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…à partir d’images de Stanislas Bouvier (7)

et du titre d’une histoire  d’Anne Wiazemsky, Les visiteurs du soir,  (titre lui-même citation cinématographique d’un film de Marcel Carné, 1942) écrire et dire un conte,  images de Stanislas Bouvier saisies grâce à un visualiseur et projetées en diaporama sur le tableau numérique de la classe

janvier_57

à partir d’une légende de la mer de Bernard Clavel, Le requin de Ta’aroa (Tahiti)

         Le requin de Ta’araoa (Tahiti)

dans Légendes de la mer de Bernard Clavel

           Il y avait jadis, vivant près des rivages de l’île, un requin d’une grande beauté. Il s’appelait Irê, et tous les habitants de la côte le connaissaient.  Il venait souvent sur la plage, où l’eau est profonde à peine de quelques pieds,  et se chauffait le dos au soleil en attendant la sortie de l’école.   Dès que les enfants libérés par l’instituteur arrivaient en criant, Irê se mettait à battre des nageoires pour les appeler. Alors, commençaient des jeux qui duraient jusqu’à la nuit. Irê prenait les enfants sur son dos, il fonçait vers le large, bondissait dans les vagues toutes dentelées d’écume, plongeait, remontait, imitait le roulis et le tangage des pirogues… En somme, il connaissait à merveille tous les jeux qui peuvent plaire aux petits des hommes.

Louise-Marie

On prétendait que ce requin était le fils d’un dieu des mers qui avait autrefois épousé une déesse de la terre. Personne ne savait au juste de quel dieu et de quelle déesse il s’agissait, mais on expliquait ainsi la bonté d’Irê et le fait qu’il prît tant de plaisir en compagnie d’enfants nés sur la terre ferme et souvent désireux de mieux connaître la mer.
La vie eût sans doute continué longtemps ainsi, mais les hommes ont le tort de croire trop facilement ce qu’on leur raconte. Or, un jour qu’il était à la pêche assez loin du rivage, Rahute aperçut le requin qui s’en allait tranquillement en direction de l’île. Se mettant debout dans sa pirogue, il lui fit signe de s’approcher et lui demanda:

Emma

« Voudrais-tu me rendre service ?
– Naturellement, dit le requin, je suis là pour ça.
– Figure-toi que j’avais promis à mon fils d’aller le chercher vers le milieu de la journée. Mais le poisson mord bien en ce moment, je ne voudrais pas perdre mon temps.
– C’est bon, fit Irê, ne te dérange pas, j’en ai pour cinq minutes. »
Et il fila comme une flèche jusqu’à la plage où attendait l’enfant qu’il prit dans sa gueule avec mille précautions pour le porter au pêcheur. Hélas! à peine l’enfant était-il sur la pirogue depuis un quart d’heure, qu’une tornade se leva. Jamais on ne revit ni le pêcheur ni son fils. Seuls quelques débris de l’embarcation furent retrouvés sur la plage.

Océane


Alors, les dieux de la mer et ceux de la terre qui ne pardonnaient pas à Irê d’avoir su, bien mieux qu’eux, gagner l’amitié des hommes, estimèrent que l’occasion était belle de lui jouer un vilain tour. Ils firent donc courir le bruit que le fils du pêcheur n’était pas mort dans la tempête, mais avait été dévoré par le requin. Comme plusieurs personnes avaient vu Irê gagner le large avec le petit dans sa gueule, on admit trop facilement que l’animal était devenu féroce et on interdit aux enfants de jouer sur la plage. Bien entendu, les enfants furent très malheureux, et ils allèrent trouver deux frères connus de tous pour leur force, leur adresse et leur courage.
L’aîné s’appelait Tahi-a-ra’i, ce qui veut dire « premier du soleil », et le plus jeune Tahi-a-nu’u, ce qui signifie « premier des multitudes ».
Les deux frères taillèrent dans du bois extrêmement solide deux lances dont ils durcirent encore la pointe au feu. Ainsi armés, ils gagnèrent la plage et attendirent le requin. Ils n’eurent pas à patienter longtemps, car le pauvre Irê, qui était triste de ne plus s’amuser avec les enfants, se figura que ces deux hommes l’appelaient pour jouer. Pourtant, Irê savait ce qu’est une lance, et il comprit tout de suite qu’on en voulait à sa vie. Profitant d’une vague plus forte que les autres, il fonça gueule ouverte sur l’aîné des deux frères.

Robin

La lance arriva, qu’il reçut dans la gueule et brisa comme vous feriez d’une brindille sèche. Mais le plus jeune aussi avait tiré, et son trait atteignit le requin tout près du cœur.
La mer devint rouge et Irê se coucha sur le flanc, perdant son sang en abondance.
Les deux garçons se mirent à crier victoire et appelèrent les gens du village pour que chacun emporte sa part de requin.
Mais les dieux de la mer et de la terre qui avaient assisté à la tuerie comprirent qu’ils étaient allés un peu loin. En privant Irê de ses jeux avec les enfants, ils avaient voulu seulement l’éloigner un peu des hommes. Ils l’avaient fait par jalousie, mais ils découvraient là que l’on doit aussi fuir les hommes par prudence.
« Ces animaux à deux pattes sont dangereux, dirent-ils. Ils sont trop prompts à se venger et se figurent toujours qu’on leur veut du mal. C’est là une fameuse leçon, mais tout de même, il n’est pas juste que ce brave Irê en fasse les frais. »

Chloé

Et parce que les dieux n’ont qu’un geste à faire pour que la face du monde soit changée, ils levèrent la main et déclenchèrent un ouragan. Le ciel s’obscurcit soudain, la mer commença par frémir comme une bête en colère, puis un énorme raz de marée déferla qui repoussa les hommes jusqu’au pied des montagnes et projeta Irê très haut dans les airs.
Les nuées enveloppèrent le requin blessé, le bercèrent un moment, cicatrisant sa plaie, et lui rendirent toute sa vigueur avant de le laisser tomber dans la mer, le plus loin possible des terres.
Irê reprit goût à la vie et trouva d’autres compagnons de jeu que les petits des hommes.
Il rencontra aussi une compagne, il eut des enfants et des petits-enfants, mais jamais ses descendants ne tentèrent de partager les jeux de ceux qu’on appelle des humains.

Mariana L.

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La Bible : la naissance de Moïse (extrait 4)

Exode (extrait)

Ex 1:22- Pharaon donna alors cet ordre à tout son peuple : « Tout fils qui naîtra, jetez-le au Fleuve, mais laissez vivre toute fille. »

—–

Ex 2:1- Un homme de la maison de Lévi s’en alla prendre pour femme une fille de Lévi.
Ex 2:2- Celle-ci conçut et enfanta un fils. Voyant combien il était beau, elle le dissimula pendant trois mois.
Ex 2:3- Ne pouvant le dissimuler plus longtemps, elle prit pour lui une corbeille de papyrus qu’elle enduisit de bitume et de poix, y plaça l’enfant et la déposa dans les roseaux sur la rive du Fleuve.
Ex 2:4- La sœur de l’enfant se posta à distance pour voir ce qui lui adviendrait.
Ex 2:5- Or la fille de Pharaon descendit au Fleuve pour s’y baigner, tandis que ses servantes se promenaient sur la rive du Fleuve. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante la prendre.
Ex 2:6- Elle l’ouvrit et vit l’enfant : c’était un garçon qui pleurait. Touchée de compassion pour lui, elle dit :  » C’est un des petits Hébreux. « 
Ex 2:7- La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon :  » Veux-tu que j’aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice qui te nourrira cet enfant ? –
Ex 2:8- Va « , lui répondit la fille de Pharaon. La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant.
Ex 2:9- La fille de Pharaon lui dit :  » Emmène cet enfant et nourris-le moi, je te donnerai moi-même ton salaire.  » Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit.

Raphaël (1518-19), fresque, Vatican

Moïse sauvé des eaux Nicolas Poussin (1638) Musée du Louvre

Il s’agit de la première œuvre de Nicolas Poussin portant ce nom qui en a réalisé trois. La seconde version, peinte en 1647, est conservée au Musée du Louvre. La dernière appartient au National Gallery de Londres.

Gustave Doré

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La Bible (extrait 3) : le sacrifice d’Isaac

Le sacrifice d’Isaac Rembrandt
1635
Oil on canvas, 193 x 133 cm
The Hermitage, St. Petersburg

Dans La Genèse, Dieu met la foi d’Abraham à l’épreuve. Les protestants comme les catholiques ont considéré ce sacrifice comme une importante préfiguration de celui du Christ, qui s’offrit lui-même pour sauver l’humanité. C’est un des rares sujets que Rembrandt et Le Caravage aient peints à un moment à peu près similaire de leur évolution artistique – des formats à grande échelle ; l’une et l’autre peintures considérées comme des chefs-d’œuvre.

Conformément à la tradition figurative établie, l’artiste a peint le moment décisif du récit : l’ange intervient au moment où Abraham tend la main et s’écarte du texte : l’ange retient physiquement Abraham en saisissant son bras, au lieu de s’adresser à lui depuis les cieux.

Avec le personnage d’Isaac, Rembrandt a saisi la possibilité de peindre l’un des nus les plus subtils du début de sa carrière. Il est surprenant que Rembrandt qui travaillait beaucoup les expressions du visage, ait préféré masquer le visage d’Isaac sous la main d’Abraham. Il est possible que Rembrandt ait dissimulé en grande partie l’horreur de l’action en faisan couvrir le visage du jeune homme par Abraham, afin de se cacher à lui-même sa propre horreur (Horace Walpone).

source : Ciné-Club de Caen (partie Beaux-Arts)

Le Caravage (1601-1602) sur Web Gallery

toujours Le Caravage ( Web Gallery ),  1605
Oil on canvas, 116 x 173 cm
Piasecka-Johnson Collection, Princeton


« Le sacrifice d’Isaac » Bas-relief,  Béguinage d’Amsterdam(photo Daniel Rousseau)

Marc Chagall

catalogue de l’exposition sur « le sacrifice d’Abraham dans les trois monothéismes« ,  site de la BnF (Bibliothèque nationale de France)   manuscrits orientaux BnF, Iran vers 1595

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Textes fondateurs : La Bible (extrait 2), Abel et Caïn

pour se reporter au texte, cliquer sur le lien ci-dessous

Abel et Caïn

enluminure la Bible d’Albe

vers 1084, ivoire, acquisition 1898

Musée du Louvre
Suger
Aile Richelieu
Premier étage – Section 2

La plaque provient d’une ensemble (devant d’autel, ambon ou porte) très probablement réalisé pour la nouvelle cathédrale de Salerne (Italie), fondée par Robert Guiscard et consacrée en 1084.

gravure Gustave Doré

Marc Chagall

Textes fondateurs : la Bible (extrait 1)

© Musée national Marc Chagall © cliché RMN Gérard Blot

Adam et Eve chassés du paradis

1961
Huile sur toile
190,5 x 283,5 cm
« La composition, solidement articulée sur l’horizontale du fleuve qui traverse le jardin d’Eden et la verticale de l’arbre de lumière à gauche, est également équilibrée par la répartition des masses colorées sur le fond vert.  Chagall met en scène un Paradis bouleversé par la Faute : des oiseaux à tête de bouc s’envolent, d’autres ont la tête en bas, rejoints par des poissons ailés sortis du fleuve.
L’ange chargé de manifester la colère divine, en haut au milieu, montre à Adam et Eve le chemin de l’exil et ceux-ci sortent du tableau par la droite, comme dans toutes les représentations traditionnelles de la scène. Enlevé par cette dynamique et porté par un coq rouge, symbole de vitalité et de fertilité, le couple semble plutôt s’envoler vers l’avenir de l’humanité. La petite maternité en bas à droite confirme cette vision optimiste de la Faute. »

Adam et Eve chassés du Paradis
Michel-Ange 1508-12
Fresque du Plafond de la Chapelle Sixtine
Chapelle Sixtine, Vatican

(source ciné-club de Caen, partie Beaux-Arts)

Lucas Cranach (1526)

Le Tintoret (1550)

à partir d’un extrait du Chaperon Rouge Ch Perrault

Les filles de l’ogre deviennent des filles de fées ou comment passer d’un portrait péjoratif à un portrait mélioratif.

« L’Ogre avait sept filles, qui n’étaient encore que des enfants. Ces petites ogresses avaient toutes le teint fort beau, parce qu’elles mangeaient de la chair fraîche, comme leur père ; mais elles avaient de petits yeux gris et tout ronds, le nez crochu, et une fort grande bouche, avec de longues dents fort aiguës et fort éloignées l’une de l’autre. Elles n’étaient pas encore fort méchantes; mais elles promettaient beaucoup, car elles mordaient déjà les petits enfants pour en sucer le sang. »

Les filles de fées avaient de magnifiques yeux en amande d’un châtain éblouissant. Elles avaient un nez bien fait, ni trop grand, ni trop petit. Leur bouche était fine et quand elles souriaient, on pouvait apercevoir de magnifiques dents de lait. Ces filles étaient resplendissantes et gentilles. Elles promettaient de devenir encore plus belles avec le temps.

Les filles de fées avaient de grands yeux bleus, pareils à la couleur d’un lac, le nez tout rond et une belle petite bouche rose avec de petites dents bien alignées. Elles étaient douces et gentilles, leur sourire répandait la gaieté et leurs ailes étaient pétillantes de couleur.

Les filles de fées avaient de très jolis yeux bleus qui brillaient comme des diamants, un tout petit nez recouvert de taches de rousseur et une bouche merveilleusement rose. Elles avaient de petites dents qui ressemblaient à des perles blanches. Elles étaient douces et gentilles et aimaient beaucoup les enfants.

Les filles de fées avaient de très jolis yeux bleus qui brillaient, le nez retroussé et fin, une petite bouche dont la dentition était parfaite. Elles étaient déjà très douces et gentilles avec leurs enfants.Les filles de fée avaient toutes le teint for beau parce qu’elles mangeaient de bons légumes frais du jardin de leur père ; elles avaient aussi de magnifiques yeux étincelants, un nez petit et rond, un sourire radieux déposé sur leurs lèvres. Quand elles ouvraient leur bouche on apercevait de belles dents aussi blanches que la neige. Elles étaient douces et gentilles. Plus tard, elles deviendraient de belles et gentilles jeunes filles.

à partir d’images de Frédéric Clément pour Le luthier de Venise

à partir d’images de Frédéric Clément projetées au tableau numérique, imaginez une histoire qui s’intitulera Le luthier de Venise.

Le luthier de Venise imaginé par Tao

Venise, ses gondoles, son carnaval, ses bals masqués, ses rêves, sa magie…

…et même son luthier qui, un jour, fit connaissance avec des rapaces et des petits félins.

Il fut émerveillé par leurs pouvoirs et les apprivoisa.

Les félins et les rapaces adorèrent sa musique.

 

Le jour du carnaval, il y eut un voile de brume. Le luthier et ses compagnons s’y faufilèrent. Ils jouèrent et chantèrent ensemble : les chats miaulèrent gracieusement et les rapaces sifflèrent joyeusement.

Toute la foule entendit et adora, sans savoir d’où venait cette douce musique ensorcelante.

« Une Belle, Une Bête » mise en scène de Florence Lavaud

spectacle du 27 janvier Agora/ théâtre Saragosse

pour plus d’informations voir Chantier Théâtre

  • Ce qu’en disent les 601

Je n’ai pas aimé l’ensemble du spectacle sauf deux ou trois choses : il y avait tout ce qui était lumière, ombres chinoises, la sorte de toile d’araignée taguée, le carrelage du château, la Belle avec la robe rouge se regardant dans le miroir magique. Tout ça, c’était bien mais ce qui a tout gâché en revanche, c’était le son beaucoup trop fort et les acteurs qui ne parlaient pas.

Jean-Baptiste

J’ai beaucoup aimé les majordomes quand ils bougeaient les portes ou amenaient la table et la chaise. Sinon, il y avait trop de son. Cela faisait peur quand la Belle courait entre les deux rideaux en se faisant déchiqueter par les bêtes. L’agonie de la Bête m’a beaucoup effrayé. Les éclairs ou le tonnerre étaient trop bruyants. Les caractéristiques de la Belle et de la Bête sont trop différentes à mon goût. Le masque et les mains de la Bête font très peur.

Paul

Ce que j’ai aimé : quand la Belle faisait des acrobaties et jouait du piano, quand elle a dansé, quand elle a crié parce qu’elle a vu la Bête pour la première fois, quand elle s’est cachée sous une table.

Ce que je n’ai pas trop aimé : les personnages ne parlaient pas, je m’attendais à ce qu’ils le fassent, on ne voyait pas les sœurs et pas trop le père de Belle.

Lucile

Les acteurs jouaient bien, surtout la Belle : elle montrait bien l’expression de la peur sur son visage. La lumière ainsi que les ombres chinoises  étaient très réussies. La Bête était monstrueuse : elle était comme un mélange d’animaux.

En revanche, j’ai trouvé que la musique était beaucoup trop forte. Je m’attendais à des dialogues, c’est dommage qu’il n’y en ait pas eu.

Cependant, malgré cela, j’ai bien aimé ce spectacle.

Clara

Ce spectacle est plutôt dans le monde de la peur et du cauchemar. Les sons sont souvent trop forts. L’idée des ombres chinoises est très réussie, quant aux lumières, la « toile » qui suit  la Belle est superbe. La Belle apporte la douceur et la Bête les cris, la peur… Les serviteurs sont immobiles, en noir. Ils apportent une touche d’originalité.

J’ai bien aimé ce spectacle car il sort de la réalité et il est déroutant. Les costumes sont assez impressionnants, surtout pour la Bête car elle a des pattes palmées et un masque mélangeant un bouquetin, un canard et un crapaud.

Eileen

Ce spectacle est réussi malgré le volume sonore mais je vois bien que la Bête par exemple apporte l’ombre : c’est un peu cauchemardesque. Au contraire, la Belle amène la pureté, la lumière. J’ai beaucoup aimé les jeux d’ombres. Les hurlements et rugissements de la Bête faisaient peur et rendaient le spectacle encore plus terrifiant. Le visage de la Belle est très expressif : il représente à la fois la peur, la tristesse, l’angoisse… Les jeux de lumière mettaient le spectacle en valeur surtout l’espèce de toile d’araignée : on aurait vraiment dit qu’elle était prise au piège.

Noa

C’est une pièce de théâtre vivant d’ombre, de danse, cauchemardesque et angoissante. La bande-son est en accord avec  la situation. Les costumes sont très réussis, en particulier celui de la Bête qui est un mélange de plusieurs animaux comme le bouquetin et le canard. Plusieurs clins d’œil  ont été donnés au film de Jean Cocteau. Il n’y a pas beaucoup de paroles mais beaucoup de paroles enregistrées (voix off) qui ne sont pas dites par les acteurs. La voix de la Bête est travaillée et surtout réussie.

Théo

Cette pièce de théâtre était surprenante. Pourtant, il y avait quelques défauts. J’aurais par exemple préféré que la Belle parle même si la Belle et la Bête dialoguaient par le geste. J’ai beaucoup apprécié les variations de sons et le décor était soigné et très intéressant. J’ai aussi remarqué que les acteurs étaient très doués. La Belle était très agile et nous parlait par le geste. La Bête, elle, exprimait bien la nostalgie quand elle errait sur la scène : elle donnait l’impression d’une semi présence.

Pour conclure, la pièce m’a énormément plu et je suis très contente de l’avoir vue.

        Diane

Ce que j’ai aimé, c’est le jeu des corps de la Belle, les ombres des sœurs, les tags de lumière. Les serviteurs étaient ensemble, ils faisaient la même chose.

Ce que je n’ai pas aimé : le son, il était très, très fort, les variations de volume. La voix de la Bête était assez effrayante. La métamorphose de la Bête a été très brève.

En conclusion, j’ai aimé certains aspects de ce spectacle et détesté d’autres.

Lisa

La Belle et la Bête J-M Leprince de Beaumont

Trois images, quelques phrases pour dire le début de ce conte…

La Belle et la Bête J-M Leprince de Beaumont

Il y avait une fois un marchand qui était extrêmement riche. Il avait six enfants, trois garçons et trois filles, et comme ce marchand était un homme d’esprit, il n’épargna rien pour l’éducation de ses enfants, et leur donna toutes sortes de maîtres.

Ses filles étaient très belles ; mais la cadette surtout se faisait admirer, et on ne l’appelait, quand elle était petite, que la Belle Enfant ; en sorte que le nom lui en resta : ce qui donna beaucoup de jalousie à ses soeurs. Cette cadette, qui était plus belle que ses soeurs, était aussi meilleure qu’elles. Les deux aînées avaient beaucoup d’orgueil, parce qu’elles étaient riches ; elles faisaient les dames, et ne voulaient pas recevoir les visites des autres filles de marchands ; il leur fallait des gens de qualité pour leur compagnie. Elles allaient tous les jours au bal, à la comédie, à la promenade, et se moquaient de leur cadette, qui employait la plus grande partie de son temps à lire de bons livres.

Comme on savait que ces filles étaient fort riches, plusieurs gros marchands les demandèrent en mariage ; mais les deux aînées répondirent qu’elles ne se marieraient jamais, à moins qu’elles ne trouvassent un duc, ou tout au moins, un comte. La Belle, (car je vous ai dit que c’était le nom de la plus jeune) la Belle, dis-je, remercia bien honnêtement ceux qui voulaient l’épouser, mais elle leur dit qu’elle était trop jeune, et qu’elle souhaitait de tenir compagnie à son père, pendant quelques années.


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