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écrire à partir d’une BD : Ulysse, adaptation libre de Sébastien Ferran

BD Ulysse

Ulysse, adaptation libre de Sébastien Ferran

Sujet : observez la page de BD ci-dessus affichée au tableau numérique  => notez les indications qu’elles vous fournissent sur les personnages, les lieux, l’époque, le moment de la journée et le temps qu’il fait

    Transformez-la ensuite  en page de roman : utilisez les indications que vous avez notées.

Rapportez directement les paroles en respectant les  règles de présentation du dialogue.

observer l’image : constituer une boîte à mots
une falaise- Ithaque- un porcher- la mer- une pauvre masure perchée au sommet d’une colline, une fenêtre éclairée, trois hommes…- un enclos -Ulysse accoudé à la fenêtre – Télémaque au visage de jeune dieu – le porcher Eumée, les cochons dans l’enclos- un feu- la fumée- servir un pichet de vin – Ulysse aux mille ruses,- l’avisé Ulysse, un croissant de lune, etc.

verbes de parole : soupirer, protester, poursuivre, ajouter, déclarer, etc.
adverbes : rageusement, violemment, etc.
montrer : en se tournant vers la fenêtre, se redressant fièrement, se campant sur ses jambes, en servant à boire, en tapant la table du poing, il les dominait de sa haute taille, etc.

5 mns devant son brouillon puis lecture à haute voix des trois premières phrases : des idées et aides pour mieux commencer son devoir

Une certaine, une grande agitation-effervescence régnait dans la demeure du fidèle porcher / chez Eumée, le fidèle porcher…

Un soir alors qu’un croissant de lune brillait dans le beau ciel d’Ithaque, trois hommes…

Dans l’enclos, les cochons sommeillaient/grognaient…

Le ciel rougeoyait. Le soleil venait de se coucher et la lune de se lever…

à partir de copies d’élèves

Le ciel rougeoyait encore. Un mince croissant de lune venait de se montrer dans le beau ciel d’Ithaque.  une cabane se dressait au sommet d’une falaise. C’était celle d’Eumée, le fidèle porcher du divin Ulysse. Ce dernier venait de rentrer en son royaume après vingt ans. A l’intérieur se trouvaient Ulysse, Eumée et Télémaque. Le héros grec se tenait en retrait adossé au mur. Il observait. Un feu crépitait dans la cheminée.

       Télémaque au visage de jeune dieu leva les yeux vers son père et expliqua :
      – Au cours de mon enquête j’ai appris de terribles nouvelles sur les héros de Troie mais aucune nouvelle de toi !
      Il était assis au bout d’une grande table en bois, l’air crispé.
      – Cette maudite guerre n’aura personne, maugréa Ulysse en se grattant pensivement la barbe. Et ces princes prétendants ? Comment peuvent-ils avoir table ouverte dans notre demeure ?
      A ces mots, Télémaque bondit et tenta de justifier :
      – La loi les y autorise père.
      Il contracta ses muscles, tapa du poing sur la table laissant échapper sa haine.
      – Ces chiens galeux passent leur journée à se goinfrer !
      – Mais maintenant que vous êtes là, mon roi, se risqua timidement Eumée, le fidèle serviteur, vous allez pouvoir les chasser.

      C’était un vieil homme voûté, à l’air soumis. Il tenait son verre et regardait son maître le regard plein d’espoir.     

       – Ce ne sera pas si simple que cela ! soupira le vaillant Ulysse.                                          

La journée du lendemain serait rude, il le devinait. Tous trois veillèrent une bonne partie de la nuit afin de mettre au point une stratégie. Puis, Athéna, la déesse aux yeux d’aigue marine, s’approcha et, délicatement, étendit sur eux un doux sommeil.

carte Victor Bérard

vu ici

 

 

dialogue/récit : transformer une page de BD en page de roman

premières pages de L’Iliade (tome 1) scénariste Clotilde Bruneau, dessinateur Pierre Taranzano éd° Glénat

Iliade Calchas Achille

ci-dessus extrait de L’Iliade (tome 1) retenu, scénariste Clotilde Bruneau, dessinateur Pierre Taranzano éd° Glénat

-Tu as offensé un dieu majeur, Agamemnon. Apollon lui-même ! Tu as enlevé la belle Chriséis, la fille du grand prêtre d’Apollon et malgré la proposition de son père de t’offrir une fortune, tu refuses de la lui rendre ! Tant qu’elle ne lui sera pas rendue, la peste continuera de décimer notre armée.

-Vieux fou ! Chriséis est mon butin. Elle ne me quittera pas… Je l’ai dûment gagnée !

-Tu parles beaucoup de butin pour quelqu’un qu’on voit si peu sur le champ de bataille !

à partir de copies d’élèves : jusqu’à Vieux fou !

copie 1

     C’était une journée banale au pied des remparts de Troie. Le siège durait depuis plusieurs années déjà. Dans le camp achéen décimé par la maladie, une grande assemblée se préparait sous une tente somptueuse. Agamemnon, le plus illustre des rois achéens, se tenait au centre. Il écoutait le devin Calchas.

     – Tu as offensé un dieu majeur, Agamemnon. Apollon lui-même ! Tu as enlevé la belle Chriséis, la fille du grand prêtre d’Apollon  ! Tant qu’elle ne lui sera pas rendue, la peste continuera de décimer notre armée, tonna-t-il, le regard halluciné.

     – Vieux fou ! hurla Agamemnon en se jetant sur le chétif vieillard.

     Celui-ci, terrorisé, chercha du regard la protection d’Achille, aux pieds agiles. Allongée sur un divan, la belle Chriséis, quant à elle, suivait la scène avec intérêt. Peut-être retrouverait-elle son père tant aimé ? Elle se prenait à y croire.

copie 2

Le siège de Troie s’éternisait. Dans la tente d’Agamemnon, chef de l’armée achéenne, une réunion se préparait. Ses meilleurs guerriers dont Achille aux pieds agiles se pressaient autour de lui. La plus grande effervescence régnait. Le campement bruissait de folles  rumeurs. Le visage fermé et sombre, Agamemnon se leva de son siège et céda la parole au devin Calchas.

     –  Tu as offensé un dieu majeur, Agamemnon, expliqua celui-ci, sans le quitter des yeux. Apollon lui-même ! Tu as enlevé la belle Chriséis, la fille du grand prêtre d’Apollon  ! Tant qu’elle ne lui sera pas rendue, la peste continuera de décimer notre armée.

    Des chuchotements et murmures perplexes accueillirent ces mots. L’atmosphère s’alourdit encore. Agamemnon, l’allure menaçante, se rapprochait du vieux sage. Le silence se fit instantanément.

     -Vieux fou ! cria-t-il en en sortant son épée du fourreau.

     De sa lame, il pointait la gorge du vieil homme. Calchas, apeuré, se réfugia dans les bras d’Achille aux pieds agiles.

écrire à partir d’images

ecriture-image-moine-hiver

Sujet : observez avec soin ces trois vignettes =>notez les indications qu’elles vous fournissent sur le personnage, les lieux, l’époque, le moment et le temps qu’il fait.

Racontez l’épisode par écrit en utilisant les indications que vous avez notées.

Faites votre récit à la troisième personne et au passé.

à partir de copies d’élèves
      Dans les premiers jours de l’hiver 1110, un vieux moine marchait en direction de son village d’enfance. Le vent tourbillonnait et soulevait sa grande soutane noire. Il grelottait. En sortant de la forêt, à sa grande surprise, il aperçut un village sombre aux maisons en ruines, enfouies sous la neige. Il reconnut à peine celui, heureux et joyeux, de ses souvenirs. Un corbeau perché sur une vieille souche veillait sur ce paysage désolé.
     Soudain, comme s’il était la dernière âme de ce lieu ténébreux, il s’envola. Pourquoi la maison de son père avait-elle tant souffert ? Un grand trou béait dans sa toiture. Il s’approcha et cria :
     – Holà ! y-a-t-il quelqu’un ?
***
     En 1042, dans les temps lointains du Moyen-Age, un jeune moine copiste revenait dans sa maison d’enfance après un long pèlerinage vers Jérusalem. Il était arrivé par un matin particulièrement glacial, en plein hiver. Le sol était recouvert d’une épaisse couche de neige gelée qui crissait sous ses pas. Les arbres dénudés tendaient leurs branches vers le ciel gris. Il portait une vieille soutane usée par le temps, de vieux sabots en bois et un bâton qui lui servait de canne. Toute sa fortune tenait dans un baluchon accroché au bout : un quignon de pain et un peu de fromage. Il était épuisé de son long voyage à travers montagnes et plaines et gelé par le vent qui lui sifflait aux oreilles.
     Soudain, il aperçut au loin la maison. Sa maison. Devant lui, posé sur un arbre mort, un corbeau semblait le guetter. Il s’envola à son approche. Notre jeune moine poursuivit sa route, traversa un ruisseau et poussa une barrière. Enfin ! il était chez lui mais pas un signe de vie. Pourquoi la maison de son père avait-elle tant souffert ? Le toit s’était effondré, ce n’était plus qu’une ruine. Il s’approcha et cria :
     – Holà ! Y-a-t-il quelqu’un ?
     Seul le vent lui répondit. Il ne restait plus que lui et sa peine.
***
     Par un jour glacial de l’hiver 1112, un moine s’empressait de retrouver les siens. Ils habitaient par-delà mers, montagnes, plaines et forêts au bout d’un long chemin, dans un hameau perdu sur une petite clairière enneigée. Des nuages cachaient les derniers rayons de soleil, le jour s’achevait et le froid qui devenait mordant, achevait de déshabiller les arbres. Un corbeau, perché sur un arbre mort, contemplait le morne spectacle hivernal. Des maisons dévastées, des toits éventrés. L’homme, envahi par un sentiment de mort et de sombres pressentiments, regardait ce paysage qui lui blessait le cœur. Seul le vent murmurait à son oreille. Il s’approcha des ruines. Que s’était-il donc passé ?
     Soudain, ses propres paroles percèrent le silence.
     – Holà ! Y-a-t-il quelqu’un ?

Sortie SVT/ sciences physiques au plateau du Benou

Trois semaines plus tard (voir ici), récit.

Pour entendre les témoignages de Manon, Chloé, Mouad, Maxime, Leïa, Tom, Noémie et Aïnoha,
P1000807cliquer sur l’image

« reportage » à la cathédrale de Lescar (2)

20140401_102605cliquer sur l’image ou ici pour découvrir le travail de Bilal, Victor et Iannis

à la Médiathèque André Labarrère

avec les 408 : Louis XIV, un amoureux des arts

2013-12-17 09.37.212013-12-17 09.44.42avec les 602 : autour du conte / visite de la Médiathèque

2013-12-20 11.14.462013-12-20 11.47.08 2013-12-20 11.46.59avec les 503 : visite du bâtiment / recherches par trois autour du Moyen Age

2014-01-07 10.49.472014-01-07 11.33.19 2014-01-07 11.18.27 2014-01-07 11.33.122014-01-07 11.37.17 2014-01-07 11.36.502014-01-07 11.32.52

Vermeer : elles écrivent ou reçoivent une lettre

six tableaux de Johannes Vermeer (1632-1665), d’autres reproductions sur la Web Gallery of Art

1167-1668 La lettre d'amour

La lettre d’amour (1667-68)
1657 Lady lisant une lettre

Jeune liseuse à la fenêtre (1657)
1663-1664 Femme en bleu lisant une lettre

Femme en bleu (1663-64)1665-166 Femme écrivant

Jeune femme écrivant (1665-66)1667 Lady avec servante lui tendant une lettre

Servante tendant une lettre à sa maîtresse (1665-66)

1670 Jeune femme écrivant une lettre et sa servante

Jeune femme écrivant une lettre et sa servante (1670)


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