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à partir de deux miniatures, écrire un récit de combat

Réfléchir à l’enjeu du combat : gagner le cœur d’une dame, libérer des opprimés, conquérir la gloire, rendre justice…

source : blog Courelle 2

« Les deux combattants, sans plus tarder, font reculer tous les gens. Tous deux partent au grand galop et, de la longueur de deux brassées, plongent les lances à travers les écus, si fort qu’elles éclatent comme brandons. Les chevaux d’un tel élan s’entreviennnent, front à front, que les deux chevaliers se heurtent poitrine contre poitrine. Les écus se heurtent ensemble et les heaumes, de sorte qu’il semble par le craquement qu’ils font qu’il vient de tonner un grand  coup.

Il ne reste martingale ni sangle, étriers, rênes ni dossières qui ne se rompent, arçons qui ne soient mis en pièces. Ce n’est pas grand honte pour eux si les deux chevaliers tombent à terre, car les harnachements ont cédé. Mais d’un seul bond, tous deux ensemble sont debout et se combattent sans hâbler, plus fièrement  que deux sangliers. Ils ne prennent peine de se défier. De leurs épées d’acier se frappent  à grands coups comme gens qui ont grande haine. »

Chrétien de Troyes, Lancelot le chevalier à la charrette, (Gallimard 2006 , traduction de Jean Pierre Foucher.

aide à l’écriture

des noms de chevaliers : Tristan, Yvain, Thibaud, Lionel, Gauvain, Galaad ou encore Lancelot.

Les interventions du narrateur Voilà donc la façon dont… ; Je dois vous dire comment…; Peu s’en faut qu’il… ; Or, écoutez, seigneurs…; Mais voici que… ; Voilà donc comment…

L’armement du chevalier

Les armes offensives et défensives : lance, épée, le fourreau de l’épée, écu, haubert, heaume, éperons, la lame, les courroies de l’écu, les mailles du haubert.

Caractérisation de l’armement : brillant, étincelant, rigide, fort, solide…

Les adversaires

Désignations : les combattants, celui qui avait lancé le défi, le malheureux, le vaincu, le vainqueur, ce dernier, le félon, le preux, la créature diabolique, le monstre…

Caractérisation : vaillant, courageux, hardi, heureux, preux, loyal, fidèle, courtois, brave, félon, traître, déloyal, indigne, lâche, couard, poltron…

Les verbes d’action

Les mouvements : se mettre en selle, serrer la sangle de sa selle, s’approcher au trot, enfourcher son destrier, s’élancer, éperonner son cheval, céder du terrain, revenir à l’offensive, s’enfuir à toute bride…

La rencontre physique : heurter, s’affronter, renverser, blesser, désarçonner, frapper du tranchant de l’épée…

L’impact des coups, les hyperboles (exagérations) : rompre, enfoncer, arracher, voler en éclats, transpercer, traverser l’épaule, faire éclater, briser, fracasser, les hauberts se démaillent, les heaumes se cabossent, gémir d’angoisse, …tant le coup est violent… si profondément que la cervelle jaillit par la nuque…

trois copies d’élèves

copie 1

Oyez, oyez braves gens de Pau écoutez l’histoire de Gauvain, jeune chevalier admirateur de la somptueuse Isaure aux longs cheveux ondulés et aux yeux pers.

C’était à la saison où les feuilles jaunissent et tourbillonnent dans le vent. Ce jour-là, dans la cour de l’imposant château de Pau, notre valeureux chevalier affronta en combat Galaad le chevalier que tout le monde redoutait. Vous vous demandez sûrement pourquoi s’engager dans un combat qui semblait perdu d’avance.Et bien l’enjeu du combat était la main de la somptueuse Isaure dont était amoureux Gauvain mais que
retenait de force Galaad. Les deux adversaires s’élancèrent l’un contre l’autre comme des lions enragés. Gauvain, avec son armure rouge, asséna des coups si terribles que le haubert de son adversaire se démailla. ll donna lui par la suite un coup au front, Galaad tomba à terre, désarçonné. Gauvain se mit alors en position pour lui donner le coup de
grâce. Mais le vaincu, avec le front perforé d’où jaillissait son sang, cria merci.

Gauvain lui laissa la vie sauve et gagna la main d’lsaure. Elle avait observé toute la scène depuis son donjon, soulagée d’être enfin libre. On n’entendit plus jamais parler de Galaad et l’on se réjouissait d’assister au mariage de Gauvain et Isaure.

copie 2

Ecoutez, nobles seigneurs et dames de la cour, l’histoire du jeune et noble Perceval et de son combat mémorable contre le maléfique Karlos. Perceval, continuant sa quête du Graal arriva dans une petite ville nommée Pau dont les citoyens étaient enfermés dans les cachots du château surplombant la ville. Pour les libérer, Perceval devait vaincre
l’horrible Karlos dans un combat à mort et sans merci. Il était enragé de devoir faire cela car ceci allait à l’encontre de tous les codes de la chevalerie mais il devait le faire pour ce peuple en train de mourir de faim et de froid en cette saison hivernale.

Perceval et Karlos se retrouvèrent dans les grands jardins du château de Pau. Les deux étaient vêtus de leur meilleur équipement, ils enfourchèrent leurs fidèles destriers.
Sans crier gare, Karlos s’élança, vif comme l’éclair. Perceval, bien que pris au dépourvu, fit de même. Lechoc des lances fut si violent que les écus volèrent en éclats et que les deux combattants se retrouvèrent propulsés à terre, loin l’un de l’autre. Le preux chevalier n’eut même pas le temps de se relever qu’il vit le monstrueux Karlos courir à toute vitesse vers lui, son immense épée à la main. Perceval s’était à peine relevé que le seigneur fou lui donna un tel coup au côté que le brave chevalier tomba à terre et que son heaume roula dans un fossé. La douleur lui était insupportable. Vous vous demandez
sûrement comment notre cher Perceval pourrait s’en sortir, eh ! bien figurez-vous, qu’à ce moment, la rage irriguant le moindre de ses muscles, il oublia alors tous les coups subtils qu’on lui avait enseignés. Il se releva en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et asséna un coup à Karlos tel que son haubert fut entièrement démaillée. Le sang coulait à flots. Le seigneur fou tomba à terre, inerte.
Libéré, le peuple acclama son sauveur et le soigna afin qu’il puisse poursuivre sa quête du Graal. Perceval pria dieu pour se faire pardonner ce combat sans merci mais entre nous je pense qu’il a agi comme il le devait. Il n’avait pas le choix.

copie 3

Messires, je vais vous conter l’histoire de Perceval au grand cœur qui aidait les plus
démunis.
Ce jour-là Perceval traversait la ville du seigneur Yvain, quand il entendit un homme hurler. Il s’ avança. L’homme accusait un enfant, qui ne devait pas avoir mangé depuis plusieurs jours, de lui avoir volé sa bourse. Ce qui n’ était pas vrai. Perceval se mit à défendre le garçon, mais l’homme qui se trouvait être un chevalier l’accusait de plus en plus violemment. Notre preux chevalier s’ énerva et dit au chevalier qu’ il l’ attendrait le
lendemain pour le combattre. Le lendemain, il vit son adversaire arriver avec ses soldats La foule était venue les regarder depuis la tour de la ville. Les deux chevaliers s’élancèrent au galop aussi féroces que des lions enragés. Le combat fut terrible : Perceval frappa son adversaire si fort qu’ils en tombèrent tous les deux. Perceval, plus rapide que l’éclair,  prit son épée et la lui enfonça dans la poitrine.
Le chevalier menteur s’ enfuit, blessé et honteux. Perceval rendit son argent au pauvre enfant. La foule le porta en triomphe par les rues de la ville. Voilà comment le jeune et noble Perceval rendit encore une fois justice.


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