Posts Tagged 'musique'

Jeudi 15 mai : spectacle et goûter à la maison de retraite voisine

2014-03-26 16.25.45 2014-03-26 15.35.27 2014-03-26 15.36.47 Première prise de contact, un mercredi après-midi de février.

La maison de retraite organise un loto, mêlant anciens et élèves. Chacun de nous a apporté gâteaux, crêpes et merveilles pour le goûter qui suit.

2014-05-15 14.43.24 2014-05-15 14.45.13et jeudi 15 mai, spectacle !

Tout commence en chansons !

Programme illustré offert à l’arrivée :

En textes et chansons, d’une morale à l’autre

Chanson : Chanter pour ceux (M. Berger)

1) Une courte pièce de Georges Feydeau Les fiancés
2) Cinq fables de Jean de La Fontaine

Le corbeau et le renard
La cigale et la fourmi
Le lion et le rat
Le lièvre et la tortue
Le laboureur et ses enfants

Chanson : Je n’aurai pas le temps… de Michel Fugain

Deux fabliaux : courtes histoires d’auteurs anonymes du Moyen-Age. Elles faisaient rire à la veillée.

Estula 
La couverture partagée

Par toute la classe, à partir d’un collage d’extraits de fables de Jean de La Fontaine          

  • Testament à la mode de La Fontaine d’Hervé Le Tellier

Chanson : un pot-pourri de chansons de Nino Ferrer

2014-05-15 14.28.23 2014-05-15 14.28.09 2014-05-15 14.25.22 2014-05-15 14.25.59puis applaudissements, remerciements et goûter.

Échanges.

2014-05-15 15.19.50 2014-05-15 15.19.41 2014-05-15 15.19.00

Mignonne allons voir si la rose…

L’hiver. Derrière les fenêtres, il neige. Dylan, Naïla et Kévin disent Mignonne allons voir si la rose… de  Pierre de Ronsard

écouter aussi (cliquer sur les liens) cette Ode à Cassandre dans une mise en musique de Jehan Chardavoine (1576)
une trentaine de compositeurs dont Guillaume Costeley s’essaieront à mettre en musique ce poème.

La Prose du Transsibérien Blaise Cendrars

 Dédiée aux musiciens

En ce temps-là j’étais en mon adolescence
J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J’étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
J’étais à Moscou, dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares
Et je n’avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours
Car mon adolescence était alors si ardente et si folle
Que mon cœur, tour à tour, brûlait comme le temple d’Éphèse ou comme la Place Rouge de Moscou
Quand le soleil se couche.
Et mes yeux éclairaient des voies anciennes.
Et j’étais déjà si mauvais poète
Que je ne savais pas aller jusqu’au bout.

Le Kremlin était comme un immense gâteau tartare
Croustillé d’or,
Avec les grandes amandes des cathédrales toutes blanches
Et l’or mielleux des cloches…
Un vieux moine me lisait la légende de Novgorod
J’avais soif
Et je déchiffrais des caractères cunéiformes
Puis, tout à coup, les pigeons du Saint-Esprit s’envolaient sur la place
Et mes mains s’envolaient aussi, avec des bruissements d’albatros
Et ceci, c’était les dernières réminiscences du dernier jour
Du tout dernier voyage
Et de la mer.

Pourtant, j’étais fort mauvais poète.
Je ne savais pas aller jusqu’au bout.
J’avais faim
Et tous les jours et toutes les femmes dans les cafés et tous les verres
J’aurais voulu les boire et les casser
Et toutes les vitrines et toutes les rues
Et toutes les maisons et toutes les vies
Et toutes les roues des fiacres qui tournaient en tourbillon sur les mauvais pavés
J’aurais voulu les plonger dans une fournaise de glaives
Et j’aurais voulu broyer tous les os
Et arracher toutes les langues
Et liquéfier tous ces grands corps étranges et nus sous les vêtements qui m’affolent…
Je pressentais la venue du grand Christ rouge de la révolution russe…
Et le soleil était une mauvaise plaie
Qui s’ouvrait comme un brasier.


octobre 2020
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Archives