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« Bienvenue dans le journal des livres que nous aimons ! »

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Manon interroge Sofia, Selma et Mélanie au sujet de Parvana une enfance en Afganistan, de Deborah Ellis. Cliquer sur l’image, 3 mn !

extraits (et rectificatif) Le Monde en ligne du 06/04/2014

Plus de 86 millions d’électeurs pakistanais étaient appelés à choisir leurs 342 députés à l’Assemblée nationale et leurs représentants dans les quatre assemblées provinciales. Ce scrutin – considéré comme historique pour la consolidation démocratique du Pakistan, dont l’histoire a été jalonnée de coups d’Etat militaires – a été marqué par une forte participation des électeurs, malgré des attaques rebelles qui ont fait 22 morts samedi. La participation a été de « près de 60 % », soit le taux le plus élevé depuis 1977, a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche 12 mai la commission électorale (ECP). Le taux de participation avait été de 44 % au dernier scrutin en 2008.

extraits du roman

Le père vient d’être enlevé à la famille

« Mère se releva, elle avais pris Ali dans ses bras. Nooria restait prostrée, recroquevillée sur elle-même, terrorisée. Ce fut Maryam qui vint au secours de Parvana.
Quand elle sentit le contact des mains de sa soeur sur elle, Parvana eut d’abord un sursaut : elle croyait que c’était les soldats qui revenaient. Maryam lui carressait les cheveux doucement, et au bout de quelques temps Parvana comprit qu’elle n’était plus en danger. Elle se redressa. Elle avait mal partout. Maryam et elle restèrent enlacées un bon moment, toutes tremblantes.
Combien de temps la famille demeura-t-elle ainsi prostrée, pleine de douleur ? Parvana n’en avait aucune idée. Cela dura longtemps, bien longtemps après qu’Ali avait cessé et fini par s’endormir. »

(…)

« A Kaboul il y a plus de mines que de fleurs, disait son père. Les mines, il y en a autant que de pierres, et elles peuvent te faire exploser à n’importe quel moment. Rappelle-toi ton frère. »

une suggestion de lecture : Gamines de Sylvie Testud

Gamines

Gamines Sylvie Testud

critique qui suit découverte et copiée/collée sur Copie Double

Genre : « Roman » selon l’auteur mais à considérer comme un récit autobiographique, pour adultes (peut se lire dès la 4ème)

Aperçu : Sibylle est un garçon manqué. Elle vit à Lyon avec sa grande sœur Corinne dite « La commandante » ou « L’Oreille en coin » et sa petite sœur Georgette appelée « Geogeo ». Le père n’est pas là. Il n’a même pas de prénom, personne ne parle de lui sauf en disant « Il ». La mère tente d’élever comme elle peut ses trois filles, ce qui n’est pas toujours facile, bien qu’elle puisse compter sur son frère, ses parents et toute une famille très brune. Parmi tous ces gens, Sibylle est blonde et mal dans sa peau. Il paraît qu’elle « Lui » ressemble…

Notre avis : Très bien. Ce livre est très agréable à lire et derrière un ton faussement naïf invite à une vraie réflexion sur toutes sortes de thèmes : l’enfance, la famille, le divorce, le regard des autres, le pardon, la célébrité, les racines, l’imagination et bien d’autres sujets encore. Le style est travaillé. Beaucoup de dialogues. Le ton moderne et oral fait penser parfois au Petit Nicolas. Certains moments sont vraiment émouvants, notamment le passage en Italie. Une belle réussite !

Alice, Lisa et Diane recommandent Nos étoiles contraires de John Green

Collection : Romans Grand format Auteur : J. Green Traducteur : C. Gibert

Note de l’éditeur :

Entre rire et larmes, le destin bouleversant de deux amoureux de la vie.

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature.
Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Élu « Meilleur roman 2012 » par le Time Magazine !

extraits :

« – Je suis amoureux de toi, a-t-il dit doucement.
– Augustus !
– Vraiment, a-t-il répondu. Il me fixait, et je pouvais voir que les coins de ses yeux se plissaient. Je suis amoureux de toi, et je n’ai aucunement l’envie de le nier et de m’épargner le plaisir de dire des choses vraies. Je suis amoureux de toi, et je sais que l’amour est juste un cri dans le vide, et que l’oubli est inévitable, et que nous sommes tous condamnés, et qu’un jour viendra où tout notre travail sera réduit à de la poussière, et je sais que le soleil va avaler la seule planète que nous aurons jamais, et je suis amoureux de toi. »

***

« J’ai coupé le moteur et je me suis tournée vers lui. Il était très beau.
– Hazel Grace, a-t-il dit, mon nom paraissait plus joli, comme neuf dans sa bouche. Je suis très content d’avoir fait ta connaissance.
– De même, Monsieur Waters.
J’étais intimidée. Je ne pouvais soutenir l’intensité de son regard bleu azur.
– Je peux te revoir ? a-t-il demandé d’un ton qui trahissait une inquiétude charmante.
J’ai souri.
– Bien sûr.
– Demain ?
– Attention, ai-je rétorqué. Tu risques de passer pour un impatient.
– C’est pour ça que j’ai dit demain, a-t-il répliqué. J’ai déjà envie de te revoir maintenant. Mais je vais m’obliger à attendre toute la nuit et une bonne partie de la journée de demain.
J’ai levé les yeux au ciel.
– Je ne blague pas, a-t-il insisté.
– Tu ne me connais même pas.
J’ai pris le livre qu’il avait calé entre les deux sièges.
– Et si je t’appelais quand j’ai fini ça ? ai-je proposé.
– Tu n’as pas mon numéro.
– Je te soupçonne fortement de l’avoir écrit dans ce livre.
Il s’est fendu de son sourire béat.
– Et tu oses dire qu’on ne se connaît pas. »

Hazel a seize ans, un cancer des poumons dont elle sait qu’il l’emportera, et une façon à la fois légère et courageuse de prendre la vie en attendant. Sur les conseils de ses parents attentifs, elle participe à un groupe de parole et rencontre Augustus. Ce dernier, en rémission complète, a perdu sa jambe d’un ostéosarcome. Il tombe sous le charme d’Hazel, qui hésite elle à suivre son cœur de peur de laisser des gens éplorés derrière elle. Augustus décide alors d’utiliser un « voeu » offert par une fondation contre le cancer, et d’emmener Hazel pourtant fatiguée jusqu’à Amsterdam, afin qu’elle y rencontre l’auteur de son roman préféré, « Une impériale affliction » – l’histoire est parsemée de ses références et extraits. Le rendez-vous sera épouvantable, mais ce week-end magique permettra toutefois aux jeunes gens de s’aimer pour la première et la dernière fois. Madame la maladie rôde en effet autour d’eux plus fort que jamais…Auteur éclectique mais surtout jamais là où on l’attend, John Green se glisse dans la tête d’Hazel, la narratrice, avec un naturel confondant. Certes, qui n’a pas vécu de près ou de loin le cancer ne peut sans doute pas présumer de la justesse des manifestations physiques ici évoquées (car elles ne sont pas éludées, juste intégrées au fil du récit). Mais les sentiments contradictoires qui assaillent la jeune fille, l’humour bravache avec lequel elle contient ses angoisses, ses moments de désespoir suivis de la légèreté la plus adolescente résonnent d’un grand naturel. Hazel trouve en Augustus un amoureux, mais aussi une âme sœur avec qui théoriser, échanger des bribes de philosophie de la vie qu’on attendrait de la bouche d’un vieux sage. La maladie rend tout de même irrémédiablement mature… Et ce aussi bien Hazel, héroïne ordinaire, que ses proches aux réactions heureusement toutes positives – l’auteur suggère que ce n’est pas toujours le cas.
La construction narrative autour d’ « Une impériale affliction », et le personnage douloureux de son auteur, peuvent déconcerter. Mais ils structurent le roman, lui imposent une ossature et un rythme qui évitent sans doute de verser dans le misérabilisme ou la complaisance. Mais l’écriture, lumineuse et immédiate, aurait de toute façon prévenu l’écueil. A lire forcément, dès 13/14 ans avec une grosse boîte de mouchoirs.

Sophie Pilaire

 

Samouraï Océan (Tome 1 : Le destin de Satchi) par Hugo Verlomme

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copié/collé sur le site de Clarabel : son avis

Cette lecture aura été une excellente surprise, car je ne partais pas follement convaincue, au vu de cette couverture peu engageante (et pourtant, très fidèle au contenu du livre !). Ni une, ni deux, l’auteur a su m’embarquer dans son univers d’aventure et de passion, tout ça sur fond écologique, avec en arrière-pensée la troublante sensation de songer à Vango (le foisonnant roman de Timothée de Fombelle).

Dans Samouraï Océan, c’est aussi l’histoire d’un orphelin, Satchi, qui été retrouvé sur le dos d’une tortue alors qu’il n’était qu’un bébé. On ne sait rien de ses origines, il a grandi dans un petit coin paradisiaque, en compagnie d’Evolina et des siens. Lorsque la jeune fille a eu l’opportunité de partir, Satchi s’est retrouvé seul et désemparé. A son tour, il a pris le large, s’est trouvé une mission (sauver la faune et la flore des fonds marins, menacés par la pêche industrielle) et a trouvé un point d’ancrage auprès de Marco, Elena et des jumelles Mina et Mona.

Un jour, suite à une mission douloureuse, où il a bien failli laisser sa peau (il a été frappé par la foudre et ses cheveux ont blanchi), Satchi découvre à la télé un documentaire sur le surf et aperçoit la silhouette d’Evolina. Il part aussitôt à sa recherche, se propulse nouveau champion de la vague sans avoir rien calculé, attire la jalousie haineuse de Jason, le recordman en titre, également le petit ami de Lina ! Les retrouvailles promettent monts et merveilles, mais surtout l’action est intense, le danger est partout (on veut faire payer à Satchi ses actes de piratage en mer), le garçon dérange, mais il semble survoler tout ça avec une grâce sans nom.

Satchi est un cœur pur, avec des valeurs et un sens de la noblesse véritable. C’est un authentique, un garçon qui ne triche pas, qui suit son instinct. Il est béni des dieux, il possède un sabre qui a été taillé dans une matière unique et rare, il est capable de beaucoup, mais il a aussi une part d’ombres, avec ses racines secrètes, ses mystères, etc. Franchement, je ne m’étais pas attendu à aimer autant ce livre ! C’est passionnant, ça caracole à chaque coin de page, le récit nous entraîne loin, très loin, et jamais on ne s’ennuie un seul instant ! Vivement la suite.

Gallimard jeunesse, juin 2013
La couverture a été réalisée par l’illustrateur italien Davide Nadalin, à qui l’on doit les illustrations de Percy Jackson.

Ils aiment : La troisième vengeance de Robert Poutifard de Jean-Claude Mourlevat

Illustrations de Beatrice Alemagna, Collection Folio Junior (n° 1513), Gallimard Jeunesse

lu par J-Claude Mourlevat,  bref extrait ici.

quatrième de couverture

Comment occuper sa retraite quand on a été toute sa vie instituteur en CM1? Robert Poutifard n’a qu’une idée en tête : se venger de ses anciens élèves. Leur faire enfin payer ces années de chahut et d’humiliation! La vengeance est un plat qui se mange froid, et Robert Poutifard leur prépare une vraie surprise du chef. Ces sales mômes vont vraiment déguster!
Et si le maître d’école détestait les enfants? Une histoire méchamment drôle pour savourer les coups les plus tordus et les situations les plus atroces!

L’avis de Pascale Pineau sur Ricochet

L’heure de la retraite a enfin sonné pour Robert Poutifard, instituteur à l’école des Tilleuls, après 37 années scolaires passées auprès des élèves de CM1. C’est une délivrance pour cet enseignant de ne plus avoir à affronter tous ces enfants qui s’amusaient à lui jeter des boulettes de papier pleine d’encre et qui se moquaient inlassablement de lui. Tout aurait pu s’arrêter là, seulement Robert Poutifard veut se venger. Parmi les élèves qui l’ont vraiment humilié, il en retient trois. Trois, invités à payer pour tous les autres. La première vengeance marche à merveille, de même pour la seconde…enfin arrive la troisième. Celle qui concerne Audrey Masquepoil, jeune chanteuse pour ados, aux mélodies insupportables. Les circonstances et le grand cœur de Robert Poutifard, qui finalement n’est pas si méchant que cela, vont modifier le cours des choses. (…) Pas de temps mort, des scènes burlesques, un style fluide…une bonne comédie !

septembre 2017
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