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écrire de courts récits de métamorphoses

 Lecture de La Mouche de Marcel Béalu (manuel Magnard, 4ème) et Axolotl de Julio Cortazar.

 J’écris un bref récit de métamorphose à partir de l’une des expressions suivantes « prendre racine », « avoir la chair de poule », « passer du coq à l’âne », « têtu comme une mule »,  etc. L’expression doit figurer dans le texte.

Je me baladais dans la campagne, de ferme en ferme. J’imitais le cri de chaque animal. Qu’il faisait chaud dans la grange, pauvre vache ! Je sortis voir les cochons, je glissai. Voilà que j’étais marron à cause de la boue et même un peu orange vers les pieds. Dommage mes chaussures étaient neuves, saleté de campagne ! Je rendis visite aux ânes quand je dérapai sur les tomates, je méritais un bon shampooing ! Soudain j’en eus assez, je revins à la voiture, pris les clés, choisis un CD, allumai la voiture, mis le chauffage, pas trop quand même ! quand j’aperçus un panneau que je n’avais pas vu en arrivant « Ferme enchantée », j’en eus la chair de poule ! Pressé, je regardai le rétro, quand j’aperçus l’impossible, une incroyable crête rouge sur le sommet de ma tête ? Etais-je un poulet ?

Julien

Ça devait faire cinq ans que j’étais dans cette prison, tous les jours manger cette nourriture écœurante, voir tous les prisonniers te regarder avec un air meurtrier, ne pouvoir bouger que dans dix mètres carrés. Tous les jours s’ennuyer à en mourir et la peur de ne jamais sortir. Oui, je prenais racine ici. Des fourmillements à mes extrémités, mes mains devenaient rugueuses. Puis quelqu’un était venu me chercher pour la promenade quotidienne mais je ne pouvais plus bouger, pieds collés au sol. Le gardien hurla « Bouge-toi ! », entra dans la cellule, me mit les menottes et m’arracha d’un coup. Je sortis pour ma promenade. Dire que j’en avais pris pour dix ans encore.

Morgane

« Allez fiston ! Va chercher une poule, c’est pour midi ! ». J’obéis aussitôt, que faire d’autre ? et sortis, moi le petit Jean-Claude, de la maison, dans un froid pas possible. Tout ça pour une poule, ah ! la, la. Dans la cour un grand frisson me parcourut, j’avais la chair de poule. A peine eus-je pensé cela que je commençai à me transformer. Et mince! Horrifié, je courus jusqu’à la maison sur mes pattes orange lorsque mon père m’attrapa, me tua, me dépluma et me mangea.

Marc-Antoine

J’étais dans la cour du collège plongée dans mon livre quand la sonnerie retentit. Je ne réagis pas et plusieurs secondes s’écoulèrent. Mes pieds se transformaient en racines qui creusaient un chemin dans le goudron. Une jambe, puis l’autre se métamorphosa en tronc noueux. Mes bras se ramifièrent en branches fines et longues. Autour de mes mains, se balançaient des feuilles vertes. Un oiseau se posa sur ma tête devenue feuillage. Immobile, je ne pouvais plus bouger. Une surveillante s’approcha et me dit : « Mademoiselle, vous prenez racine ou quoi ? Dépêchez-vous d’aller vous ranger avec vos camarades ! » L’oiseau s’envola.

Alexie


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