il prit ses outils et rejoignit ses collègues.
4) C’était au début de la première heure de la matinée. Un élève venait de frapper à la porte : il était en retard. Le professeur le renvoya en étude.
3) Thomas le Rouge, qu’on nommait ainsi à cause du roux flamboyant de ses cheveux, avançait sans bruit au milieu des fougères. L’approche de la nuit et un vilain temps de novembre avait beau obscurcir le sous-bois, il se méfiait. Les clairières se multipliaient dangereusement dans la forêt aux abords de l’abbaye.
                                                            Jacqueline Mirande (littérature jeunesse)
exemples en classe :
                  1) Karlos le Gentil, que l’on surnommait ainsi du fait qu’il n’était pas crédible lorsqu’il se mettait en colère, avançait sans bruit vers sa PS 4. Les néons qui éclairaient sa chère console lui donnaient une furieuse envie de l’allumer. Le pas de sa mère, dans le couloir, se rapprochait, lui, dangereusement.
                   2) Ce matin-là, tôt, sous une pluie battante, Khadija, la Brune, qu’on nommait ainsi pour sa belle chevelure d’un noir de jais, marchait d’un pas vif vers son arrêt de bus. Elle se méfiait de la grande flaque sur la chaussée, juste au bord du trottoir. Le bus qu’elle attendait, le T2, sortit du virage à vive allure.
4) Il n’y avait que sept ou huit heures de la lisière du bois à la source. Cosette connaissait le chemin pour l’avoir fait bien souvent de jour. Chose étrange,  elle ne se perdit pas. Un reste d’instinct la conduisait vaguement. Elle ne jetait cependant les yeux ni à droite ni à gauche, de crainte de voir des choses dans les branches et dans les broussailles.
                                                                     Les Misérables Victor Hugo
exemples en classe :
                   1) Seuls quelques mères le séparaient de sa victime.Il connaissait l »Élysée comme sa poche pour l »avoir exploré en se faisant d’abord passer pour un cuistot, puis pour un général. Il n’y avait plus de caméras, il le savait, dans la chambre du président. Un soupçon d’hésitation l’envahit. Il enfila cependant ses gants de latex et poignarda d’un coup précis l’habitant des lieux. Il s’enfuit aussitôt, à pas de loup, par les issues de secours pour aller récupérer les cinq milliards d’euros qui l’attendaient sur un compte bancaire anonyme.
                   2) Marie n’était rentrée que depuis quelques minutes. Elle savait que ses parents allaient se disputer. Elle alla donc directement à sa chambre. Chose étrange, elle entendit un bruit comme si quelqu’un tombait. Son instinct la pousser à aller jeter un coup d’œil. Le corps de sa mère était par terre et la porte entrouverte. Elle se mit à pleurer.
5) -Pourquoi me soutenir que tu sais ta leçon ? Tu vois bien que tu ne la sais pas ! … Tu l’as apprise par cœur ? vraiment ?
    Une gifle claqua.
    – Monte à ta chambre. Que je ne te voie plus jusqu’au dîner.
    L’enfant porta la main à sa joue, comme s’il avait eu la mâchoire brisée :
    – Oh ! là ! là vous m’avez fait mal !
                                            François Mauriac Le Sagouin
exemples en classe :
       1)
          – Pourquoi me soutenir que tu n’as pas fumé ? je sens ton haleine !
           Elle le toisa d’un regard glacial. Une gifle claqua.
            – Descends à la cave et restes-y ! Que je ne te voie plus d’un moment.
            L’enfant quitta la pièce sans demander son reste. Il pleurait.

Résolutions pour 2019 : florilège

sur une idée de Flore B.

J’essaierai d’être ZEN !!!

Je serai moins timide

J’aimerai que ma mère soit heureuse en 2019.

Je rangerai plus souvent ma chambre.

J’essaierai de ne plus me disputer avec ma soeur.

J’essaierai de passer moins de temps sur mon téléphone.

Je ne dirai pas tout ce que je pense.

J’irai au Japon.

J’essaierai de ne plus taper mon petit frère quand il m’énerve.

Je lirai plus de livres !

Je ferai mes devoirs tout seul.

 

Chemin familier

évoquer un chemin habituel (se rendre chez la gardienne, sur le lieu habituel des vacances, chez mamie, à l’école, etc.) de la petite enfance à la deuxième personne (sorte de mise à distance de soi) et à l’imparfait

exercice puisé dans Tous les mots sont adultes de François Bon

Réfléchir d’abord à là où on est immobile, même pro­visoirement, même un instant, mais de façon répétitive dans le quotidien, pour regarder la ville : devant une fenêtre, à l’arrêt de bus, à un feu rouge, sur un banc, ou là où on prend le pain, à la caisse d’un supermarché… C’est une suite d’endroits où on attend brièvement, même quelques dizaines de secondes, pourvu que répé­tées presque au quotidien : il suffit de penser à ce qui revient régulièrement au fil des jours simmobiliser à un endroit précis pour déceler ces points d’arrêt même très fugaces, pour quapparaisse son territoire personnel dans la ville, et un nouveau portrait de cette ville (François Bon, page 64).

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 Tu   étais si jeune alors ! Tu n’avais qu’une hâte durant l’année, retrouver la liberté merveilleuse que toffraient tes grands-parents. Non pas que tes parents ne te laissaient  pas tranquille !

Non, c’est juste que ton petit âge te faisait rêver à ce chemin qui annonçait  le début des vacances…

Il y avait d’abord a préparation des valises, source d’oublis et de stress pour tes parents, mais toi, drapée de ton innocence tu n’y prêtais aucune attention, ton esprit était déjà dans le jardin merveilleux où s’amusaient tes compagnons de toujours, des petits chiens fidèles qui t’attendaient avec impatience et te recevaient toujours avec joie.

Une fois dans la voiture, tu serrais ton doudou contre toi en regardant ce paysage familier qui défilait devant toi et qui parfois étonnait ton esprit, qui était déjà, malgré tes cinq ans, ouvert aux mystères du monde. Les grands arbres qui ployaient dans le vent dansaient au rythme d’une musique que tu étais la seule à connaître.

Ton silence étonnait tes parents, qui te regardaient, perdue dans ton rêve peuplé de licornes, de fleurs et toujours, de cette musique qui entraînait au fond de toi cette impression de bonheur et de sécurité qui n’a jamais cessé depuis.

Enfin, quand tu voyais la maison, ton esprit bondissait de joie. Les silhouettes tant aimées apparaissaient alors, une bouffée d’air de la mer te parvenait, tu oubliais tous tes soucis et tous tes malheurs, les vacances commençaient.

***

Quel âge avais-tu ? Tu parlais et savais déjà bien marcher. Tu t’installais dans ta petite poussette bleue pour aller te promener. Tu tremblais un peu dans ton véhicule car le sol était caillouteux. Tu serrais fort ton chat en peluche car il y avait de la pente. Un arbre magnifique se dressait devant toi avec beaucoup de feuilles jaunes et rouges. Tu empruntais souvent le passage que tu avais découvert en cherchant des champignons. Le passage menait à une petite rivière avec de la vase. Tu adorais jouer dedans à attraper les araignées qui flottent. Tu traversais ensuite un petit pont étroit comme de la ficelle. Tu avais très peur de passer par dessus ce pont étroit et tu prenais pour appui des fortes branches. Tu serrais ton doudou chat et ton père tellement fort que si ton doudou chat avait été vivant tu l’aurais étouffé. Après les émotions tu rentrais chez toi par la forêt. Tu racontais à toute la famille que tu avais réussi à traverser le pont dangereux.

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Tu montais dans le taxi gris de ton père. Tu t’asseyais à l’arrière du monospace avec ta sœur. Tu t’attachais. Ta maman allait ouvrir le portail. Ton père reculait. Ta mère criait car il allait trop vite. Sur la route, il n’y avait pas grand monde. A Escoubès, ça puait les cochons. Tu refermais vite la fenêtre. Il n’y avait que des fermes et quelques maisons par-ci, par-là et si ce n’étaient pas les fermes ou les maisons qui occupaient le paysage, c’étaient des champs immenses de maïs et des champs avec des animaux. Il y avait une grande maison avec un petit âne. Ta mamie en avait également un qui s’appelait Filou. Tu jouais aux cartes avec ta sœur. Quand tu n’avais plus envie de jouer aux cartes, tu t’endormais. Quand tu te réveillais, tu étais arrivée à destination, chez ton papi et chez ta mamie.

 ***

Tu t’asseyais à l’arrière de la Twingo de tes parents pour aller en direction de Palavas, la plage où tu passais tous tes étés. Ta meilleure amie était là, assise à tes côtés.

Tu sortais la tête de la fenêtre, les cheveux au vent, tout en chantant le dernier tube de Lorie. Ta meilleure amie reprenait en chœur.  Tes parents et ton frère se bouchaient les oreilles. Tu détestais l’odeur de la voiture. Une odeur indescriptible. Alors tu vaporisais ton parfum Barbie de partout. Ta maman s’énervait.

Tes parents payaient à l’habituel péage.

Cela voulait dire que tu étais bientôt arrivée.

Le paysage changeait, on voyait la mer à l’horizon. Au loin, on pouvait aussi remarquer la fête foraine, tu adorais la pêche aux canards, c’était ton manège préféré.

Ton père s’énervait, il ne trouvait pas de place. Il tournait, virait et enfin réussissait à se garer.

Tu courais vers la plage. Tu sautais de joie devant cette belle eau bleu clair, sans saletés. Tu te cachais derrière la serviette que te tenait ta meilleure amie pour enfiler ton bikini rose bonbon. Tu mettais tes lunettes de soleil en forme de cœur et brandissais sauvagement ton seau et ta pelle.

Et tu jouais, te baignais, faisais des châteaux de sable avec ta meilleure amie !

***

 Tu   étais si jeune alors ! Tu n’avais qu’une hâte durant l’année, retrouver la liberté merveilleuse que toffraient tes grands-parents. Non pas que tes parents ne te laissaient  pas tranquille !

Non, c’est juste que ton petit âge te faisait rêver à ce chemin qui annonçait  le début des vacances…

Il y avait d’abord a préparation des valises, source d’oublis et de stress pour tes parents, mais toi, drapée de ton innocence tu n’y prêtais aucune attention, ton esprit était déjà dans le jardin merveilleux où s’amusaient tes compagnons de toujours, des petits chiens fidèles qui t’attendaient avec impatience et te recevaient toujours avec joie.

Une fois dans la voiture, tu serrais ton doudou contre toi en regardant ce paysage familier qui défilait devant toi et qui parfois étonnait ton esprit, qui était déjà, malgré tes cinq ans, ouvert aux mystères du monde. Les grands arbres qui ployaient dans le vent dansaient au rythme d’une musique que tu étais la seule à connaître.

Ton silence étonnait tes parents, qui te regardaient, perdue dans ton rêve peuplé de licornes, de fleurs et toujours, de cette musique qui entraînait au fond de toi cette impression de bonheur et de sécurité qui n’a jamais cessé depuis.

Enfin, quand tu voyais la maison, ton esprit bondissait de joie. Les silhouettes tant aimées apparaissaient alors, une bouffée d’air de la mer te parvenait, tu oubliais tous tes soucis et tous tes malheurs, les vacances commençaient.

***

Tu étais un petit enfant de six ans. Tu étais blond alors et tu avais les yeux bleus. Tous les jours tu allais à l’école en « BM double pieds » car l’école n’était pas loin de chez toi. Tu voyais à chaque fois des sapins, une tour, des escaliers, des pères et leurs enfants, des femmes enceintes, des voitures, des Clio, Peugeot, une femme que tu aimais bien qui te faisait faire les devoirs à l’étude, une autre femme avec qui tu parlais et qui te faisait traverser devant ton école, tu voyais aussi tes copains, tes instituteurs et des personnes que tu n’aimais pas trop. Il y avait des jeunes qui séchaient les cours et qui faisaient des bêtises comme voler des ballons. A la cantine tu voyais les autres enfants lancer le pain. Et puis tu as grandi et tu ne sais pas ce que tu fais et à quoi tu ressembles. Tu ne le sais pas et tu voudrais beaucoup le savoir.

Fenêtres

Se concentrer sur l’image en deux dimensions que découpe une fenêtre : fenêtre au présent, fenêtre loin dans la mémoire, fenêtre liée à l’environnement urbain, vitre en mouvement, écrans… Utilisation de phrases nominales.

SAVOIR CHOISIR SES FENÊTRES

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fenêtre carrée dehors le vent…

un vent puissant.

Des arbres déchaînés.

La route sans fin.

Et un bruit

Le bruit de la pluie qui

S’écrase contre les carreaux.

 

fenêtre de nuit

des lumières étincelantes

rouge, orange, jaune

la ville les magasins

la musique de la nuit qui tombe.

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Fenêtre de l’hôtel, premier étage, grand espace, des piscines, des bars, des tables de ping-pong, des gens, des taxis jaunes, la plage, des palmiers, des terrains de tennis.

Assise dans le bus. Boutiques, grandes et petites maisons, verdure, grande rue, école, appartement sombre, la pluie, les voitures.

Chambre. Premier étage, grand jardin, plein d’arbres et de fleurs, petite maison, mur en pierre, portail noir, table de jardin.

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Centre commercial, maison, arbres, voitures, vélos, arrêt de bus, la pluie, le brouillard, nuages, des personnes, Palais des Pyrénées, appartements, des oiseaux, des écoles.

Grand hôtel : quatrième étage, hôtel parc Aventura, des attractions, des labyrinthes, un parc, cafeteria, des arbres, ciel bleu, nuages, piscines, terrain de volley.

Rez-de-chaussée, jardin, rue du 14 juillet, balançoire, filet de badminton, des palmiers, un mur de pierres, grillage, fleurs, maisons, tables de jardin.

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Au loin, sous le préau des cages de foot, des arbres sans feuilles, des traces blanches au sol, des paniers de basket sans filets, des tables de ping-pong. Et encore des chewing-gums collés. Des bancs rouges, de vieux immeubles, sur le toit, des antennes de télévision, des élèves qui courent portant leur sac sur leur dos.

Le fond d’écran, des icônes sur le bureau, la flèche de la souris, des lettres qui s’affichent, barre du menu, une page internet.

La route défilant, des lignes blanches, les lampadaires éclairés, la mer et des bateaux naviguant au large, des algues, des feux tricolores, des panneaux de stop, des radars automatiques, des vacanciers, le soleil brillant, le ciel bleu.

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Buée, arbres qui défilent, ciel teinté d’un bleu pénétrant, rideaux salis par le temps, reflet des lumières, feux rouges qui s’accumulent, double vitrage glacé, herbe sur le bord de la route gelée, immeubles qui se ressemblent.

Toits usés balcons remplis de plantes grillage usagé arbres décharnés feuilles qui tremblent

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Cour mouillée, dernière flaque, vide, mur galet avec accrochés arbres, presque morts, grillagement, maison aux briques sales, antennes râteau dirigées vers la droite, avion passant dans le ciel bleu et se perdant dans les nuages.

Fenêtre ouverte, la rue, grand soleil, en face des voisins fous. A droite la grande place de la Libération avec sa fontaine, ses visiteurs et ses skateurs. En bas  le traiteur qui laisse entrer de bonnes odeurs chez moi et à gauche le prolongement de la rue de plus en plus bas, de moins en moins de monde.

écrire à partir d’une BD : Ulysse, adaptation libre de Sébastien Ferran

BD Ulysse

Ulysse, adaptation libre de Sébastien Ferran

Sujet : observez la page de BD ci-dessus affichée au tableau numérique  => notez les indications qu’elles vous fournissent sur les personnages, les lieux, l’époque, le moment de la journée et le temps qu’il fait

    Transformez-la ensuite  en page de roman : utilisez les indications que vous avez notées.

Rapportez directement les paroles en respectant les  règles de présentation du dialogue.

observer l’image : constituer une boîte à mots
une falaise- Ithaque- un porcher- la mer- une pauvre masure perchée au sommet d’une colline, une fenêtre éclairée, trois hommes…- un enclos -Ulysse accoudé à la fenêtre – Télémaque au visage de jeune dieu – le porcher Eumée, les cochons dans l’enclos- un feu- la fumée- servir un pichet de vin – Ulysse aux mille ruses,- l’avisé Ulysse, un croissant de lune, etc.

verbes de parole : soupirer, protester, poursuivre, ajouter, déclarer, etc.
adverbes : rageusement, violemment, etc.
montrer : en se tournant vers la fenêtre, se redressant fièrement, se campant sur ses jambes, en servant à boire, en tapant la table du poing, il les dominait de sa haute taille, etc.

5 mns devant son brouillon puis lecture à haute voix des trois premières phrases : des idées et aides pour mieux commencer son devoir

Une certaine, une grande agitation-effervescence régnait dans la demeure du fidèle porcher / chez Eumée, le fidèle porcher…

Un soir alors qu’un croissant de lune brillait dans le beau ciel d’Ithaque, trois hommes…

Dans l’enclos, les cochons sommeillaient/grognaient…

Le ciel rougeoyait. Le soleil venait de se coucher et la lune de se lever…

à partir de copies d’élèves

Le ciel rougeoyait encore. Un mince croissant de lune venait de se montrer dans le beau ciel d’Ithaque.  une cabane se dressait au sommet d’une falaise. C’était celle d’Eumée, le fidèle porcher du divin Ulysse. Ce dernier venait de rentrer en son royaume après vingt ans. A l’intérieur se trouvaient Ulysse, Eumée et Télémaque. Le héros grec se tenait en retrait adossé au mur. Il observait. Un feu crépitait dans la cheminée.

       Télémaque au visage de jeune dieu leva les yeux vers son père et expliqua :
      – Au cours de mon enquête j’ai appris de terribles nouvelles sur les héros de Troie mais aucune nouvelle de toi !
      Il était assis au bout d’une grande table en bois, l’air crispé.
      – Cette maudite guerre n’aura personne, maugréa Ulysse en se grattant pensivement la barbe. Et ces princes prétendants ? Comment peuvent-ils avoir table ouverte dans notre demeure ?
      A ces mots, Télémaque bondit et tenta de justifier :
      – La loi les y autorise père.
      Il contracta ses muscles, tapa du poing sur la table laissant échapper sa haine.
      – Ces chiens galeux passent leur journée à se goinfrer !
      – Mais maintenant que vous êtes là, mon roi, se risqua timidement Eumée, le fidèle serviteur, vous allez pouvoir les chasser.

      C’était un vieil homme voûté, à l’air soumis. Il tenait son verre et regardait son maître le regard plein d’espoir.     

       – Ce ne sera pas si simple que cela ! soupira le vaillant Ulysse.                                          

La journée du lendemain serait rude, il le devinait. Tous trois veillèrent une bonne partie de la nuit afin de mettre au point une stratégie. Puis, Athéna, la déesse aux yeux d’aigue marine, s’approcha et, délicatement, étendit sur eux un doux sommeil.

carte Victor Bérard

vu ici

 

 

dire et mettre en valeur un texte à plusieurs puis le texte de son choix seul

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un public attentif et bienveillant

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par groupe de trois à cinq, réfléchir à une manière de faire entendre ce texte : mots dits en chœur, en écho, en variant l’intensité, en chuchotant, en le mimant…
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initiatives bienvenues !
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puis chaque membre du groupe lit un de ses textes ou un texte appris dans l’année.
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La Terre qui ne voulait plus tourner de Françoise du Chaxel
Images de la Terre abîmée par les hommes,
images de catastrophes naturelles.
Chœur.
Elle tournait, tournait, tournait
Depuis des siècles la Terre
Tournait sur elle-même
Comme une danseuse
Tournait autour du Soleil
Comme une amoureuse
Sans bruit, sans histoire
Si paisible, si polie
Si fière, si forte
Si douce, si docile
Si rassurante
Pendant ce temps
Les hommes
Défrichent
Creusent
Gaspillent
Incendient
Mutilent
Se font la guerre
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Puis la négligent
S’intéressent à la Lune
La trouvent
Trop grise
Trop laide
 Trop froide
Reviennent sur Terre
Se font la guerre
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Dévastent les forêts
Bouleversent les marées
Détournent les rivières
Épuisent le sol
Souillent les fleuves
Enfument le ciel
Se font la guerre
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Font n’importe quoi
En font tant
Que la Terre se fâche
S’agite
Gronde
Menace
Hurle par ses tempêtes
Crache par ses volcans
Déchaîne ses océans
Puis un jour
S’arrête
Silencieuse
Immobile

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