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« Les mots s’envolent » : l’exposition

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« à livre ouvert » : une installation en cours

quand mots et images s’envolent

et caviardages à la manière de Lucien Suel

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caviarder avec Lucien Suel (2)

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Lucien Suel pratique le caviardage : dans ce jeu littéraire, il biffe les mots d’un texte imprimé afin d’obtenir un autre texte et un autre sens.

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Le texte obtenu, un palimpseste,  porte les traces du texte précédent.

Ainsi, le poème Express N°00363, affiché dans la rue, s’inscrit dans le paysage urbain et devient un poème visuel, une forme de street-art.

Lucien Suel

Sur l’affiche raturée, quelques mots :

Nous n’allons pas passer notre vie

Nous avons autre chose à faire.

C’est merveilleux !

travaux d’élèves, chacun dispose du même texte de départ

Photo 28-03-2018 10 23 43

 

 

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caviarder avec Lucien Suel (1)

Photo 28-03-2018 10 23 00

Lucien Suel pratique le caviardage : dans ce jeu littéraire, il biffe les mots d’un texte imprimé afin d’obtenir un autre texte et un autre sens.

Photo 27-03-2018 11 16 42

Le texte obtenu, un palimpseste,  porte les traces du texte précédent.

Photo 22-03-2018 11 01 03

Ainsi, le poème Express N°00363, affiché dans la rue, s’inscrit dans le paysage urbain et devient un poème visuel, une forme de street-art.

Lucien Suel

Sur l’affiche raturée, quelques mots :

Nous n’allons pas passer notre vie

Nous avons autre chose à faire.

C’est merveilleux !

travaux d’élèves, chacun dispose du même texte de départ

 

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quelques textes

                                     ne pas penser

que tout se passe bien

                               je n’y crois pas

                                            vraiment

Maja C. L.

                                           ne pas penser

ne pas faire marche arrière

tout se passe bien

sais pas pourquoi

croiser les doigts

                                  pas m’interrompre

                                                                                          repartir à zéro

                                                                                                                                   Dalva D

J’essaie de ne pas penser à ce qui m’attend pour ne pas faire marche arrière

je répète mon petit rituel

Tout ça me fait

tenir  le temps

Eulalie R.

CHAQUE MATIN

je répète mon petit rituel

tout se passe bien

je finis par avoir l’impression que

je dois repartir à zéro

trop mal au bide

LUCIEN SUEL et…………….. ?

 

 

 

à partir de Sensation d’Arthur Rimbaud (2)

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Sensation   d’Arthur Rimbaud (1854-1891)

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

consigne

changer quelques mots d’un texte tout en en respectant sa structure pour donner un autre sens.

Celui qui le souhaite prend son texte en photo, voir à la fin, cliquer pour agrandir !

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d’un texte à l’autre : florilège

« je ne parlerai pas et je serai en paix

je laisserai les rêves baigner ma tête nue

l’amour de la nature me montera dans l’âme

fatigué de marcher, je me reposerai,

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et j’irai loin, bien loin comme un marathonien

faible, je sentirai la fraicheur de la nuit

par les couleurs heureux comme avec une femme

par les vents chauds d’été, j’irai dans ma piscine

bronzé par les UV, mojito citron, frais,

rencontrer des ivrognes aux visages bien ternes,

frôlé par l’écume, fouler les vagues menues,

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et j’irai bien, très bien, jusqu’à la fin

et je resterai là à veiller sur les miens

je laisserai le temps couler en continu

par une nuit d’hiver, j’irai dans le quartier

rêveur j’observerai les plaines et les campagnes

je laisserai le vent emporter mon passé

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je laisserai le vent brûler mes plaies à nue

par la nature, heureux rien qu’avec ma femme

mais la rancœur infini montera dans l’air

picoté par les herbes, grimper jusqu’au sommet

triste j’en sentirai la nostalgie à mes côtés

et j’irai loin, bien loin, comme une hirondelle,

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chatouillée par les blés, fouler l’herbe menue

je laisserai le vent glacer ma tête forte

et j’irai loin, bien loin, comme un ange gardien,

je ne bouderai pas, je ne pleurerai rien

par les soirs gris d’hiver, j’irai dans mes pensées

je laisserai le vent emporter mon passé »

Rimes et jeux de sonorité

En fin de vers, les rimes se distinguent par leur disposition :

– AABB: rimes suivies

– ABAB : rimes croisées

– ABBA: rimes embrassées

• À l’intérieur des vers, les sonorités peuvent être utilisées pour mimer des bruits.
• On peut créer un effet sonore en répétant certaines consonnes : on fait alors une allitération.

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? » (Racine)

On peut également créer une impression en répétant des voyelles à la rime ou à l’intérieur du vers : on fait alors une assonance.

« La colombe roucoule;

écoute, un caillou roule

en le souffle qui coule ou croule

dans le joujou frêle de son cou » (Saint-Pol-Roux)

Ta Katie t’a quitté de Boby Lapointe (paroles et musique)
Ce soir au bar
De la gare
Igor hagard est noir
Il n’arrête guère de boire
Car sa Katia, sa jolie Katia vient de le quitter
Sa Katie l’a quitté
Il a fait chou blanc
Ce grand duc avec ses trucs, ses astuces, ses ruses de Russe blanc
« Ma tactique était toc » dit Igor qui s’endort, ivre mort au comptoir du bar
Un Russe blanc qui est noir
Quel bizarre hasard se marrent
Les fêtards paillards du bar.
Car encore Igor y dort
Mais près d’son oreille
Merveille un réveil vermeil,
Lui prodigue des conseils
Pendant son sommeil:Tic tac tic tac
Ta Katie t’a quitté

Tic tac tic tac
Ta Katie t’a quitté
Tic tac tic tac
T’es cocu, qu’attends-tu ?
Cuite-toi, t’es cocu
T’as qu’à, t’as qu’à t’cuiter
Et quitter ton quartier
Ta Katie t’a quitté
Ta tactique était toc
Ta tactique était toc
Ta Katie t’a quitté
Ote ta toque et troque
Ton tricot tout crotté
Et ta croûte au couteau
Qu’on t’a tant attaqué
Contre un tacot coté
Quatre écus tout compté
Et quitte ton quartier
Ta Katie t’a quitté
Ta Katie t’a quitté
Ta Katie t’a quitté
Ta Katie t’a quitté
Tout à côté, des catins décaties taquinaient un cocker
Coquin
Et d’étiques coquettes tout en tricotant caquetaient et
Discutaient et critiquaient
Un comte toqué, qui comptait en tiquant, tout un tas de tickets
De quai.
Quand tout à coup…
Tic tac tic…
Brrrrrr…

« Oh matin quel réveil
Mâtin quel réveille matin »
S’écrie le Russe blanc de peur
« Pour une sonnerie
C’est une belle çonnerie! »

Chanson exercice en forme de Z de Serge Gainsbourg

Zazie
A sa visite au zoo
Zazie suçant son zan
S’amusait d’un vers luisant
D’isidore Isou
Quand zut ! Un vent blizzard
Fusant de son falzar
Voici zigzaguant dans les airs
Zazie et son Blazer

L’oiseau
Des îles est pris au zoom
Par un paparazzi
Zigouilleur visionnaire
De scherzi de Mozart
Drôle de zigoto
Zieuteur du genre blasé
Mateur de photos osées

 Zazie

Sur les vents alizés
S’éclate dans l’azur
Aussi légère que bulle d’Alka Selzer
Elle visionne le zoo
Survolant chimpanzés
Gazelles lézards zébus buses et grizzlis d’Asie

L’oiseau
Des îles est pris au zoom
Par l’autre zèbre, bonne zigue
Zazie le fusillant d’un bisou
Lui fait voir son bazar
Son zip et son Zippo
Fendu de jusqu’à Zo

 à partir du texte suivant

 Un bagnard banal -balafré et basané – balayait le bar de la Baleine en baragouinant dans sa barbe. Un barzoï batifolait avec un bâtard de basset. À la Bastille, un bateleur bâtait un babiroussa ; les badauds, baba, babillaient. Près du bazar, un Bavarois bavardait avec un baladin. La barre du baromètre bascula et badaboum… Pour une balourdise de baderne, ce fut la bagarre. Le bagnard balafra le bateleur, le Bavarois bâtonna le baladin, le barzoï battit le bâtard de basset et les badauds ballottés se barricadèrent…

Quel bataclan !

Composez à votre tour un court texte en utilisant toujours la même syllabe initiale pour les noms, les adjectifs et les  verbes : dé-, cha-, so-, ri-, bu-…

 Voici une liste de mots en dé- que vous pouvez par exemple utiliser :

 déambuler – déballer – le débarquement – un débarras – un débat – débile – un débit – déblayer – déboiser – débonnaire – déborder – déboucher – débraillé débrouiller – un début – la décadence – un décalage – décaler – décamper – un décapsuleur – décéder – décembre – la déception – décevoir – déchaîné – un déchet – déchiqueter – décider – décisif – déclarer – déclencher – décoiffer – un décodage – un décolleté – des décombres – décoratif – découper – une découverte – décousu – un déjeuner – un délégué – démodé – dépité – un départ – déchirer – déclamer – une dérive – délirer – désordonné – un député- détester…

Utilisez  le dictionnaire pour trouver d’autres mots !

textes d’élèves

Un délégué démodé conduit des débats débiles. Il faut se débarrasser de lui. Tout le monde le déteste. Il nous déçoit. Son départ ? un bon débarras.

Honorine

Un damoiseau décoiffé déambulait en décembre. Son air débile mais débonnaire décidèrent la demoiselle au décolleté démodé. Désolée, elle s’approcha d’un pas dansant et déclama des mots doux à ce drôle d’homme qui, dédaigneux, la dégagea déclarant devoir décamper dare-dare à son déjeuner de député. Déchainée, dépitée, elle détesta ce déchet. Débordé, il disparut dans le dédale délirant.

Manon

jouer aux « bouts rimés » avec les 405

IMG_1887.JPGPremières rimes tirées au sort

bouts-rimés voir aussi ici avec un extrait de Ridicule de Patrice Leconte (1996)

trois-proie //parti-ici

Là-bas, le roi chasse sa proie

Dans le lointain il est parti

La ramènera-t-il à Troie

Par les sombres contrées d’ici

Manon

***

Ce soir ils ne sont plus que trois

On sait pourquoi ils sont là

Ce n’est que pour chasser la proie

Mais ce soir elle est partie

Antoine

***

Pleurs à Troie,

La vie est partie,

Les morts sont les proies

Des vautours, ici

Colombe

***

Il ne serait jamais parti

Sa seule et innocente proie

Restait allongée par ici

Sous les yeux furtifs de ces trois

Jade

anges-étranges // miroirs-noirs

Il est étrange

De voir un ange

Dans un miroir

Tristement noir.

Romain

Dans le miroir

On voit des choses étranges

Des formes noires

Peut-être bien un ange

Codrin

Dans le miroir,

Il jette un regard noir,

Aussi vif qu’étrange,

On aurait dit un ange.

Adrien


novembre 2018
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