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en clôture de l’EPI justice (histoire-géo/français), un journal et un court spectacle

un public attentif et bienveillant

Photo 16-05-2017 09 27 07un programme qui fait la part belle aux réécritures

Distribution

Les animaux malades de la peste de Jean de La Fontaine

Les animaux parodie  à partir de la réécriture de Gérard William : cette histoire se passerait aujourd’hui dans un collège parmi les élèves…

Le jugement de Salomon -version dramatique

Le jugement de Salomon -version comique

Chasse à l’enfant de Jacques Prévert

Les animaux malades de la Peste de Jean de La Fontaine dit par d’autres élèves

 Accessoires : chacun apporte une sorte de collier sur lequel figure de manière lisible le nom de l’animal tigre, cigale

 Penser aussi aux déguisements (casquettes), perruques, à un gros poupon, à l’épée, à un petite guitare

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parodie Les Animaux malades de la peste

 Gérard William et les élèves de 405

Mai 2017

Personnages : Le narrateur – La cigale – La cigogne – Le rat (2)- Le renard – Le lion -Le tigre-Le loup – l’âne

Le narrateur Les Animaux malades de la peste :

« Un mal qui répand la terreur,

Mal que le Ciel en sa fureur

lnventa pour punir les crimes de la terre… ››

La cigale (entrant avec une petite guitare) : – Quoi ? il y a une nouvelle catastrophe ? Viiite. ! il faut agir ! Il faut… composer une chanson de solidarité, enregistrer un CD avec toutes les stars de la variété internationale et redistribuer les bénéfices pour lutter contre… contre quoi au fait ?

Le narrateur : – « La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom) »

La cigogne (médecin, ton docte) : – Ah ! non permettez, la peste a été éradiquée, ce n’est plus une maladie actuelle…

Les rats : – Quel dommage, nous autres les rats étions les vedettes à l’époque.

Le renard : – On pourrait parler plutôt de moi l… je veux dire, de ma maladie, la rage.

Le narrateur : – Non l pas à c’t’heure ! … Parce que Pasteur… la rage…tout ça, si on commence à parler des bobos de chacun, on va y passer la nuit !

La cigogne : (toujours docte et sentencieuse) – Permettez, la santé est un sujet essentiel ! Rien n’est plus passionnant que les symptômes de la grippe aviaire, le diagnostic de la Pneumonie porcine, l’épizootie de la tremblante du mouton… ou l’encéphalopathie spongiforme bovine…

Le rat 1 (sortant en baillant) 1 – En effet, captivant !

Le renard (même jeu) : – Envoûtant !

Le rat 2 (même jeu) : – Fascinant !

Le narrateur 1 – Vous voyez ? Les bobos des autres, tout le monde s’en fiche ! Je peux continuer… oui ?

La cigale : – Je n’attends que ça… s’il n’est plus question de peste, quel sera le sujet de ma chanson ?

J’avais déjà les rimes :

la peste qui empeste

De Budapest au far-west.

I am the best,

I am modeste !

Le narrateur : – Mais on n’en veut pas de ta chanson, elle est pourrie !

La cigogne : – C’est vrai. A moins qu’elle ne parle de (sourire en coin, clin d’œil au narrateur) la maladie de la carpe.

La cigale  – La carpe ? (inspirée) Ouais, je l’ai. ..

Les métacarpes en écharpes…

Au fait, qu’est-ce qu’elle a la carpe ?

La cigogne et le narrateur (criant en chœur) – ELLE EST MUETTE ! La cigale sort, vexée.

La cigogne : Bien ! (toujours grave) Maintenant que nous sommes tranquilles, si nous parlions un peu de salmonellose ?

Le narrateur :  (se bouchant les oreilles)  NOOOOOOOON !…

La cigogne s‘enfuyant à son tour.

Le narrateur : Ah ! Enfin ! je peux reprendre

Les Animaux malades…

Les Animaux complètement malades !

La cigale (revenant) : – Ouais… ça c’est bon comme début de chanson :

ma-la-de,

complètement ma-la-de,

j”ai trouvé, on va parler de (marquer un temps) la maladie du… Lama !

La cigogne : – La maladie du lama dont le nom scientifique est Lama laria et…

Regard noir du narrateur… la cigale et la cigogne quittent la scène.

La cigale et la cigogne – Bon… bon… ça va.  On se fait Lamal.

Le narrateur  – Je crois qu’on va se la jouer classique Les Animaux malades de la peste.

Le lion (la casquette à l’envers, sa bande entre petit à petit, casquette à l’envers aussi, il déclame)

                                                      « Mes chers amis,

Je crois que le Ciel a permis

Pour nos péchés cette infortune ;

Que le plus coupable de nous

Se sacrifie aux traits du céleste courroux,

Peut-être il obtiendra la guérison commune. »

Au narrateur J’arrive trop tôt ?

Le narrateur : – Un peu trop tôt, oui… mais c’est super, continue…

Le lion (nettement moins poétique) : Ouais, ça commence à chauffer pour nous. Perso, j’ai péta des portables. Fallait que je m’achète de quoi me détendre. J’tais trop tendu. Et aussi j’ai déclenché l’alarme incendie pendant le brevet blanc. (se reprenant, il déclame à nouveau)

Je me sacrifierai donc s’il le faut.

Le renard : – Gros ! Sans dec’ c’est rien ça. C’est toi l’boss de t’façon ! Fais-toi plaiz. C’est des petits ! au pire, à c’tte âge, z’ont pas besoin de phone, c’est mauvais pour leur cerveau !

Le tigre : (ironique)-  Oh !  le thug !!!  Appelez les hendeks. Moi, pas grand-chose non plus, j’ai juste un peu hacké le site du collège.

Le loup : oh ! les gars… ben moi j’ai fumé une clope dans l’bahut, tranquille, rien de plus !

Le renard : Et moi, une peccadille, j’ai juste souvenance qu’en mon jardin passant je me suis initié à faire pousser quelques graines.

L`âne : J’ai… J’ai…falsifié ma fiche sortie (ou ma note sur un contrôle), oublié ma fiche liaison/ de faire signer mon contrôle/ perdu ma carte de cantine (au choix une quelconque peccadille)

Le Lion :- Oui, qu’est-ce que t’as fait l’âne ? Répète un peu.

Le tigre : – Ouais, dis voir, quelle catastrophe à peine avouable as-tu provoquée ?

Le loup : – Ouais, t’as fait quoi d’horrible ?

L’âne : – J’ai falsifié ma fiche sortie.

(Les animaux se regardent l’air interloqués)

Le renard : – Quoi ! Toi ? t’as fait ça ? t’as osé ?

Les autres : Wesh ! t’as pas honte ?

Le Tigre c’est hyper grave !

Le loup Mais trop pas ! Tu…

L’âne : (tentant de se rebeller) oh ! j’suis pas venu ici pour souffrir, ok ?!

Le renard Quoi ? tu te rends pas compte ? à cause de toi, on va se faire virer.

Les autres : Alors, c’est toi qui te fais exclure !

Le narrateur « Haro sur le baudet »

Le tigre: – D’où il sort celui-là ?

Le lion : – C’est le narrateur de notre fable, il est encore branché l7ème  siècle ! (se tournant vers le narrateur) Elle te convient notre version ?

Le narrateur : -Oui… ce n’est pas à proprement parler la version « classique ›› mais la morale est sauve…

Tous : – Hein ?

Le narrateur : – Oui, la morale de la fable :

« Selon que vous serez puissant ou misérable,

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

Sélection de textes 16e Printemps des Poètes (8 – 23 mars 2014)

Thibault et Aloïs disent

Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites ! de Victor Hugo

Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites ! de Victor Hugo

 Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !

Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes ;

TOUT, la haine et le deuil !

Et ne m’objectez pas que vos amis sont sûrs

Et que vous parlez bas.

Écoutez bien ceci :

 

Tête-à-tête, en pantoufle,

Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,

Vous dites à l’oreille du plus mystérieux

De vos amis de cœur ou si vous aimez mieux,

Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,

Dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre,

Un mot désagréable à quelque individu.

Ce MOT — que vous croyez que l’on n’a pas entendu,

Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre —

Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre ;

Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin ;

Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,

De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;

Au besoin, il prendrait des ailes, comme l’aigle !

Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera ;

Il suit le quai, franchit la place, et cætera

Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,

Et va, tout à travers un dédale de rues,

Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.

Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé,

Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive

Et railleur, regardant l’homme en face dit :

« Me voilà ! Je sors de la bouche d’un tel. »

 

Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel.

Aloïs et Alexandre,

puis Aloïs disent Le repas de Guillaume Apollinaire

Le repas de Guillaume Apollinaire

Il n’y a que la mère et les deux fils

Tout est ensoleillé

La table est ronde

Derrière la chaise où s’assied la mère

Il y a la fenêtre

D’où l’on voit la mer

Briller sous le soleil

Les caps aux feuillages sombres des pins et des oliviers

Et plus près les villas aux toits rouges

Aux toits rouges où fument les cheminées

Car c’est l’heure du repas

Tout est ensoleillé

Et sur la nappe glacée

La bonne affairée

Dépose un plat fumant

Le repas n’est pas une action vile

Et tous les hommes devraient avoir du pain

La mère et les deux fils mangent et parlent

Et des chants de gaîté accompagnent le repas

Les bruits joyeux des fourchettes et des assiettes

Et le son clair du cristal des verres

Par la fenêtre ouverte viennent les chants des oiseaux

Dans les citronniers

Et de la cuisine arrive

La chanson vive du beurre sur le feu

Un rayon traverse un verre presque plein de vin mélangé d’eau

Oh ! le beau rubis que font du vin rouge et du soleil

Quand la faim est calmée

Les fruits gais et parfumés

Terminent le repas

Tous se lèvent joyeux et adorent la vie

Sans dégoût de ce qui est matériel

Songeant que les repas sont beaux sont sacrés Qui font vivre les hommes

Mélissa

puis Paul et Vincent disent L’école des beaux-arts de Jacques Prévert

A l’école des beaux arts de Jacques Prévert

 Dans une boîte de paille tressée

Le père choisit une petite boule de papier

Et il la jette

Dans la cuvette

Devant ses enfants intrigués

Surgit alors

Multicolore

La grande fleur japonaise

Le nénuphar instantané

Et les enfants se taisent

Émerveillés

Jamais plus tard dans leur souvenir

Cette fleur ne pourra se faner

Cette fleur subite

Faite pour eux

A la minute

Devant eux.

Noa et Diane disent Un bruit de fond de Jean-Michel Espitallier

Un bruit de fond de Jean-Michel Espitallier

                                                   (travail en cours)

 C’est un bruit.

C’est un bruit au fond.

C’est un bruit au fond du trou.

C’est un bruit au fond du trou de tôle.

C’est un bruit de tôle au fond du trou.

 

C’est un bruit de tôle.

C’est un bruit de tôle au fond du trou de tôle.

C’est un bruit de fond au fond du trou du fond.

C’est un trou de bruit.

C’est un trou de tôle

C’est un trou au fond du trou du bruit de tôle.

C’est un bruit de tôle au fond du bruit.

 

C’est un bruit de fond.

C’est un bruit de fond au fond du trou de tôle.

C’est un fond de trou au fond du bruit de fond.

C’est un bruit de tôle.

C’est un bruit de trou.

 

C’est un bruit de tôle.

C’est un fond de bruit.

C’est un bruit de bruit au fond du trou de tôle.

C’est un bruit de bruit.

c’est un trou de tôle.

C’est un trou de trou au fond du bruit de fond.

 

C’est un trou de bruit.

C’est un trou de tôle.

C’est un trou de fond au fond du fond du bruit


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