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Brunain, la vache au prêtre

quelques années plus tôt (décembre 2012), sur ce blog,   texte et voix

L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono

via Le site de La littérature à l’école élémentaire

En ce qui concerne les droits d’auteur sur cet ouvrage, voici le texte de la lettre que Giono écrivit au Conservateur des Eaux et Forêts de Digne, Monsieur Valdeyron, en 1957, au sujet de cette nouvelle :

         Cher Monsieur,    

Navré de vous décevoir, mais Elzéard Bouffier est un personnage inventé. Le but était de faire aimer l’arbre ou plus exactement faire aimer à planter des arbre s (ce qui est depuis toujours une de mes idées les plus chères). Or si j’en juge par le résultat, le but a été atteint par ce personnage imaginaire. Le texte que vous avez lu dans Trees and Life a été traduit en Danois, Finlandais, Suédois, Norvégien, Anglais, Allemand, Russe, Tchécoslovaque, Hongrois, Espagnol, Italien, Yddisch, Polonais. J’ai donné mes droits gratuitement pour toutes les reproductions. Un américain est venu me voir dernièrement pour me demander l’autorisation de faire tirer ce texte à 100 000 exemplaires pour les répandre gratuitement en Amérique (ce que j’ai bien entendu accepté). L’Université de Zagreb en fait une traduction en yougoslave. C’est un de mes textes dont je suis le plus fier. Il ne me rapporte pas un centime et c’est pourquoi il accomplit ce pour quoi il a été écrit.

     J’aimerais vous rencontrer, s’il vous est possible, pour parler précisément de l’utilisation pratique de ce texte. Je crois qu’il est temps qu’on fasse une « politique de l’arbre » bien que le mot politique semble bien mal adapté.

Très cordialement    

Jean Giono  

version intégrale du texte ici

« Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J’étais littéralement privé de parole et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres de long et trois kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme – sans moyens techniques – on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction.« 

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L’homme qui plantait des arbres Jean Giono

Dans ce récit de Jean Giono, un berger oublie sa propre peine en donnant une nouvelle vie à un paysage presque désert.

un clic pour voir le film d’animation (voix de Philippe Noiret, réalisation Frédéric Back, Canada 1987) créé à partir de ce livre

… et ici, voir comment dans une certaine mesure la réalité rattrape la fiction au Brésil :  Sebastio Salgado devient , presqu’un siècle plus tard L’homme qui plantait des arbres

En effet, ce photographe devient un spécialiste de la reforestation brésilienne.

La Pyramide des besoins humains de Caroline Solé (2015)

vu et copié/collé sur

le blog Allez vous faire lire

Wow. Autant vous le dire, c’est mon premier gros coup de cœur de 2016. J’avais fait l’acquisition de ce roman il y a des mois mais, par lose intégrale, je l’avais égaré après avoir lu tout juste les premières pages. Ce qui est, vous en conviendrez (et surtout quand lesdites premières pages sont trop cool), extrêmement désappointant.

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Puis, le 31 décembre, je me suis fait voler ma valise (qui contenait tous mes cadeaux de Noël, soit 98% de livres) (#EtBonneAnnée) mais, coup de chance dans mon malheur, en fouillant dans mes sacs à la recherche d’un nouveau contenant pour transporter les maigres affaires qui me restaient, je suis tombée, au fond d’un sac en toile oublié, sur… La pyramide des besoins humains.

Mon précieux.

Je me suis aussitôt replongée dedans. Et quel bonheur.

pyramide des besoins humains caroline soleChris a quinze ans. Il est SDF. Pourquoi ? Son histoire est triste et banale, comme celle de tous les SDF. On ne demande pas aux clodos comment ils en sont arrivés là (même si Christopher nous le dira), on se contente de les écouter quand ils ont quinze ans, de la rage et de la poésie dans le cœur, et qu’ils s’inscrivent anonymement à un jeu de télé-réalité.

Ce jeu, c’est La pyramide des besoins humains, basé sur la théorie de Maslow, selon laquelle nous devons remplir nos besoins primaires d’avoir avant d’accéder aux besoins supérieurs d’être.

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Chaque semaine, les participants doivent rédiger un texte prouvant à tous les votants anonymes qu’ils ont satisfait aux besoins du 1er, du 2e, du 3e niveau, etc., jusqu’à la toute fin. Jusqu’à la finale. Chris vit dans la rue. Sans toit, sans sécurité, sans amour, sans famille, sans reconnaissance : il n’est rien.

Pourtant, à sa grande surprise, il franchit le 1er niveau, et commence à attirer les regards.

devil wears prada who is this sad little person gif

J’ai adoré La pyramide des besoins humains parce que :

C’est très bien écrit. Le style est limpide et efficace, sans s’excuser pour ses envolées lyriques occasionnelles. C’est équilibré. Tantôt râpeux comme le macadam, tantôt réconfortant comme le lampion de Suzie qui illumine la rue, parfois triste et fragile comme le carton sur lequel dort Christopher.

C’est puissant. Cette lecture est ce à quoi aspirent la dystopie et la science-fiction de manière générale : nous faire réfléchir, nous faire ressentir, là, dans nos tripes, ce qu’impliquent les changements de notre société. Ceux qui vont à toute allure et qu’on ne s’arrête pas pour regarder.

stitch nobody loves me

Précision : ce n’est pas de la dystopie YA classique.

Les personnages sont terribles. Ils sont là, présents dans la pièce à côté de nous, quand ils puent la mort, mangent des hot-dogs, se chamaillent mollement, affalés dans une contre-allée, et rêvent, le soir, en regardant les étoiles.

La fin est ouverte. Alors, je sais que tout le monde n’est pas amateur de cet aspect là. Mais, de temps à autre (et notamment en dystopie), c’est ce qu’il y a de mieux à faire. Nous emmener jusqu’à un certain point, nous regarder dans les yeux à ce moment-là, et nous laisser deviner ce qu’il adviendra ensuite de nos personnages.

Je vous rassure : on arrive au bout du jeu de télé-réalité. Mais, justement… est-ce là la finalité ?

Points négatifs : à part la couverture, je ne vois pas. (Mais je compte rédiger un billet, à l’occasion, sur les couvertures de l’École des Loisirs, qui sont trop souvent à côté de la plaque, donc ce ne sera pas pour aujourd’hui.) Cette couverture, je la trouve très belle, mais je pense qu’elle manque sa cible. Non, La pyramide des besoins humains n’est pas un roman psycho-social type Nouvelle Vague, oui, c’est une Dystopie Jeunesse. Et excellente, avec ça.

sherlock wink

Bonne lecture,

Les Trois Pétendants de Kama Kamanda

2014-12-04 15.30.48

cliquer sur l’image pour entendre la lecture faite par Marine, Juliette N., Louise, Florelle, Kawthar, Oxane, Arthur, Imane et Juliette P.

quelques courts « poèmes » avec les sixièmes

des images, bref inventaire,  impression

images

photo Raymond Depardon

un homme triste,
des arbres abîmés,
du brouillard,
je pleure

Camille

dans un sombre brouillard
les fleurs et les arbres,
ils s’en vont

                                                                                Selma

 un vieux paysan,
des arbres morts,
c’est l’hiver

Sylvain

dans le vent glacé,2014-02-16 17.06.00
un arbre désespéré,
il se met à pousser
Mathieu

dans la lumière
un ruisseau s’écoule
un vieux pont le regarde
Tiffany

 

des arbres glacés,
un vieux pont
l’eau s’enfuit au loin
Catia

un coucher de soleil
un ruisseau coule
un rêve bleu
Guenaëlle

un vieux pont,
la rivière brille,
la lumière se cache

Naïma

2014-02-25 08.01.14

 

l’herbe pousse
l’eau coule
la nature vit
Axel

un lever de soleil
un arbre dépouillé
le regarde avec joie
Carlos

un lever de soleil

2014-03-15 08.46.10

des arbres morts

c’est l’hiver

Jeanne-Ly

un lac glacé
des canards barbotent
reflets sur l’eau

Martin

2014-04-05 07.05.25

des canards dans une mare
des arbres sans feuilles
des immeubles au loin
Sofia

les arbres morts de froid
un ciel nuageux
l’hiver est là
Mélody

 

 

un lac paisible
des arbres dénudés
quelques immeubles au loin
Mélanie

silhouette d’un vieil homme
l’hiver arrive
la nature se meurt

Lucas

2014-04-13 19.38.15

le lever du soleil
des montagnes au loin
un beau jour
Mélanie

l’odeur du champ
la chaleur du soleil
le printemps se réveille
Valentin

« Bienvenue dans le journal des livres que nous aimons ! »

Capture d'écran 2014-04-05 05.56.38

Manon interroge Sofia, Selma et Mélanie au sujet de Parvana une enfance en Afganistan, de Deborah Ellis. Cliquer sur l’image, 3 mn !

extraits (et rectificatif) Le Monde en ligne du 06/04/2014

Plus de 86 millions d’électeurs pakistanais étaient appelés à choisir leurs 342 députés à l’Assemblée nationale et leurs représentants dans les quatre assemblées provinciales. Ce scrutin – considéré comme historique pour la consolidation démocratique du Pakistan, dont l’histoire a été jalonnée de coups d’Etat militaires – a été marqué par une forte participation des électeurs, malgré des attaques rebelles qui ont fait 22 morts samedi. La participation a été de « près de 60 % », soit le taux le plus élevé depuis 1977, a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche 12 mai la commission électorale (ECP). Le taux de participation avait été de 44 % au dernier scrutin en 2008.

extraits du roman

Le père vient d’être enlevé à la famille

« Mère se releva, elle avais pris Ali dans ses bras. Nooria restait prostrée, recroquevillée sur elle-même, terrorisée. Ce fut Maryam qui vint au secours de Parvana.
Quand elle sentit le contact des mains de sa soeur sur elle, Parvana eut d’abord un sursaut : elle croyait que c’était les soldats qui revenaient. Maryam lui carressait les cheveux doucement, et au bout de quelques temps Parvana comprit qu’elle n’était plus en danger. Elle se redressa. Elle avait mal partout. Maryam et elle restèrent enlacées un bon moment, toutes tremblantes.
Combien de temps la famille demeura-t-elle ainsi prostrée, pleine de douleur ? Parvana n’en avait aucune idée. Cela dura longtemps, bien longtemps après qu’Ali avait cessé et fini par s’endormir. »

(…)

« A Kaboul il y a plus de mines que de fleurs, disait son père. Les mines, il y en a autant que de pierres, et elles peuvent te faire exploser à n’importe quel moment. Rappelle-toi ton frère. »

Concours de lettres à l’écrivain qui a changé votre vie !12-18 ans : remise des prix

2013-11-27 16.10.57toutes les lettres exposées et groupées selon auteurs ou centres d’intérêt, on cherche la sienne en attendant l’heure de la remise des prix, presque cent-cinquante lettres ! présentation bienveillante  de l’ensemble, la diversité est soulignée, des récompenses,  des échanges et un goûter… Noël avant Noël à La Médiathèque Andre Labarrère !

A suivre une lecture/spectacle samedi 30 novembre à 16 h 30 : une comédienne et un musicien liront et mettront en scène des extraits de la plupart des lettres reçues.


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