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Nouvelles réalistes : préférences

 Dans La parure, Guy de Maupassant montre les rêves de grandeurs de Mathilde. Ils sont compréhensibles : d’une part, on ne choisit pas le milieu social dans lequel on vit, et d’autre part le fait de vouloir s’élever socialement est tout à fait normal et humain. Cependant la chute est très choquante car la pauvre Mathilde a gâché sa jeunesse et sa beauté à rembourser une dette qui n’existait pas. C’est pourquoi cette nouvelle conduite avec efficacité jusqu’à sa chute m’a particulièrement ému.

 

Dans Aux champs Guy de Maupassant montre tout d’abord l’opposition entre deux principes fondamentaux : ne pas vendre son enfant et vouloir son bonheur matériel. De plus, la fin illustre et reprend cette opposition : l’enfant vendu devenu adulte a une vie dorée tandis que l’enfant resté « aux champs » a une vie misérable. Enfin, la chute est cruelle. L’enfant qui a été aimé par ses parents les méprise et les quitte. C’est pourquoi cette nouvelle remettant en question le choix  de la mère qui garde son enfant parce qu’elle l’aime plus que l’argent m’a choqué.

 Tout d’abord, dans la nouvelle Le Donneur d’eau bénite Guy de Maupassant montre des parents prêts à tout pour retrouver leur enfant, bien plus précieux que tout l’or du monde. Ensuite, elle montre la vie difficile d’un couple qui sombre dans la misère. Enfin, elle prouve qu’avec de la persévérance et du courage on peut obtenir ce que l’on a de plus cher. C’est pour ces raisons que j’ai aimé cette nouvelle qui m’a touché par son optimisme.

Le chômage d’Emile Zola est un témoignage accablant sur la famine et la misère. Pas de nom de manière à rappeler que cela arrive à beaucoup de personnes, une foule d’anonymes dont nous pourrions être. L’auteur ajoute à l’homme fier et à sa femme honnête et digne, couple courageux, l’innocence d’un enfant.  D’ailleurs, les derniers mots lui reviennent  » Dis, maman (…) pourquoi avons-nous faim ? » Il est impossible de lui répondre. Rien ne peut justifier cette faim. Le lecteur est touché et réalise qu’ils ne méritent pas ce qu’ils vivent, surtout pas l’enfant jeté dans un monde injuste.

Nouvelles/contes réalistes

à ce sujet (et bien d’autres, ce site est une mine !) voir Ralentir travaux

Les nouvelles (contes) de Maupassant sont d’abord publiées dans la presse. Leur forme brève permet la parution en une seule fois dans un journal.

voir ci-dessous La Parure dans le journal Le Gaulois (1884)

le-gaulois-1884

La nouvelle réaliste part de la réalité, est centrée sur un fragment de vieLa parure- ou une anecdote, comme dans La Ficelle ou Aux champs. Toutes ces histoires viennent de la vie quotidienne la plus banale et la plupart des personnages n’ont rien d’exceptionnel.

Elle suit les étapes du schéma narratif avec un début (situation initiale) et une fin (situation finale) qui est souvent une chute, c’est-à-dire une fin qui provoque la surprise, l’étonnement comme dans La parure ou Aux Champs. La brièveté de la nouvelle donne toute son intensité à l’histoire. Les autres étapes du schéma narratif sont l’élément perturbateur (première péripétie de l’histoire), les péripéties, l’élément de résolution (dernière péripétie) et la situation finale.

Elle met en scène peu de personnages, mais fortement caractérisés : le narrateur précise la psychologie du personnage et ses émotions. Ils sont issus des classes moyennes ou populaires (paysans, employés de bureau, bourgeois…). Sont décrits les villes, la campagne, les fermes, les boutiques de commerçants, les maisons… Sont abordés les thèmes du travail, de l’argent, de la souffrance, de la vengeance…

La parure adaptée pour la télévision par Claude Chabrol (30 mn) en deux parties de 15 mn.

 


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